Go Pyrate!, Le Podcast

222. Ce que la science dit sur le télétravail

Go Pyrate! Episode 222

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Depuis la pandémie, le débat sur le télétravail tourne en rond en pas pour rire. Pour, contre, hybride, retour au bureau, une jolie partie de tug-of-war qui finit pas. Tout le monde cite des études, toutes soigneusement choisies et méticuleusement sorties de leur contexte. Parce que c'est pratique.

Cette semaine à Go Pyrate!, un épisode que j'attends de faire depuis longtemps : Luc Lapointe de Scientifyx vient nous expliquer ce que les recherches disent vraiment sur le sujet. Qu'est-ce qu'on mesure? Qu'est-ce qu'on ne mesure pas? Comment repérer une étude aux motivations corrompues commanditée par une entreprise qui a un intérêt dans la réponse?

Alors, qu'est-ce que les méta-analyses disent sur le travail? Est-ce que l'impact est grand? Positif? Négatif? Je voulais que quelqu'un nous réponde d'un angle scientifique. Qui de mieux qu'un vulgarisateur scientifique pour nous le dire!?

Outre tout cela, on parle aussi de qui profite le plus du télétravail (indice : ce sont souvent les personnes dont on parle le moins dans ce débat-là), de l'écart entre ce que la science recommande et ce que les boss font, et du fait que 30% des décideurs ont admis rappeler leurs gens au bureau parce que... d'autres l'avaient fait. (Tsé la fameuse question "Si un CEO saute en bas du pont...?") 

Ça fait cinq ans qu'on tourne autour de ce débat-là. Est-ce qu'on est enfin prêts à regarder les données en face? Est-ce que des organisations sont prêtes à aller au-delà du pour et du contre, et à rendre le débat caduque?

Rien n'est moins sûr, mais on espère quand même!

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Parce que nous, on est différents de toutes les autres entreprises. Et là, en ce moment, ce que je comprends, c'est ça. Comme tout le monde est un flocon de neige, on peut juste simplement tasser la science puis faire ce qu'on veut. On va avoir raison, non? Moi, ce qui m'horripile plus que ça, c'est des décisions qui sont prises sur des intuitions, puis après, on va chercher à travers la montagne d'études qui existent, l'étude qui pourrait laisser croire que notre décision est intéressante. Eureka! Voilà une étude bidon qui semble pouvoir suggérer que j'ai raison, pis c'est elle qu'on met de l'avant devant les Kodaks. Chers pirates, je vous souhaite un excellent vendredi, ça va être un pas pire. Aujourd'hui, on a un invité, puis tout qu'un, Luc Lapointe. Luc Lapointe, ça fait comme deux ans qu'on se dit, il voudrait bien faire cet épisode-là. Ouais, puis on est rendu là. On est là. Bonjour tout le monde, merci pour l'invitation. Hey, on s'est rencontrés, je pense entre autres sur LinkedIn, parce qu'on est les deux pas mal actifs là-dessus, ce bébel-là. Tout à fait. Puis il était un conférencier, un formateur, vulgarisateur, mais Mais le plus important, c'est surtout vulgarisateur. Scientifique, tu as fondé ta propre petite firme, dans le fond. Scientifix, qu'est-ce que ça fait dans la vie? Ça fait de la vulgarisation et de la formation. Grosso modo, Scientifix, c'est vraiment ça pour vrai. C'est la formation de la conférence. Mais surtout, en fait, ce qui nous distingue, c'est que toutes nos conférences et nos formations reposent sur des synthèses de connaissances scientifiques. Donc, quand on propose une piste de solution ou quand on explique un phénomène, on ne se base pas sur des intuitions ou sur des expériences personnelles. Ça a une valeur, les intuitions, puis les expériences personnelles, on ne va pas dénigrer ça, excepté qu'il y a quand même une certaine plus-value, à savoir que la bonne pratique qu'on met de l'avant a été testée auprès de milliers d'organisations à travers le monde avec des méthodologies rigoureuses par des personnes qui n'ont pas d'intérêt caché ou privé derrière ça. On est capable de savoir que ça, ça marche pour telle et telle raison, validé avec des chiffres à l'appui, puis ça, ça marche moins bien. Puis ça, c'est une fausse bonne pratique qui semble logique, mais qui offre des résultats désastreux. Puis dans le fond, c'est précisément ça qu'on essaye d'éviter parce que il y a plein de pratiques qui ont de l'air logiques, mais quand on les teste en laboratoire, on se rend compte que la réalité sociale est plus complexe que ce qu'on pensait. Oui, qui salope des mauvais résultats. Parce que nous, on est différents de toutes les autres entreprises. Tu vas l'entendre. T'es en train d'être un agiliste. C'est correct. Il y a des quirks. Tout le monde est différent, mais tout le monde est pareil. Tout le monde est un joli flocon de neige. Les entreprises aussi. Ça ne veut pas dire que vous ne faites pas partie d'une société où il y a bien les autres entreprises qui sont comme vous autres. Il y en a qui ont essayé des choses peut-être plus intéressantes, basées sur la science ou pas. Et là, en ce moment, ce que je comprends. Comme tout le monde est un flocon de neige, on peut juste simplement tasser la science et faire ce qu'on veut. On va avoir raison, non? Il y en a qui pensent comme ça. On dirait... Je sens le sarcasme typique à Gopirac. C'est correct. J'en profite aujourd'hui. C'est comme la reine libre. Tous les coups sont permis, ou à peu près. Mais, tu sais, si tu veux l'arrière de la médaille de ma pensée, je te dirais que ça ressemble pas mal à ce que tu dis là. Moi, je vois même des choses qui m'horripilent encore plus que des décisions qui font abstraction de la science, parce que des fois, on ne peut pas tout savoir et on ne peut pas tout valider. Des fois, il faut en prendre et en laisser. Moi, ce qui m'horripile plus que ça, c'est des décisions qui sont prises sur des intuitions, puis après, on va chercher à travers la montagne d'études qui existent, l'étude qui pourrait laisser croire que notre décision est intéressante. Évidemment, dans le processus de recherche, on fait comme, ah non, elle a dit le contrat. Ah non, encore une autre qui dit le contrat. Puis là, on passe toute la ligne d'études qui disent le contrat. Eureka! Voilà une étude bidon qui semble pouvoir suggérer que j'ai raison, puis c'est elle qu'on met de l'avant devant les Kodak. Dans un contexte complètement différent d'une autre, je vais aller mettre sur ma feuille de temps trois semaines, je vais avoir 40 heures biais de confirmation. Ouais, tu sais, c'est un peu ça. Si tu vas aller jusqu'au bout de la logique, tu te dis, bien, selon une étude de Harvard, dans le fond, c'est parce que tu te rends compte que quelque part dans l'étude bidon que tu as trouvé, il y a quelqu'un qui a cité une source de Harvard, Business Review, tu sais, mais cette instrumentalisation-là, elle existe. Ça, ça m'horripile parce qu'en fait, on fait exactement l'inverse de ce que la science devait vraie tête, c'est-à-dire que la science doit nous donner des faits sur le monde pour qu'on soit capable de prendre des décisions éclairées à partir de ces faits-là et non pas justifier des décisions qui ne reposent pas sur les faits pour se donner de la crédibilité à partir de la science. C'est littéralement de l'instrumentalisation. Puis ça, je trouve ça... Je trouve ça dégueulasse. Quand c'est fait de façon stratégique, je trouve ça... C'est vraiment vouloir flouer le monde. Des fois, c'est stratégique parce que tu veux avoir raison. En tout cas, enfin... Ton objectif, ce n'est pas de servir l'autre personne. Ton objectif, c'est de te servir toi-même en mentant à l'autre personne. C'est ça. Donc... C'est une fort belle discussion. On est parti, je pense. Oui, on est parti. On va refocusser un peu plus le sujet, parce que le sujet que les gens ont cliqué en ce moment sur la chaîne YouTube ou Spotify, c'est ce que la science dit sur le télétravail. Je ne peux pas croire qu'on a encore un débat qui fait rage là-dessus depuis la pandémie. Je peux comprendre que ça soit encore au cœur des discussions parce que je ne pense pas qu'il n'y a pas une formule qui va marcher pour tout le monde. Il y a des différents environnements de travail. Tu ne peux pas... Télétravail dans un garage? Tu ne peux pas. Mais toujours est-il que le télétravail, c'est quand même sûr que si on ouvre un paquet d'entreprises pendant la pandémie, et la seconde que ça ne nous sert pas comme on veut, poubelle! Là, ça fait encore des nouvelles. Pour, contre. Il n'y a pas un entre-deux, n'est-ce pas? Il y a les gens qui sont pour dans les nouvelles, il y a les gens qui sont contre. Et je vais te dire un secret, Luc. Les gens ont la perception que GoPirate, on est des extrémistes du télétravail. Avouez-le pas, rien n'est plus faux. On est bien plus dangereux que ça. On est pro-choix. Ça sous-entend que les employés ont peut-être la capacité de s'organiser tout seul. Mais oui, on est pro-choix, nous autres. Mon agent vient de me dire qu'on doit mettre fin au podcast. Je dois m'en aller. C'est bien trop subversif pour moi. Je le sais. Le plan aujourd'hui, mon cher Luc, on va regarder, tu sais, high level, qu'est-ce que la science dit sur le télétravail pour tout de suite, comme, tu sais, scratch the itch, là. Ensuite, j'aimerais ça qu'on parle des recherches elles-mêmes parce que, comme tu disais, tu peux avoir un paquet de On va creuser un petit peu. C'est quoi les paramètres de la recherche qui disent ce que c'est dit sur le télétravail? Les effets qui sont mesurés, positifs ou négatifs. Puis, on parlait tantôt du débat public, le fait que c'est très polarisé, etc. Donc, j'aimerais ça qu'on regarde un petit peu aussi, qu'on observe un peu ce qui se passe dans les médias ensemble, qu'on puisse commenter, dans le fond, avec notre autre petit point de vue, les tiens qui sont scientifiques, les miens qui sont cyniques. Ça te va-tu? Si tu veux, tu savais à quel point je m'en retiens pour parler. Depuis tantôt, t'as popé avec 5 points d'exclamation dans ma tête, mais on va y aller. Vas-y. J'ai bien hâte d'en jaser. Donc, avant de s'englober dans le rabbit hole et de peut-être n'être plus jamais capable d'en sortir, un petit rappel que cet épisode est rendu disponible et possible grâce à nos fans Patreon. Donc, on va faire un petit tour sur patreon.com.ca Donc, ça nous permet d'avoir un accès à notre Discord. Il y a plein de monde qui sont en télétravail ou pas. Et juste avant de te donner la parole, parce que je sais que ça va être difficile de t'arrêter, on va regarder un petit message de notre sponsor.

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Vous avez remporté un appel d'offre, mais pas la ressource pour le livrer? Ou votre infrastructure ne suit plus? Obsolète? Peu fiable? Sans plan de relève clair? On connaît ce terrain et on est là pour le stabiliser. Chez Solutions informatiques Bayarjon, on conçoit, déploie et exploite des systèmes d'information depuis plus de 24 Windows, Linux, FreeBSD, VMware, Ceph, VPN, Parfeu. On assemble l'infrastructure qu'il vous faut avec le bon outil. Toujours. On vous aide à livrer vos mandats, à fiabiliser vos environnements, à contenir vos coûts. Et surtout, on vulgarise. Vous avez un partenaire. Pas une boîte noire. 100% québécois, passionnés par le logiciel libre et l'efficacité. On déploie ce qu'il faut, où il faut, pour que vous puissiez avancer. Besoin d'un coup de main? On est là pour vous. pour livrer

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avec vie. Sale publicité d'hypocrite. Bon. OK. C'est le temps, là. C'est le temps. OK. Qu'est-ce que ça dit, la science sur le télétravail, en gros? Ça dit beaucoup de choses. Je t'écoute. Je pensais que j'étais juste là pour répondre short and sweet. Je te donne toute la place. Écoute, c'est déjà... Il faut déjà mettre de quoi au clair. C'est qu'on est présentement in vivo dans une forme de révolution. Les données changent. La... la perspective ou l'approche qu'on utilise pour étudier le télétravail se raffine. Et donc, on commence à avoir des résultats qui, justement, se peaufinent et tout. Donc, on est en train de développer notre connaissance sur le sujet. Grosso modo, c'est du work in progress solide, in vivo, dans un environnement complexe et éclaté. Parce que ce qui se passe en télétravail ici, dans une entreprise de TI, ça ne sera peut-être pas la même chose que ce qui se passe en Chine, par exemple. Donc, on est en train de tout dépoussiérer ça. Grosso modo, ce que le télétravail, on a sur le sujet, c'est que ça peut fonctionner, ça peut ne pas fonctionner. Mon Dieu, tu nous aides, là? Écoute, je suis là pour vous servir. Et en fait... C'est pas étonnant quand tu y penses. Le télétravail, c'est un outil. C'est un mode de travail. C'est comme un marteau, je le dis tout le temps, mais je le rappelle. Avec un marteau, tu peux construire une maison, tu peux détruire une maison, puis tu peux te cogner sur le pouce. Ça dépend de la façon dont tu utilises ton outil. Le télétravail, c'est un peu la même chose. Tu l'as dit depuis le départ, il y a des emplois qui ne donnent pas au télétravail. Ça ne fonctionnera pas. Comme placer des cannes de conserve dans une épicerie, Tu ne peux pas faire ça en télétravail. Il faut que tu sois là. Même chose pour infirmière, etc. Il y a des emplois où le télétravail s'applique parfaitement. Par exemple, des gens qui vont faire du cold call ou à la rigueur même, des gens qui vont faire du débogage technique qui ne développent pas de logiciel. Eux autres, ils font juste du travail individuel et ils servent de support technique à des usagers. Support au téléphone, support à la clientèle. Oui, exact. C'est ça. Ou le chat quand tu écris parce que ta plateforme est planté et que c'est mieux de ne pas avoir personne, ça s'applique très bien. Entre deux, là-dedans, tu as comme un continuum. Il y a des gens qui font des métiers où ils font un travail individuel qui ne nécessite pas de collaboration à certains moments donnés. Ils font du travail d'analyse, du travail de fond. Dans ce cas-là, ces personnes-là vont gagner à avoir un environnement qu'ils peuvent contrôler, ce qui est souvent le cas à la maison. Parce qu'on on n'a pas les discussions de couloir, on est capable de se concentrer dans notre environnement avec notre setup à nous autres. Dans ce cas-là, ça offre des très bons résultats parce que ça limite les distractions, ça permet d'avoir l'environnement contrôlé. La personne sauve, fait des économies de temps et d'argent, elle a plus de flexibilité sur son horaire. Je dirais que si la personne est bien intentionnée, si elle est malade le matin, ça lui donne des avantages parce qu'elle peut se reposer et revenir au travail quand ça lui donne bien. Il y a tout ça qui peut rentrer en ligne de compte. C'est tout qu'un avantage en plus. Je regarde le prix du gaz en ce moment. Moi-même, j'y ai goûté avant. Je me disais que je vais réaliser 40 heures par mois de transport avant. C'est impensable pour moi aujourd'hui. Mon fils à l'école, il faut que j'aille le chercher. C'est de l'argent, c'est du temps. Il y a quelque part, j'en ai parlé à beaucoup de gens, il y a beaucoup aussi de ressentiment. C'est du temps que je pourrais passer avec ma famille et il y a quelqu'un, unilatéralement, qui va m'en empêcher. Qui va décider que c'est bon pour moi. Tu comprends? Oui, bien là, c'est ça. Après ça, il y a beaucoup de ressentis négatifs. Mais là, tu es en train d'ouvrir une boîte de pantalon. Je ne fais que ça. Ma face a disparu. Je ne suis pas un fantôme. C'est parce que j'ai un grand screen. La note est dite. Et tu vois, pour revenir à la question de base, après ça, on pourra revenir sur le ressentiment. Mais tu sais, c'est clair qu'il y a des emplois pour qui le télétravail, ça peut être moins intéressant. Par exemple, si tu fais, je ne sais pas moi, des interventions sociales avec des gens qui ont besoin d'aide. Ça peut se faire à distance, mais souvent la relation humaine est importante. Des organisations qui parient beaucoup sur la R&D, par exemple, où ils font beaucoup de brainstorming, où ils ont beaucoup de de rencontres rapides à faire pour des dossiers importants où l'information transige rapidement, surtout si c'est des supports physiques ou quand on a besoin de coaching technique, par exemple, pour montrer à quelqu'un comment un ordinateur fonctionne ou une plateforme fonctionne, etc., c'est sûr que le présentiel a ses avantages aussi. On ne peut pas le nier. Étant donné que le télétravail et le présentiel sont des outils, bien, Pour que ça soit efficace, il faut être capable de savoir pourquoi est-ce qu'on les utilise. C'est quoi nos objectifs avec tout ça? Il faut le faire de façon stratégique. Puis, il faut adapter les modes de gestion. en fonction de nos objectifs à atteindre, en fonction de l'outil qu'on utilise. Parce que je n'ai pas besoin de rappeler qu'avec une scie, tu peux aussi construire une maison en partie. Ça va être emboîté, mais écoute, ça peut marcher. Tu peux construire une maison avec un marteau aussi, tes bottes vont être plus paf-paf, mais ça peut se faire aussi. Donc, on réfléchit à notre objectif en fonction de nos outils qui sont disponibles. Après ça, on crée une stratégie. C'est pour ça qu'il y a beaucoup d'études présentement qui parle que le meilleur mode, c'est l'hybride. Ben oui. Quand c'est bien géré. Parce que... La critique numéro un, c'est parce que je fais du... Ben c'est ça. Du téléprésentiel. Ben c'est ça. C'est exactement ça. Parce que c'est pas géré. Parce qu'il n'y a pas de stratégie derrière tout ça. Puis il y a des entreprises qui disent, ben c'est deux jours au bureau. Trois jours par semaine au bureau minimum. Mais il n'y a pas... Il n'y a rien derrière ça. Oui. Puis celui qui est au Saguenay, lui, pareil. exemple, il n'a pas besoin de se pointer, c'est correct. Tout le monde va être sur team, c'est pareil. Là-dessus, je ne peux pas trop m'avancer parce que... Moi, je peux m'avancer. On veut voir les avantages du télétravail pendant la pandémie. On a engagé Bob au Saguenay. Comprendu? On ne veut pas les avantages, on veut juste les avantages. Olivier, fais comme moi, prends ta camomille. Non, mais ce que je veux dire, parce que je ne peux pas m'avancer, c'est qu'évidemment, j'ai une opinion. Je suis sur GoPirate Je vais leur donner mon opinion. Ce que je veux dire là-dedans, c'est que des fois, je vois des syndicats qui disent qu'ils veulent avoir accès au télétravail. Ils ne veulent pas qu'on leur enlève. Quand l'employeur dit qu'on va permettre aux gens qui sont à distance, comme de longue distance, qui ont été engagés pendant la pandémie, à continuer à bénéficier du télétravail. Il y a des syndicats ou des groupes de défense des droits des employés qui sortent en disant que c'est injuste. À un moment donné, il faut aller dans le même sens et Puis ce que le télétravail offre, c'est de la flexibilité. Après ça, c'est à toi de gérer tes règles internes pour être capable de profiter de cette flexibilité-là et de gérer tous les sentiments d'injustice potentiels qui peuvent découler de ça. Mais ça demeure une option stratégique à penser et il faut que tu réfléchisses aux impacts que ça va avoir pour le fonctionnement de ton organisation, pour les perceptions des employés, tout ça, il faut que tu réfléchisses à ça. pour arriver avec un plan qui fait du sens, pis que tu mettes en place, pis qui t'explique, pis idéalement que tu co-construis avec les employés eux-mêmes, pis qu'ils considèrent que c'est justifiable et justifié. Absolument. Pis je pense que ça doit être, pis là on est encore dans le high level, by the way, je pense que ça doit être quand même important qu'on essaie de voir, c'est pas l'impact qu'on veut avoir en permettant de les travailler, ou en faisant de l'hybride, par exemple, en en allant quelques jours au bureau. Quel impact on va avoir. Parce que tu sais, il y a des gens qui disent, moi, j'allais au bureau pour faire du team, je peux faire du team chez nous. Exact. Mais il y a des gens qui en profitent. C'est ce qu'on faisait chez mon dernier client. On va au bureau, c'est notre journée de meeting. C'est ça. On est fini, on s'en va. On fait des affaires chez nous. Cette journée-là, je vais être super honnête avec toi. Je l'aime. C'est du fun avec eux autres. C'est ma journée que je sors. Je suis un petit peu brûlé après parce que je suis un étroverti, mais who cares? Ça m'apprend. J'ai beaucoup de plaisir. Après ça, on fait nos trucs, chacun de notre côté. Ça arrive des fois qu'on voit plus de valeur à aller un autre jour ensemble au bureau. C'est ce qu'on fait. C'est l'exemple parfait d'une utilisation stratégique de la distance et des bureaux. Ce que je trouve intéressant, c'est qu'il y a une méta-analyse. Pour faire bref, une méta-analyse, c'est quand on regroupe la très grande une majorité des études qui portent sur un sujet. Puis là, on évalue la validité des études, on garde les meilleures. Puis après ça, on rassemble les résultats ensemble comme si c'était une seule étude. Ça nous permet d'avoir le consensus scientifique sur l'impact d'un phénomène. Puis l'impact du télétravail, lorsqu'on le compare au présentiel, sur la productivité, la collaboration, l'innovation, etc., l'impact du télétravail, quand on le compare en présentiel, est de 0%. Donc, le télétravail en soi n'a pas d'impact là-dessus. En fait, il aurait un léger impact positif, mais c'est genre... statistiquement non significatif. C'est-à-dire qu'on voit qu'il y a un avantage potentiel positif, mais on n'a pas assez de données pour le confirmer malgré le fait qu'on déborde de données. Tout ça pour dire que ce que cette étude-là montre, ce qui est intéressant, c'est que quand je regarde l'ensemble des entreprises qui font du télétravail et que je les compare avec l'impact au bureau, la moyenne est de zéro. C'est-à-dire qu'il y a des entreprises qui vont avoir une augmentation de productivité excessivement importante. d'autres que ça va être excessivement négatif. Dans la moyenne, c'est zéro. La raison derrière tout ça, c'est que, ou c'est important, de mettre l'accent pour avoir des résultats, c'est sur la façon dont on utilise le télétravail. C'est-à-dire que quand le télétravail est bien géré, paf, ça l'augmente. Quand c'est mal géré, paf, ça diminue. Quand on comprend le global de tout ça et qu'on le poule ensemble pour faire une moyenne, évidemment, ça montre qu'il y a des entreprises qui le gèrent mal et des entreprises qui le gèrent bien. Il y a une chance que la science est là pour nous dire que si vous faites bien ça et que vous n'exagérez pas, ça ne va peut-être pas être pire. Si vous faites ça de croche, ça va être de la marde. Hey! Sais-tu quoi? Une chance parce que le message passe même bas! Hey!

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OK! C'est vrai?

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J'aimerais ça qu'on fasse un peu de la méta-discussion sur la recherche. Parlons de recherche sur la recherche. La qualité de la recherche sur le télétravail, c'est quoi ces gens des études-là? Est-ce que c'est sérieux? C'est-tu juste des sondages d'opinion menés par des films RH qui ont peut-être intérêt ou pas à avoir du présentiel? Comment on fait pour savoir quelle étude est bonne? Je te donne un exemple. J'ai fait des recherches moi-même. Gallup sort des chiffres super intéressant, mais Gallup, c'est une étude. Gallup dit que l'engagement est plus élevé en télétravail, mais le bien-être peut diminuer parce qu'on travaille trop en télétravail. On est chez nous et ça arrive que la santé mentale prend le bord. C'est une étude. Comment on s'en sort avec tout ça? Bien, Écoute, ça dépend à quel niveau tu te situes. Moi, je trouve que déjà, Gallup, c'est intéressant plus que bien d'autres sources. C'est toi que personne ne connaît, genre? Ouais, ou tu sais, mettons, j'ai vu un rapport par une grosse entreprise, mettons, que je n'aimerais pas, Cisco. Puis... Excuse-moi, ça me gratte dans le gant. Puis... C'est ça, eux autres, ils arrivaient avec des chiffres assez surprenants, mettons, sur plein de trucs. Mais tu sais, il ne faut pas oublier que cette compagnie-là vend du matériel informatique, puis qu'elle a comme un objectif pour aller dans cette direction. Puis j'ai fait une analyse de leur analyse, puis, ben, tu sais, je veux dire, les billets étaient importants, là. Il faisait une analyse des coûts que ça prenait pour essayer de voir combien ça coûtait à des télétravailleurs pour aller travailler. Puis dedans, il intégrait le coût de la garderie, des petits trucs comme ça. Mais c'est parce que... Donne-moi des télétravailleurs qui n'envoient pas leur enfant à la garderie. Oui, c'est sûr. Il y a un peu de tout. C'est difficile de faire tirer une ligne qui est quand même... La majorité des télétravailleurs envoient leur enfant à la garderie. Ce qui veut dire que le coût de la garderie, tu vas le payer si tu es en télétravail ou si tu travailles en présentiel. Voilà, c'est ça. Il faut que tu travailles. Je veux ben là, moi, qu'on défende de quoi, mais à un moment donné, il faut en prendre pour en laisser. Fait que, tu sais, oui, il y a des entreprises qui sont biaisées, puis une des premières choses à se poser comme question, c'est quel est l'intérêt de cette entreprise-là de me publier des chiffres? Exact. Tu sais, puis après ça, ben là, tu peux avoir des firmes qui sont un peu plus indépendantes comme Gallup, parce que Gallup, c'est une firme conseil. Puis Gallup, elle, elle va être agile, puis si c'était le présentiel qui était vraiment plus... Si c'était démontré que c'était le présentiel qui offrait les meilleurs résultats, Gallup aurait pu dire, ben écoute, on va développer notre plan de pour aider les entreprises à ramener les gens au bureau. Si c'était le télétravail qui était démontré comme étant plus productif, ils se seraient revirés de bord. Ils auraient pris leurs consultants et ils auraient dit développez-moi un plan de travail pour aider les entreprises à garder les gens en télétravail. Ils ne sont pas poignés à être obligés de vendre de quoi. Ça, c'est pour des sondages. Sinon, évidemment, ce que moi je priorise, c'est des études qui sont publiées dans des journaux scientifiques parce Par exemple, Human Resource Management, c'est des grands périodiques scientifiques qui publient des recherches menées par des chercheurs indépendants, en théorie, mais la majorité le sont probablement. Si on utilise ce genre d'études-là, allez voir dans les conflits d'intérêts. Les chercheurs, normalement, sont obligés de marquer s'ils ont reçu des subventions d'une entreprise privée. Après ça, c'est à vous de vous poser la même question. que l'entreprise privée travaille là ou là. Puis ça, c'est ce qu'on appelle des études primaires. C'est-à-dire que c'est une étude qui a été menée auprès d'un échantillon. Galop, son sondage a été mené auprès de 1000 personnes. C'est une étude primaire. Ensuite, Gartner va avoir mené un sondage similaire auprès de 1000 personnes. C'est une deuxième étude primaire. Une étude publiée dans un journal scientifique, c'est une autre étude primaire. Moi, chez le scientifique, ce que je priorise, ce sont des synthèses de connaissances scientifiques. C'est-à-dire qu'on va rassembler toutes ces études primaires-là, on va analyser leur validité scientifique, on va regarder s'il y a des potentiels conflits d'intérêts dedans, on va regarder les études qui respectent les hauts standards de qualité, puis ensuite, on va comparer les résultats de toutes ces études primaires-là pour arriver avec une synthèse, un consensus scientifique sur... les bonnes pratiques de gestion. C'est pour ça que nous, c'est ce qu'on fait, parce que s'il y a des biais qui se glissent dedans, parce qu'il y en aura toujours, parce que la majorité des études scientifiques contiennent des risques de biais, et il y a des conflits d'intérêt une fois de temps en temps, mais quand on les regroupe ensemble dedans, bien en fait, ils vont être pondérés, ils vont être limités par les résultats d'autres études. C'est pour ça que nous, on se base uniquement sur des synthèses de connaissances scientifiques pour éclairer les prises de décisions. Très bien. Il y a raison qu'on regarde un petit peu les effets mesurés, parce que les chose qu'on va regarder souvent, c'est justement la productivité. Output, heure, satisfaction d'employé, satisfaction de la direction. On va regarder souvent la santé mentale. Puis ça, c'est un débat que je trouve sain. Est-ce qu'on est plus isolé? Est-ce que c'est vraiment un bon équilibre? Est-ce que ça ferait plus du bien de voir les gens? Ce que j'aime là-dedans, par contre, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui disent, tu sais, s'isoler, c'est pas normal pour un être humain. Fait que qu'il faudrait aller travailler. Pour vous. Pour vous, oui. Il n'y a pas juste le travail dans la vie. Tu peux sortir après, avant. C'est souvent récupéré justement pour... Parce que moi, ça m'arrange. Je vais dire comment ça m'arrange. C'est pour ça que je trouve ça intéressant. On en parlera dans la suite. On n'est pas obligé d'alimenter le débat pour ou contre si on est capable de l'éliminer, le débat. Et ça, on en parlera par la suite. Oui, ça devient obsolète. J'avais jamais pensé, mais là, tu viens de triggerer quelque chose dans ma tête. Go pirate, man! Attends, tant qu'à avoir la face qui disparaît avec le green screen, moi aussi, je m'étais inventé un couvre-chef. Écoute, j'aime bien ton couvre-chef. Tu ressembles à Monkey D. Luffy, le pirate dans

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One Piece, avec son

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chapeau de paille. Donc, productivité et santé mentale. Qu'est-ce que ça dit? Parce que productivité, déjà, productivité, je ne suis même pas certain que c'est une bonne mesure. Maurice aurait pu vous en dire quelque chose. Le nombre de tâches que tu fais, ça garantit zéro que ça a de la valeur. Je peux transporter une boîte d'une pièce à l'autre et personne n'a besoin de la boîte. J'ai été super productif. J'ai bougé ma boîte 125 fois aujourd'hui. Il ne faut pas en avoir besoin. Tu comprends? Moi, je suis tout le temps un petit peu circonspect par rapport à la productivité. C'est un des mots qu'on utilise tout le temps, partout, chacun. Tu sais, les tâches qu'on fait, il y en a combien qui servent à sweet fuck all dans la vie, qu'on fait parce que quelqu'un a demandé ça à une manie il y a cinq ans, puis on le fait encore. Donc, il n'y a pas une conversation sur la valeur de ces tâches-là. Mais mettons qu'ils ont de la valeur. Productivité. Coupe ça, OK, parce qu'après ça, on ne veut pas embarquer. Écoute, c'est une bonne question et une bonne remarque. Non seulement, comment on la mesure, la productivité Tu sais, par exemple, il y a des logiciels de surveillance qui s'intéressent à combien de mots on tape à la seconde, genre, puis qui vont nous monitorer. Puis moi, ça me fait tout le temps penser à les plus vieux vont s'en souvenir, l'épisode où Homer Simpson est en charge de surveiller le power plant. Puis il y a un oiseau qui balance tout le temps, là, puis qui fait juste taper sur une terre. Il fait juste enter tout le temps. Mais c'est un peu ça. Fait que tu sais, j'ai bien beau taper 150 000 caractères à l'heure c'est quoi que j'écris bon fait que ça on peut tout le temps se poser la question sur comment est-ce qu'on mesure cette fameuse productivité est ce que c'est est ce que c'est à l'input le nombre de mots que je produis ou est-ce que c'est au output qu'est-ce que je produis? Ou est-ce que c'est aussi le nombre d'heures que je suis assis devant mon ordinateur? Ça, c'est une autre affaire. C'est une autre façon de mesurer. On a tendance, à cause de notre ancienne façon de travailler, je sais que tu veux embarquer, mais là, je prends de la parole. Je m'affirme. On a tendance, à cause de l'ancien mode de travail, à fonctionner à l'heure travaillée, parce qu'on voit la personne rentrer, puncher Sa carte à punch va travailler en théorie, puis elle revient punch, puis le fait que c'est 8 heures. Ça, c'est super. Ça fait plaisir au cerveau. Parce qu'il a vu quelqu'un passer et dans sa tête, c'est réglé. Parce que la personne est passée, elle est allée dans son bureau, un peu comme dans une trappe à souris. Il n'est pas repassé devant moi. Donc, il doit travailler, il est dans son bureau, affaire classée. À distance, le cerveau, ça le bug, parce qu'il n'a plus de contrôle sur la sortie du bureau. Fait qu'il se demande, là, est-tu rentré, est-tu pas rentré, ça l'énerve, ça. Fait que ça lui amène à se poser des questions sur si l'autre personne est là ou pas, parce qu'il l'a pas vu rentrer dans la trappe, pis il l'a pas vu sortir, fait qu'il sait pas trop. Fait que ça amène à se poser des questions, pis c'est pour ça qu'il y a beaucoup d'études qui s'intéressent à ça, pis t'sais, on parlait de pratiques de gestion tantôt. Une des choses à prioriser en télétravail, ça serait de gérer au rendu. Le mot m'échappe, mais au rendu. C'est la valeur générée. C'est ça. En fait, tu ne gères pas le nombre d'heures, c'est géré par résultat. C'est ça. Que tu aies rédigé ton rapport en 10 heures ou en 12 heures, je m'en fous un peu. Pour moi, ça rentrait un peu dans les objectifs. On a estimé que ça allait prendre à peu près 12 heures de te livrer. C'est la gestion livrable. Pas juste pour l'organisation, ça enlève beaucoup de besoins de contrôler chez les gestionnaires cette peur-là de se demander si d'autres personnes travaillent ou pas, parce qu'au final, tu t'en balances un peu parce que tu sais que tu as une date de tomber, le 12, mettons. Si ça tombe le 12, bien écoute, objectif atteint, puis je n'ai pas besoin de me poser la question de savoir où tu es. Puis pour l'employé aussi, parce que des fois, cette flexibilité-là, on peut se faire prendre à ça, c'est-à-dire que si j'ai l'avantage important, à mon avis, de pouvoir aller faire des tâches ménagères ou des tâches personnelles pendant que je travaille, parce que par exemple, parce que je vais prendre une pause de toute façon et j'ai le cerveau tosté. Tant qu'à ça, je vais aller acheter les bananes que j'ai besoin pour demain matin à l'épicerie. Je reviens et je ne calcule pas le temps parce qu'on ne part pas avec un chronomètre. J'ai arrêté de travailler. Il était 10h32 et 40 secondes. Je reviens de l'épicerie et 11h moins 3 et 22 secondes. Je fais des calculs différenciés pour savoir combien de temps exactement ça m'a pris. On y va à peu près. Il y a certaines personnes qui se sentent coupables à travers ça pour différents biais cognitifs. qu'on pourrait aborder plus tard, mais tu sais, ils se sentent coupables après parce qu'ils n'atteignent pas leurs objectifs qui s'étaient fixés. Puis là, ils se demandent s'ils ont travaillé assez de temps ou s'ils ont procrastiné, etc. Donc, ils ont de la difficulté à savoir exactement combien de travail ils peuvent abattre pendant une certaine période de temps. Ce qui était beaucoup plus facile à faire au bureau avant parce qu'on rentrait à 7h puis on sortait à 4h. Fait qu'on savait, tu sais, tandis que là, ça devient éparpillé un peu. Faut qu'on soit meilleur à s'autogérer. Ouais, puis tu sais, c'est surtout peut-être repenser la façon dont on évalue ce qui est offert par l'employé, évaluer la façon dont on évalue la productivité. C'est-à-dire que si je commence à essayer de fixer des dates, puis je veux dire, cette date-là, la tombée, ça va être cette date-là. Comment est-ce que tu as géré ton temps à travers tout ça? Je m'en balance un peu. Ça devient plus facile d'estimer notre capacité à produire certaines choses dans certains délais parce qu'on n'est plus en train d'évaluer à l'heure. On évalue par période plus tard. globale. Donc on gère des attentes. Oui c'est ça. On pourra parler longtemps. J'avais trouvé un article qui disait, je ne sais pas d'où viennent les données, mais je trouvais ça intéressant, c'est qu'on parle de la valeur du travail, il y avait un fait des sondages parmi les gens qui étaient en télétravail à l'époque où c'était le confinement. C'était forcé. Ils se sont rendus compte qu'il y avait beaucoup, beaucoup de travailleurs qui tondaient leur pelouse, qui faisaient leur linge, ils faisaient un gros souper sur les heures de travail et qui faisaient l'amour sur le temps de job. Mais ils ne s'en sont jamais rendus compte. Sais-tu pourquoi? Le travail était quand même fini. Oui, mais ça Non, mais c'est ça. À un moment donné, à quel point est-ce que tu as besoin de gérer la façon dont tes employés gèrent leur temps? On pourrait rentrer là-dedans. J'ai l'impression, mon petit doigt me dit que ce ne serait pas le seul podcast qu'on pourrait faire à ce sujet-là. Ce qui est intéressant là-dedans, c'est que plus tu veux faire du micro-management, plus ça l'engendre des émotions désagréables généralement chez les gens. Tu l'as remarqué? Oui. Moins ils sont intéressés à performer. Plus tu rentres dans une espèce d'auto-prophétie dans laquelle tu te dis, écoute, regarde, ils ne performent pas. Je fais bien de le micro-gérer. Là, tu augmentes. C'est ça. Plus tu désengages les gens, moins ils performent. Plus ton auto-prophétie... Il y a plein d'études là-dessus. C'est super intéressant. Ton affaire tantôt, quand tu parlais de les gens font autre chose pendant le travail. Ça démontre un peu l'intérêt de gérer par objectif et non pas au input. C'est un argument qui revient souvent. Les terrains de golf sont remplis le mercredi après-midi. Puis moi, ça me fait rire parce que les gens disent ça comme si c'était un désaveu du télétravail. Puis tu sais, dans ma tête, c'est comme wow, mais tant mieux en fait. Il y a une vie. Oui, de façon humaine, juste de façon humaine en partant. Effectivement, les gens, tant mieux, sont capables de combiner travail et plaisir si les livrables sont là. Puis en plus, c'est plus que ça, c'est que les entreprises qui permettent de faire ça à leurs employés, qui leur offrent cette flexibilité-là, puis que les employés en profitent, imagine le perks pour eux l'avantagent dans termes de recrutement est majeur il attire les meilleurs talents Pis ces gens-là sont plus performants que les autres, ont pas besoin d'être micro-gérés, parce qu'imagine-toi donc qu'ils sont au courant que c'est un gros avantage pour eux autres. Pis ils veulent pas la perdre, la job. Pis ils savent qu'ils sont en compétition avec d'autres personnes qui avèlent avec cette job-là. Fait qu'ils ont tout intérêt à livrer. Pis quand ils vont jouer au golf, là, ben eux autres, ils savent qu'ils profitent de cet avantage-là. Fait que souvent, ils vont essayer de le timer dans des moments pour être capables de continuer à travailler ou de collaborer, ou que ça nuise pas minimum C'est un privilège. Ça là, on va être honnête, OK? On a beau être... J'ai pris mon micro comme ça parce que je voulais dire, tu es en train de me dire qu'il y a des gens, pendant que tout le monde s'arrache leur chemise sur le dos sur le télétravail ou pas, il y a des compagnies qui donnent ça comme un perk et que c'est un avantage compétitif. Écouvantable, le libre-marché! Mais tu sais, c'est ça. En tout cas, j'en aurais beaucoup à dire là-dessus. Ce qui me fait halluciner, d'une certaine façon, c'est que le débat est tellement scindé en deux tellement, moi je trouve, il est trop crisp, il est mal amené, il n'est pas assez dans la nuance, puis ça génère des discours ou des gardes clochés qui ne devraient pas avoir lieu, parce que, il me semble qu'on pourrait justement avoir une discussion posée sur justement ces fameux avantages-là du télétravail, notamment par exemple le terrain de golf qui est rempli le mercredi, puis se poser des vraies questions là-dessus, tu sais, que c'est que ça a comme conséquence au niveau de la société. Il y a plein de monde qui vont dire que ça a des bons avantages pour la société parce que ça soutient les terrains de golf, ça amène les gens à socialiser justement, quelque chose. Non, mais tu sais, ça demeure de l'économie. Oui, c'est ça. Ça dépasse ta relation avec les terrains de golf. Oui, oui, c'est ça. Mais peu importe. C'est même les centres d'achat. On dit, oui, mais là, on veut combattre Amazon. Bon, mais là, en faisant ça, tu viens de rendre l'accès aux centres d'achat locaux plus facile pour les gens. certaines personnes, c'est un avantage social quand même. On n'est pas en fil à stresser parce que tout le monde doit faire son épicerie le vendredi à 5h. On se ramasse à être jamais dans le trafic, jamais dans les files d'attente chez Walmart. Je veux dire, à un moment donné, on est en train d'aider ça. C'est ça qu'on doit mettre de l'avant. Attends un petit peu, je n'ai pas fini. C'est ça qu'il faut mettre de l'avant au lieu de commencer à se lancer des tomates. Je voyais même Tu disais, les gens font l'amour. Ok, d'accord. Il y a des gens qui disent, il y en a qui écoutent de la porn là-dessus pendant leurs heures de travail. Tout comme si ça devenait comme un argument en soi qui venait comme... Tout arraché parce qu'on a pris un tabou social. Je vais dire qu'il coûte de la porne. On va tout comme un bulldozer qui rentre dans le télétravail et qui arrache tout ça. Alors qu'en fait, je veux dire, c'est juste un phénomène social. Probablement que tu ne veux pas tout savoir anyway. Ça n'a rien à voir avec tous les avantages sociaux, personnels, etc. que procure le télétravail et tous ses désavantages. C'est un petit désavantage moral. pour certaines personnes. Mais ce n'est pas la rue. Mais c'est super intéressant ce que tu dis, par exemple, sur l'impact aussi social que ça peut avoir. Effectivement, il y a beaucoup de gens qui vont... Ça leur coûte beaucoup moins cher parce qu'ils vont faire leur lunch. Ils vont, comme tu dis, aller au centre d'achat du coin, à la boulangerie du coin, à la place de se pogner de croix chez Subway, whatever. Mais il ne faut pas oublier... que là, si on est pro-télétravail, on est contre les restaurants du centre-ville. Et ça, c'est mal, Luc.

UNKNOWN

C'est mal. Mais tu sais, c'est ça.

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le télétravail a un impact tellement étendu. On parle littéralement d'une révolution du monde du travail. Imagine-toi donc que la majorité de nos vies tournent autour du travail, même si les gens affirment que la famille passe en premier. Si c'est le cas, le travail arrive pas mal très, très proche. En fait, on a bouleversé ça, puis là, on se rend compte que tout le monde capote un peu parce que ça a des changements tentaculaires partout. Puis là, en fait, on voit que plein de groupes d'intérêt qui font ce qu'ils doivent faire. J'inclue là-dedans les syndicats, des regroupements de certains milieux professionnels, etc., qui sont dans des regroupements pour défendre leurs intérêts. Puis tout le monde essaie de tirer sa corde de son bord. Dans le fond, le résultat final de tout ça, c'est où est-ce que la corde va péter. Au lieu de penser à comment est-ce qu'on pourrait faire un plan de match global, c'est plein, plein, plein de petites décisions, puis de grosses décisions qui sont garrochées dans le melting pot, puis ça va donner ce que ça va donner à la fin. Mais il me semble qu'on perd une belle occasion en tant que société de s'asseoir, puis de rassembler les vrais experts autour d'une table, puis de réfléchir à chacune de ces structures-là. Quel est l'impact du télétravail sur le déplacement? Quel est l'impact du télétravail sur la qualité de vie? Quel est l'impact du télétravail sur les centres-villes, sur les régions, sur, tu sais, les personnes âgées, les minorités vis-à-vis, etc. C'est ça qu'il faut revoir, puis checker tous les avantages et les désavantages potentiels, puis comment est-ce qu'on peut arrimer ça dans un plan? Pas pitcher des cailloux dans la marmite en se demandant comment ça va sortir. Tu m'as donné un super bon segue vers ma prochaine question parce que, tu sais, généralement, les études, souvent, ça prend monsieur, madame, tout le monde. Mais il y a des gens qui bénéficient plus que d'autres du télétravail. Les gens qui ont des handicaps, qui ont des maladies. Des aidants naturels, par exemple. J'ai vu ça dans un endroit. Quelqu'un qui m'avait dit, ma femme a un cancer. Il dit, je peux-tu travailler de la maison? On m'a dit, on va comprendre si tu veux aller ailleurs. Ils font du télétravail.

UNKNOWN

OK.

SPEAKER_02

Les personnes sur le spectre de l'autisme qui ne sont pas nécessairement capables de travailler beaucoup avec plein de gens, ou juste des gens qui sont un peu neurodivergents, comme moi, que je me rends compte que plus que je suis en contact avec du monde, oui, j'aime ça, mais ça me brûle. Comprends-tu? Avant, je faisais du 40 heures au bureau, je ne suis plus capable aujourd'hui. Je suis un peu dans cette situation-là, moi aussi. Est-ce que la science les inclut dans ces études-là? Ou est-ce qu'il y a des études qui sont peut-être plus centrées sur ces personnes-là, qui pourraient en profiter davantage? Oui et oui. Ok. C'est ce qu'on appelle en fait des sociodémographiques. C'est-à-dire que si je prends une population aléatoire, par exemple, je prends 1000 personnes, dans ces personnes-là, il va y avoir des femmes, il va y avoir des gens qui viennent d'une autre culture, qui vont avoir certains revenus, etc. Puis une étude sérieuse va les taguer, ça va faire des flags dessus pour dire« Ici, c'est une femme. Ici, c'est une personne de de plus de 50 ans ici, bon. Puis quand on fait des régressions, quand on fait des analyses dans des bases de données, par exemple, on veut s'intéresser à l'impact du télétravail en général, bien là, après ça, on peut contrôler pour dire, ah, est-ce que cet impact-là est pareil chez les hommes et chez les

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femmes?

UNKNOWN

Parce qu'on active le flag, tu sais, qui permet de faire des différences. Donc oui, on s'intéresse à ces personnes-là qui pourraient avoir plus ou moins d'avantages à travailler à distance.

SPEAKER_02

Puis, tu sais... il y a des avantages évidemment qui sont importants. Ne serait-ce que chez les femmes, par exemple, on sait encore aujourd'hui dans notre société que les femmes ont tendance à prendre plus de charges familiales que les hommes pour différentes raisons. Et puis, en fait, on sait que les femmes, quand on leur retire leur télétravail, plus elles vont avoir tendance à être déçues ou à être frustrées de la situation. Ça ne sert pas à leurs intérêts. Puis, on Certaines femmes vont même prendre une diminution de salaire pour être capable de conserver ou changer d'emploi pour conserver ces avantages-là de la flexibilité. Il y en a qui vont refuser des promotions, qui vont les obliger à venir plus souvent en présentiel pour être capable de conserver la flexibilité du télétravail. Donc oui, il y a des impacts. Même chose chez les aidants naturels. Évidemment, si tu as des personnes que tu aides parce qu'elles sont hospitalisées ou peu importe la raison, si on te rajoute un 10-12 heures de déplacement pour aller au bureau dans ta semaine, alors que ça te prend déjà beaucoup de temps pour aider la personne qui a besoin d'aide, on s'entend qu'il y a combien d'heures dans une semaine? Pas assez. 148? Je sais. En tout cas, il n'y en a pas tant que ça. Si tu enlèves des heures, évidemment, tu n'aides pas la personne à pouvoir aider les autres. Chez les minorités visibles, je trouvais ça intéressant, mais c'est une ou deux études de mémoire, mais je trouvaient le concept intéressant. Ils disent qu'en fait, le présentiel va désavantager les minorités visibles à cause du biais de proximité. En fait, l'être humain est ainsi fait qu'on va se reconnaître chez d'autres personnes qui ont des mêmes traits ou des caractéristiques similaires aux nôtres. Puis, on va accorder davantage de qualité ou de valeur à ces personnes-là. Puis, par exemple... Ouais, pis tu sais, en même temps, je veux dire, c'est logique quand tu y penses, parce que dans l'évolution d'une espèce, si on utilise la théorie de Darwin, t'as pas, tu sais, les humains qui ont eu tendance à s'associer à des ours, ils ont peut-être eu moins de chances de se reproduire que d'autres. Fait que, tu sais, c'est ça, on a tendance à s'associer avec des gens qui nous ressemblent pour des raisons évolutives, probablement. Pis ben, ça fait en sorte que quand t'es à distance, si la personne s'appelle Axel, pis que ta voix pas, ce que tu évalues principalement, ce sont les résultats d'Axel. Excepté qu'en présentiel, si Axel, il te ressemble pas, parce qu'il a trois bras pis quatre jambes, ou peu importe, ben, tu vas juger Axel sur ses résultats, mais aussi sur l'apparence d'Axel. Pis étant donné qu'il te ressemble pas, ben, ça se peut que t'aies une perception qui va t'amener à réduire ton appréciation d'Axel. Je comprends qu'Axel s'explique ça. Le savoir, c'est déjà une bonne partie de résolution du problème. Hey, tu crois courant de ce biais-là. Oui, c'est ça. Il est difficile à contrôler sur le terrain parce que c'est des perceptions qui sont là avant même qu'on analyse réellement les résultats d'accès. Oui, il y a des avantages et des désavantages. Il faut en prendre compte. La science s'intéresse beaucoup à ça, notamment pour tout ce qui est accessibilité et équité dans les milieux de travail. J'aimerais ça, avant qu'on puisse commencer à parler de pistes de solutions, comment nous, GoPirate, et ici On peut aider les entreprises avec leur télétravail. Je garde ça pour la fin, évidemment. Mais le débat public, il y a beaucoup d'écarts entre ce que la science dit et ce que les dirigeants décident. On le dit depuis le début, ce n'est pas surprenant. On se demande si la science, il y a quelqu'un qui lit ça. Il y a moi. Il y a toi. Il y a beaucoup de gens qui vont percevoir le télétravail comme un enjeu de contrôle. Oui. Est-ce que la recherche a effleuré ça? Ben oui. Ça dépend. C'est un sujet qui est compliqué parce que qui va admettre que je veux les contrôler? C'est des aveux qui sont difficiles à avoir, mettons. Tu ne peux pas dire que ce n'est pas là. Non, c'est ça. Il y a des études qui pointent dans cette direction-là. Il y a des décideurs qui le disent aussi ouvertement. Mais c'est quoi le pourcentage je ne l'ai pas tant que ça, mais on sait que ça existe. Maintenant, moi, ce que je trouve intéressant, c'est qu'il y a une étude, c'est toujours préliminaire, mais j'ai trouvé ça fascinant de voir ça, c'est... Je ne me souviens plus de la source. Je ne peux pas le name dropper, mais c'était une bonne source. Tu la trouves, tu l'enverrons, la mettre en... Je l'aurais là, mais je ne peux pas... En tout cas, oui, d'accord, je vais faire ça, mais c'était une bonne source. Je me Je me demande si ce n'est pas Gallup, mais je ne sais pas si c'est ça. C'est 30% des décideurs qui ont admis avoir pris la décision de ramener les gens au bureau pour la simple et unique raison qu'il y en a d'autres qui font ça. Parce qu'ils peuvent. Non, peut-être, mais la raison, c'est qu'ils ont vu que d'autres organisations font ça. Fait qu'ils se sont dit que ça doit être une bonne idée. Fait que, tu sais, ça te donne un peu l'idée, tu sais, en tant qu'on parlait de stratégie derrière tout ça, puis repenser à nos objectifs, puis les avantages que nous offre le mode de travail, du télétravail, puis du présentiel, puis construire un plan réfléchi pour le mettre de l'avant, pour atteindre nos objectifs. On s'entend qu'on est à des années-lumières de ça, quand tu fais comme« Ouais, lui, il l'a fait, ben, je vais le faire, moi, avec.» Tu sais, c'est comme les lemmings dans la Nintendo NES des années 80. Oui, Ils se pitchent en bas du pont. Ils se pitchent dans le trou. C'est ça. Ça, c'est un problème. J'ai une autre étude qui a été menée par des chercheurs que je connais bien qui s'intéressent au transfert de connaissances scientifiques. Ils se sont intéressés à la question à savoir quand est-ce que les décideurs utilisent des études scientifiques dans le cadre de prise de décision. Je pense que c'est pas loin de la majorité qui utilisent des études scientifiques non pas pour s'informer sur un problème, mais pour justifier une décision qui a été prise. La fameuse instrumentalisation dont je te parlais d'avant. C'est-à-dire que, dans le fond, probablement, présentement, que la science autour du télétravail, dans la prise de décision globale, un peu, de ce qui se passe là, du retour au bureau, puis la façon dont les stratégies de gestion en entreprise sont construites et tout, ça doit être complètement ridiculement bas. Oui, ça doit être Et pourtant... Ouais. Il y a tellement de bonnes pratiques. Les pièges sont tellement subtils et vicieux. Je vais t'en donner un, Pierre. J'aime ça. Des fois, on parle des choses bonnes pratiques. Tu vas voir ça. Si tu cherches à limiter les interruptions numériques dans ton travail, par exemple, les fameux courriels, les notifications et les chats qui n'arrêtent pas de rentrer et tout, tu googles ça, genre comment limiter ça. Tu vas avoir une stratégie de gestion qui va sortir partout. C'est de limiter, de fermer les notifications Oui. Logique, sur mes notifications, je n'en reçois plus de notifications, je ne suis

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plus

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dérangé. Sauf que quand on fait des études en laboratoire avec cette stratégie-là, on se rend compte que ce n'est pas toujours le cas et que ça peut amener des résultats qui sont désastreux pour la personne. Parce que quand on ferme ses notifications, la personne n'est plus au courant s'il y a des nouveaux messages qui viennent de rentrer. Si la structure du travail dans lequel elle évolue fait en sorte que cette personne-là peut être punie si elle ne répond pas assez rapidement à des messages urgents qui viennent d'entre eux, bien, en fait, on vient d'y enlever la capacité de savoir quand est-ce que ces messages-là viennent d'entrer. Fait que la personne a angoisse. Est-ce que je suis en train de manquer un message important? Puis on se rend compte, en fait, que non seulement elle a angoisse, mais elle consulte encore davantage ses outils de communication quand les notifications sont en sourdine parce qu'elle a peur de manquer un message important. Fear of missing out. Fear of missing out. Donc, son nombre d'interruptions à l'heure augmente au lieu de diminuer. Donc, on vient de jeter de l'huile sur le feu. puis on n'a pas réglé le problème, on vient d'en ajouter un autre. Non seulement on a aggravé le problème, mais en plus, on vient de faire en sorte que la personne stresse, puis son niveau d'angoisse augmente. Ça, c'est si une personne le fait. Ce serait différent si toute l'entreprise le fait. Bien, en partie, oui. Ça dépend. Encore là, il y a des... Encore là, il faut bien réfléchir à cette stratégie-là qui serait d'une façon one size fits all. Parce qu'il y a certaines personnes qu'on va, en faisant ça, si c'est pas adaptés à leur réalité. Par exemple, si t'as quelqu'un qui travaille sur l'expérience client, par exemple, pis tu lui dis, là, tu fermes tes boîtes de courriel, mais c'est des gros clients, pis la personne peut être blommée si elle répond pas assez rapidement à un gros client qui, lui, ne respecte pas cette règle-là de ne pas envoyer des messages entre midi pis deux heures d'après-midi, ben cette personne-là, ça vient de l'affaire suisse solide. Si tu viens de pogner sa boîte de courriel, pis tu fais« pouf!»« Shut down pendant deux heures!» Il y a d'autres pièges. Parce qu'il y a beaucoup, beaucoup... Je ne sais pas comment le situer. C'est comme, on prend pour acquis que notre expérience, souvent, c'est celle qui est la vraie. Donc, j'ai entendu des... En fait, j'en ai lu beaucoup sur LinkedIn dans les dernières années. Tu sais, le théâtre, c'est pas pour tout le monde. C'est vrai, c'est pas pour tout le monde. Il y a des gens qui haïssent ça. Il y a des gens qui... Ça me prendrait mon bureau, mais j'ai un petit condo, je suis sur la table de cuisine, j'aime pas ça, j'aime mieux aller au bureau. C'est proche, c'est pas loin et j'aime ça. C'est tout à fait légitime, d'ailleurs. Ben oui, c'est pas fait pour tout le monde. Fait qu'on devrait ramener tout le monde au bureau. Non, mais ça c'est... Parce qu'être au bureau, c'est fait pour tout le monde. Tu comprends? Ça, c'est du quoi? Je le sais pas. J'ai pas... C'est ça aussi l'avantage. Je veux mettre l'accent là-dessus. Il y a aucun problème à dire qu'on sait pas quelque chose. Je trouve qu'il y a beaucoup de monde qui... Ah, j'ai rien à dire. Faut que je me prononce. À un moment donné, si tu n'as pas le data, dis-le que c'est une hypothèse. Ça, c'est une hypothèse de ma part, mais j'ai déjà lu un peu sur le sujet, mais rapidement, je n'ai pas creusé la question, mais il y a des traits de personnalité qui semblent être plus adaptés, ou que leurs besoins seraient mieux répondus en présentiel. D'autres personnes auraient des bénéfices à distance. Est-ce qu'on pourrait vivre 100% de notre temps à distance

UNKNOWN

?

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Je ne sais pas. Ce que je peux dire, c'est qu'il y a des gens qui vivent très bien à distance. Il y a des entreprises qui sont 100% à distance, dont les gens n'ont jamais croisé leurs collègues, qui ont un taux d'engagement qui ferait rêver n'importe qui d'une productivité dans le piton. Puis quand les gens quittent ou quand il y a un décès, par exemple, même si les gens ne se sont jamais vus, jamais côtoyés, il y a un... pas une funéraille, mais il y a un deuil qui se passe dans l'équipe. Les gens sont très attachés entre eux. Ce n'est pas surprenant quand tu t'intéresses à ça parce que même dans les jeux vidéo, les communautés en ligne où les gens vont gamer sur une plateforme pendant un certain temps, on peut avoir un développement d'un sentiment d'engagement virtuel avec des avatars excessivement forts. Donc, on est capable de recréer ça. Est-ce qu'on est capable de vivre 100% comme ça en virtuel? Est-ce que l'humain est fait biologiquement? Je n'en ai aucune idée. Ce n'est pas la question. Est-ce que ça devrait être 100%? Non, non, c'est sûr. Mais non, c'est ça. C'est une question de base. Ça reste dans la tête du monde. Oui, c'est ça. Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a une étude toute fraîche qui vient de sortir. Je l'ai lue rapidement. Je ne l'ai pas analysée, mais j'ai trouvé les résultats super intéressants. Ils ont évalué le taux de loneliness, de sentiments d'isolement depuis 2019 jusqu'à 2023, depuis 2020, depuis le début de la pandémie jusqu'à 2023-2024. Ils se sont rendus compte, en fait, qu'en télétravail, le taux global de sentiments d'isolement semble diminuer. Est-ce que c'est à cause que le mode hybride est arrivé? Est-ce que c'est parce que les gens se sont habitués à cette nouvelle réalité-là? Bon, ça fait partie de ma réalité maintenant d'être un peu moins en présentiel. Est-ce que le cerveau s'habitue à ça? On ne sait pas. Puis ça, ça va prendre un peu de temps avant qu'on puisse le savoir parce qu'il est arrivé deux événements majeurs en même temps, la pandémie et le télétravail. Avec la pandémie, je parle aussi de toutes les mesures d'isolement, je veux dire les cours ouvre-feu. Écoute, c'était intense. On a eu deux gros événements majeurs qui sont arrivés en même temps. Maintenant, ce que la science essaie de faire tranquillement, c'est de les désenchevêtrer pour être capable de savoir c'est quoi qui cause quoi là-dedans. Ça va nous prendre du temps et des études pour faire ça. Là, il y a pas mal d'entreprises, d'organisations privées, publiques, économies sociales qui se battent avec le télétravail, ça a pu vous donner de la tête. Est-ce que je donne... plein feu à mes employés, faites ce que vous voulez, puis je sens que j'ai une perte de contrôle. Est-ce que j'impose quelque chose, mais je sens que j'ai un désengagement? Qu'est-ce que Scientifix peut faire pour aider ce monde-là? Ben, écoute, premièrement, la rencontre exploratoire est gratuite. Ah, tu fais des affaires gratuitement, toi? Ah oui, j'en ai plusieurs. Mais tu sais, la rencontre exploratoire est gratuite. Je ne peux pas donner une stratégie directe là. Je ne peux pas vous dire quoi faire. Tout dépend du puis comment est-ce que vous gérez ça, puis votre réalité, puis c'est quoi votre mission, puis qu'est-ce que vous faites dans votre entreprise. Mais moi, ce que je vous dis, c'est que si j'avais quelque chose à faire que je pourrais donner over the hat, définissez vos besoins. Premièrement, mettez-les sur un papier. Nous, on fait ça. Notre mission, c'est de faire ça et on offre tel type de produit, tel type de service. Ce produit-là, le produit, il est réalisé comment? Comment est-ce qu'on le produit? On fait des rencontres. Il y a des analyses qui sont faites par telle personne. Est-ce que ces analyses-là sont faites de façon plus individuelle? Il faut avoir une idée des processus dans l'organisation et de voir comment ils sont réalisés. Plus que ça prend de la collaboration des échanges, du brainstorm, des rencontres en personne, le présentiel est un atout pour vous. Plus ça prend des analyses personnelles hautement concentrées, ben là, le télétravail peut offrir un avantage. Fait qu'il faut au moins décliner un peu comment on fonctionne, pis après ça, ça va nous aider de voir où est-ce que le télétravail pis le présentiel peut nous aider. Pis après ça, allez-y par problématique. Parce qu'il y a des gens qui disent« Ah, le télétravail, c'est fou dans la tête, je fais plus jamais ça, je suis tout le temps dérangé par des notifications, des appels Zoom, plus capable de me concentrer, j'aime mieux aller au bureau.» Ben ça, c'est un sujet qui est pas typique au télétravail, parce que même au bureau, là, je veux dire, c'est pas parce que vous allez au bureau que les notifications vont arrêter et les rencontres vont arrêter. Ce n'est pas à cause du mode de travail, c'est à cause de la culture de l'organisation. C'est la façon dont on communique qui a un impact. Il y a des gens qui vont au bureau et qui sont dérangés par 25 000 courriels et ils ne décrochent pas plus le soir. J'entends ça des fois. On va au bureau, ça me permet de décrocher le soir automatiquement. Peut-être pour toi, tant mieux, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Il y a bien des gens qui prennent leur courriel le soir et la fin de semaine et qui travaillent au bureau. Définissez vos problématiques et après ça, on va les si vous vous appelez scientifique, on peut vous offrir des formations, des conférences, des services conseils, des groupes de discussion pour attaquer chacune des problématiques. Par exemple, la gestion des interruptions. Comment on peut s'attaquer à cette problématique-là? J'ai des gestionnaires qui ont tendance à faire de la micro-gestion. Comment on peut s'attaquer à ça? Donc, il faut le décortiquer parce qu'on s'attaque à une bébête immense. Le télétravail, ce n'est pas juste un petit truc dans l'organisation. C'est ce qui structure le travail. Tu as une communauté gratuite? Oui, tout à fait. J'ai lancé ça hier, imagine-toi donc. C'est encore en dessous de la table dans le black market. Ça s'appelle« Un chercheur dans la boîte». L'objectif dans cette« Breaking News», l'idée là-dedans, c'était que je me disais, tu sais, je lis plein d'études. Puis des fois, il y a plein d'informations qui ne sortent pas parce que ça ne me sort pas pour une conférence. Puis je voulais faire un environnement où tu aurais une machine à café. Mettons, qu'est-ce qui se passait dans une entreprise si tu avais un chercheur dans ton entreprise

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

chercheur dans ta boîte, ben tu le croiserais à la machine à café pis le chercheur te dirait« Hey, by the way, j'ai un truc super intéressant que t'aurais jamais entendu parler si j'avais pas lu plein d'études.» Paf! Voici! Savais-tu que quand on ferme les notifications, ça aide pas à gérer les interruptions? Bang! T'sais, l'information est là. Fait que là, t'as une fausse bonne pratique qui est debunk par un chercheur dans ta boîte, ben c'est exactement ce que je veux recréer avec ça. Fait que dans le fond, les gens de la communauté vont avoir accès à des webinaires, ils vont avoir accès à des promotions. Par exemple, si je fais un pourcentage de rabaisse sur un groupe de co-développement. Ils vont l'avoir. Ils vont avoir des capsules vidéo sur ces fameuses fausses bonnes pratiques-là, des résumés de lecture, des choses que je trouve intéressantes à transmettre aux gens. Des fois, je peux toujours faire par LinkedIn ou par d'autres façons de faire. Ça va être dans la boîte. Parfait. On peut aller voir quoi. Ça va être sur ton profil LinkedIn pour pouvoir rejoindre cette communauté-là. Oui, je vais le lancer la semaine prochaine, mais c'est déjà actif sur scientifix.com. Écoute, au moment où les gens écoutent ça, ça veut dire que c'est déjà lancé. Oui, c'est déjà lancé. Dépêchez-vous, parce Parce qu'il va y avoir des perks pour les premiers. Voilà. Et je ne sais pas si toi, tu as eu la nouvelle, Luc, mais Groupe Pirate est reparti à mer. J'ai vu ça la semaine passée dans un des posts LinkedIn. On se garde au courant. Écoutez, ça fait un petit moment. Félicitations. Merci que je reconsidérais reprendre la mer, continuer, reprendre dans le fond l'aide, l'accompagnement d'organismes à but non lucratif, des coopératives, il y a aussi des PME. Ceux pour qui l'engagement, ce n'est pas une question de profit, c'est une question de survie. On veut vous aider. Puis dans l'engagement, on parle de l'engagement de vos équipes, n'est-ce pas? On croit foncièrement chez GoPirate qu'une équipe qui est autonome, qui est capable de prendre ses décisions basées sur l'objectif de l'entreprise, et tu es une équipe qui fait le travail avec le sourire, tu seras d'accord, je ne sais pas ce que les rechercheurs disent, le travail fait avec le sourire, le sourire est mieux fait. Et puis, dans ce qu'on offre, on est en train de préparer nos offres en ce moment, mais il va y avoir aussi le télétravail efficace. Comment avoir les avantages et moins d'inconvénients du télétravail, ça a demande une équipe qui est grosso modo autonome, mais en gros, une équipe qui est capable de démontrer la valeur qu'elle livre en continu. ce n'est plus un problème. Où est-ce qu'elle a été faite, la valeur? Et c'est ça qu'on veut apporter. Une équipe qui est capable de faire elle-même ses propres expériences et de gérer son cadre de travail. Qu'est-ce qui doit arriver en télétravail? Qu'est-ce qui ne doit pas arriver en télétravail? Comment est-ce qu'on le mesure? Et comment est-ce qu'on broadcaste ces mesures-là pour que la direction soit contente en tout temps et que l'équipe soit assez mature pour faire« Ah! On est moins productif d'avant. Qu'est-ce qu'on change dans notre télétravail?» Et tabarnouche, ça change la game. Les L'idée, c'est qu'il n'y a plus des gens courts, des gens contre, c'est des gens qui sont pour la livraison de valeur, puis une équipe autonome. Télétravail devient un tremplin au lieu d'un boulet. C'est pas pire, ça? Tout à fait, ça. Non, mais c'est tout à fait ça. Je m'étais intéressé à l'engagement du personnel en télétravail pour une raison très simple, c'est que si tes équipes ne sont pas engagées, tu passes bien trop d'énergie à vouloir essayer de contrôler des gens qui n'ont pas l'intention de travailler pour toi, ou le moins possible, finalement. Les efforts sont mal investis. Tu investis le peu d'efforts que tu peux investir pour contrôler des gens, au lieu de pouvoir investir ces efforts-là pour te Assurer que les gens sont encore mieux avec ton organisation, qu'il y ait plus de perks et qu'il y ait encore plus de goût de rester là. C'est le chemin inverse. Je vais terminer en donnant ma fameuse métaphore du jardin.

UNKNOWN

Tu...

SPEAKER_02

Tu n'as pas beaucoup de résultats en essayant de tirer sur des plantes qui poussent plus vite. Forcer le monde à être engagé, on vous souhaite bonne chance. Si vous avez besoin d'aide, venez nous voir. C'est une bonne conclusion. Merci beaucoup, mon cher Luc. Ça a été une belle expérience. Très, très fluide. Parce que toi et moi, on est habitués de se lancer des cracks. On a pu en faire profiter notre public. Si jamais on veut te contacter, c'est quoi le meilleur moyen? Scientifix.com Vous avez le formulaire pour me contacter. Oui, c'est... Tungopirate avec un Y. Ah oui, on a l'air de l'être direct à poitrine. Scientifix.com. Puis sinon, il y a LinkedIn dans lequel je suis assez actif aussi. Puis normalement, je réponds assez rapidement. À un moment donné, Luc, il va falloir qu'on fasse quelque chose ensemble. Ce serait le fun d'aider du monde. On vient de faire de quoi, là?

UNKNOWN

Moi, je suis dans une lubie, là.

SPEAKER_02

C'est quoi? Dans une lubie, quoi? On vient de faire de quoi ensemble, là? Oui, je sais. Non, mais je veux dire, on devrait développer un projet, quelque chose. Je sais pas quoi. J'ouvre des portes, je plante des gammes. Non, non, moi, je suis d'accord avec toi. De toute manière, on va avoir l'opportunité. Tout à fait. Merci, mon cher. Peut-être qu'on pourra remettre ça sur d'autres sujets, si à un moment donné, il y a quelque chose. Hey, Fortier, veux-tu parler de ça? Toujours au bal. All in. All in, ça marche. Donc, écoutez, chatte-pirate, enjoyez votre télétravail, si vous en avez. Il y a toujours moyen de partager ces généreux épisodes gratuits à certains preneurs de décision, ou non. C'est peut-être qu'ils vont être capables de faire fi de leur biais. leurs nombreux biais de validation et se remettre en question. C'est quelque chose qui est sain, on pense. Si jamais ils ont besoin d'aide, il y a un masse de ressources. Juste pour conclure là-dessus, des fois, ce n'est pas une question de mauvaise volonté. Quand on se met dans les pieds des décideurs, ils ont tellement de choses à gérer que des fois, on n'a pas le choix de tourner les coins ronds pour que la business fonctionne. Il y en a qui ont de la mauvaise volonté, mais il y a des gens qui sont pleins de bonne volonté, excepté que l'information, ils ne l'ont pas et ils sont poignés dans cafernaum de discours, comme on disait tantôt, puis ils ne savent plus qui croire à travers tout ça. Exact. Je pense que la plupart des entrepreneurs veulent la paix d'esprit, puis c'est très difficile à acquérir. Voilà. Bonne chance avec tout ça, tout le monde. J'espère que la majorité d'entre vous sera content du deal que vous avez tiré pour le télétravail, si vous y avez le droit, de par votre profession. Sinon, venez nous dire, venez nous racontez en commentaire dans LinkedIn, dans YouTube. Comment vous vivez ça, vous autres? Est-ce que vous êtes satisfaits de votre politique de télétravail au bureau? Est-ce que, si vous êtes un entrepreneur, qu'est-ce qu'ils en pensent, votre monde? Est-ce qu'ils sont engagés? On veut tous savoir ça. Et sinon, mon cher, peut-être qu'on se reverra dans un épisode futur que j'ai déjà hâte. C'est le fun. Merci, mon cher. Avec plaisir. On se voit au prochain épisode.

UNKNOWN

À bientôt.

SPEAKER_03

Générique