Go Pyrate!, Le Podcast
Mutinez-vous contre le "comment on a toujours fait"! Que vous soyez employé ou gestionnaire, apprenez des pyrates et prenez le contrôle de votre carrière et de votre environnement de travail en revoyant les dynamiques patron-employés, en devenant antifragile, en développant votre leadership d'intention, et en cessant d'être victimes de mauvais employeurs!
Go Pyrate!, Le Podcast
223. Le travail n'a pas changé, nous avons changé
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Le marché du travail est pas facile au Québec ces derniers temps, et pourtant... 40 % des travailleurs ne recommanderaient pas leur employeur et presque un sur deux envisage de sacrer le camp dans les 5 prochaines années.
Adrien Barret, informaticien belge installé au Québec depuis 13 ans, est venu sur le podcast de Go Pyrate pour poser un diagnostic sur la situation.
Contrat moral brisé, gestionnaires promus par habitude plutôt que par compétence, télétravail refusé par du monde qui a peur de pas voir ses équipes, bullshit jobs exposées par l'IA. Comme il dit, c'est multifactoriel.
Sauf que le fond du problème, c'est peut-être juste qu'on a fini par s'en rendre compte.
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C'est pas nécessairement une question de nostalgie ou que c'était mieux avant. « Ah, dans mon temps, le travail était bien mieux!
UNKNOWN»
SPEAKER_01On marchait pour y aller
UNKNOWN!
SPEAKER_04Quand quelqu'un sur Omnifam peut vendre littéralement l'eau de son bain pour devenir millionnaire, quelle est la valeur d'avoir travaillé 30 ans dans une banque
UNKNOWN?
SPEAKER_04Ça dérègle tout, en fait. Puis ça, c'est les réseaux sociaux qui ont créé ça ou qui ont montré ça. Je pense pas qu'il faille taxer les riches, parce que si tu les taxes, ils vont juste partir ailleurs ou trouver un autre système financier.
SPEAKER_01Moi, je pense que c'est une légende urbaine.
SPEAKER_04Je pense que chaque entreprise qui fait plus de X milliers, millions de dollars devrait reverser à la communauté, à des coopératives, une partie de cet argent.
SPEAKER_01chère pirate, cher Adrien, bonjour. Aujourd'hui, on reçoit un invité. C'est assez spécial, Adrien. On a discuté sur LinkedIn à quelques reprises, mais spécialement suivant un post que j'ai fait dans les dernières semaines qui parlait du fameux sondage La Presse qui a fait un peu parler de lui. 40% des Québécois ne recommanderaient pas leur employeur. Ouch! Et ça fait mal ça fait mal pas que ça, 27% veulent partir dans les 12 prochains mois et 45% considèrent partir d'ici 5 ans. Donc, le marché est difficile, mais les gens veulent quand même partir. Donc, on a commencé à discuter suite à ce post-là en privé. Puis, tu m'as écrit un joli pavé, dans le fond, de ton opinion du monde du travail. Puis, honnêtement, je trouvais ça vraiment intéressant parce qu'on a des vues en commun là-dessus et je t'ai invité, veux-tu venir en parler? Donc aujourd'hui, on va parler du fait que le travail n'a pas tant changé, mais nous, on a changé. Croyez-le ou non, les gens évoluent. Mais avant d'entrer, évidemment, dans le concret, qui es-tu et où vas-tu, surtout?
SPEAKER_04Je ne sais pas où je vais, mais j'y vais, en tout cas. Je m'appelle Adrien. Je viens de Belgique. Ça fait... 13 ans que je suis au Québec. Ça fait 12 ans que je suis retourné en informatique parce que j'ai eu l'occasion dans ma vie de faire des choses complètement différentes. Et mon premier emploi, en fait, n'était pas du tout... C'était lié à de l'informatique, mais c'était pas du tout spécialisé comme je le fais maintenant. Ça fait 25 ans que je travaille en informatique aussi, donc j'ai pu reprendre aussi assez facilement. Puis j'ai pu vivre autant à Montréal qu'en région. Là, je suis en région. Donc je vois un peu les différences. Autant de culture, comme manière de voir les choses, de faire aussi. Tout le monde n'a pas son pick-up à Montréal, tandis qu'en région, tout le monde a son atelier de construction complet dans son garage.
SPEAKER_01Tout le monde n'a pas son métro en
SPEAKER_04région. Non plus. Je voyage un peu aussi au Québec, à travers la culture des différentes régions. J'ai eu l'occasion de travailler avec un très large cercle social en Montréal, en informatique, d'organiser d'assez gros meet-ups, d'avoir des partenaires de renom. J'ai travaillé avec la STM, je travaille avec Radio-Canada J'ai travaillé avec Red Hat aussi. J'ai eu l'occasion de voir un peu des plus petites entreprises et très grosses entreprises et de voir le marché du travail justement à travers différents scopes, soit en tant qu'employé, soit en tant que consultant justement pour ces
SPEAKER_01entreprises. Très intéressant. J'ai trouvé ça vraiment intéressant parce que bien que tu n'as pas habité ici toute ta vie, le portrait que tu m'as fait du travail, spécialement à Montréal et au Québec, est assez exact. Donc, tu y es clairement passé au travail. Et ce qu'on offre aux pirates aujourd'hui, c'est une discussion d'un point de vue d'un Québécois et d'un point de vue d'un immigrant essentiellement. Comment est-ce que le travail se vit? Et je suis certain que plusieurs d'entre vous qui êtes à l'écoute allez remarquer certaines tendances, n'est-ce pas, dans ce qu'on va discuter. Peut-être que vous vivez les mêmes choses. Donc, effectivement, le marché n'est pas facile en ce moment. Et 40% des Québécois ne recommanderaient pas leur employeur et 27% partirait là, dans l'année. Imaginez les chiffres si c'était favorable comme marché. Bon, on s'entend, c'est une étude. C'est un sondage. Ça peut dire ce que ça veut dire, mais quand même, qu'est-ce que ça signifie que malgré le fait que c'est difficile comme marché, les gens sont quand même prêts à prendre le risque de vouloir quitter. Puis, on disait dans notre échange, c'est pas nécessairement une question de nostalgie ou que c'était mieux avant Ah, dans mon temps, le travail était bien mieux. On marchait pour y aller. C'est pas ça. C'est pas tant la même chose. Évidemment, il y a eu de la progression. Il y a eu de l'innovation dans le travail. Il y a eu des améliorations de conditions. Mais ça ne veut pas dire que c'est plus intéressant ou plus fun ou que la moyenne des postes se portent mieux. Donc, on va creuser pourquoi toi et moi, un petit peu, essayer de voir autant du macro, du high level, que du vécu personnel avec ton histoire. Qu'est-ce qui a changé dans le travail? Spécialement, on va dire, la pandémie a été un point tournant là-dedans. Donc, la façon dont j'ai structuré le podcast, on va parler du contrat brisé. On verra ce que ça veut dire. La perte de repères, ce que les entreprises ont raté puis, à la fin, ton témoignage, dans le fond, comment est-ce que toi, tu as vécu ces changements-là. Est-ce que ça te convient comme
SPEAKER_04plan?
SPEAKER_01Oui, c'est parfait. Donc, avant qu'on saute dans le vif du sujet, on se rappelle que cet épisode-là est rendu possible grâce à la contribution de nos patrons, nos patrons. On a des patrons sur Patreon. Donc, pour devenir membre, c'est patreon.com barre oblique GoPirateCanada. Ça vous donne accès à notre serveur vers Discord. Ça nous donne un accès privilégié à nous, les pirates, tous ceux qui sont dans notre entourage, aux autres pirates également. Et on se donne des coups de main, on refait le monde. C'est assez intéressant et on a besoin d'avoir des gens d'un peu partout qui font un peu de tout. Ça nous permet de bien nous entraider, bien survivre au monde du travail dans lequel il est en ce moment. Et juste avant qu'on continue, on prend juste quelques secondes pour aller voir la publicité de notre amie François Baillargeon, les solutions informatiques Baillargeon.
SPEAKER_00Vous avez remporté un appel d'offre, mais pas la ressource pour le livrer, ou votre infrastructure ne suit plus, obsolète, peu fiable, sans plan de relève clair. On connaît ce terrain, et on est là pour le stabiliser. Chez Solutions informatiques Baillargeon, on conçoit, déploie et exploite des systèmes d'information depuis plus de 24 ans. Windows, Linux, FreeBSD, VMware, Ceph, VPN, Parfeu. On assemble l'infrastructure qu'il vous faut avec le bon outil. Toujours. On vous aide à livrer vos mandats, à fiabiliser vos environnements, à contenir vos coûts. Et surtout, on vulgarise. Vous avez un partenaire, pas une boîte noire. 100% québécois, passionnés par le logiciel libre et l'efficacité, on déploie ce qu'il faut, où il faut, pour que vous puissiez avancer. Besoin d'un coup de main? On est là pour livrer avec vous.
SPEAKER_01Alors, la façon dont on a monté l'épisode, mon cher, au début, j'avais ça le contrat brisé. Parce qu'il y a quelque chose qui était là avant qui ne l'est plus. Et ce n'est pas parce que c'était là avant que c'était mieux. Mais les choses ont changé. On a l'impression que les humains s'en rendent compte, mais pas nécessairement les entreprises ou les entrepreneurs.
SPEAKER_04Effectivement, je pense que c'est multifactoriel. Ce n'est pas forcément un point spécifique. Souvent, quand on essaie de faire un changement, quand on est CTO, par exemple, dans une boîte, on essaie de trouver le gros point qui permet de changer majoritairement les choses. Dans ce cas-ci, il n'y en a pas forcément un en particulier. Par contre, on a un gros déclencheur, tu en as parlé, la crise du Covid a effectivement été un gros déclencheur pour beaucoup. Est-ce que certaines personnes faisaient déjà du télétravail avant
UNKNOWN?
SPEAKER_04Oui. Est-ce que tout le monde en faisait
UNKNOWN?
SPEAKER_04Non. Par contre, on a tendance, je pense, à un peu mélanger tout. Dans le sens où Tout s'est accéléré, tout s'accélère encore plus avec l'IA à l'heure actuelle. On ne peut pas dire que c'est la faute à l'IA. L'IA, c'est un outil comme Internet a été un outil. Ça fait juste aller plus vite les choses et ça montre peut-être plus l'inutilité de certains postes. Je vais appeler ça comme
SPEAKER_01ça. Ah oui, tu connais peut-être le terme bullshit jobs
UNKNOWN?
SPEAKER_04Oui, exactement. On voit en fait à quel point certains jobs pouvaient être automatisés et où on a engager des gens intelligents, des humains avec une créativité pour finalement les automatiser eux-mêmes et finalement leur faire perdre un peu leur humanité. Et je pense que dans ce multifactoriel-là, on arrive à plusieurs conséquences. Le marché financier n'est pas bon. On voit ce qui se passe entre Trump et les changements qu'il est en train de faire, qu'on n'amène pas. Ce n'est pas le point du podcast non plus, mais il y a un impact sur le marché. Il y a un impact sur le marché de l'évolution des entreprises au fur et à mesure des dernières années
UNKNOWN?
SPEAKER_04Est-ce qu'elles ont été innovantes
UNKNOWN?
SPEAKER_04Est-ce qu'elles ont fait preuve d'ouverture d'esprit
UNKNOWN?
SPEAKER_04Est-ce qu'elles ont eu un plan de vision, non pas aux deux semaines, mais sur trois ans, cinq ans, qu'elles ont été des plans qu'ils ont mis en place pour réussir à aller jusque-là
UNKNOWN?
SPEAKER_04L'ouverture d'esprit des personnes, les différentes manières d'évoluer dans les entreprises et l'impact social dans l'entreprise et donc financier que ça a pu avoir. Le Covid en a été un. Le retour au travail en est un aussi parce que finalement, vouloir retourner sur place quand on a trouvé une quiétude chez soi, d'avoir moins de stress dans les transports, une meilleure installation, avoir plus facile d'aller conduire ses enfants à l'école, de peut-être les conduire plus tard pour qu'ils soient eux-mêmes en meilleure santé, à ne pas courir tout le temps le matin. Pourquoi est-ce qu'on veut retourner dans une entreprise qui nous oblige en fait à aller sur place? Quand je dis multifactorielle, je pense que c'est un peu tout ça finalement qu'on peut mélanger et ça devient finalement la raison
SPEAKER_01pour moi. Absolument. Quand on parle de contrat brisé, c'est qu'il y avait des choses qu'on était habitués d'avoir dans le travail, qui, comme tu dis, qui s'accélèrent, qui changent en ce moment, puis qui sont beaucoup moins peut-être intéressantes pour les travailleurs. Tu sais, on parlait des marqueurs de réussite, les promotions, la stabilité d'emploi, les augmentations de salaire. Tu vas y en être, là. La stabilité d'emploi, là. Je veux dire, après, tout le monde et son voisin étaient à une décision à faire près de se faire mettre à la porte. Pas nécessairement sans conséquences, mais Mais quand même, la stabilité de l'emploi en ce moment est aussi précaire pour n'importe qui que l'ancienneté essentiellement. Parce que c'est vrai des deux côtés. Pour les entrepreneurs et les employés qui restent longtemps, ça commence à être rare.
SPEAKER_04Ça commence à être rare parce que je ne peux pas parler pour tous les domaines financiers. Je parlais en informatique, donc je peux parler juste de celui-là en connaissant le cause. Il est très facile de pouvoir changer de travail au Québec. C'est quelque chose qui, moi, venant d'Europe, a été aussi bien qu'aussi mauvais, à une certaine mesure, parce que pour 50 dollars de plus, certains vont changer de travail de A à B. Sur la finalité, ça ne change pas, mais je me souviens d'un collègue qui m'a dit « Ah, l'Union, on va de cet employeur-là à celui-là, parce que entre les deux, on a une augmentation d'à peu près 1 000, 2 000 pièces, 5 000 pièces, et après un ou deux ans, on retourne chez le premier, puis c'est en continu depuis 10 ans. » Je ne sais pas à quel point c'est vraiment viable, mais quand on a cette facilité de changement, effectivement, on a peut-être déjà moins d'investissement personnel dans le
SPEAKER_01travail. Mais le système encourage ça. Le système encourage ça. Parce qu'on a tendance à embaucher à l'externe davantage qu'à promouvoir les gens. Donc, le système est optimisé pour
SPEAKER_04ça. OK.
SPEAKER_01Là,
SPEAKER_04je te retourne une autre question, par contre, qu'on avait prévu d'aborder. C'est à quel point savent évoluer les personnes et sont des fois une bonne chose dans l'entreprise. Le nombre de managers que j'ai vus qui n'étaient pas formés, qui dans leur job étaient là et par habitude d'être là et par connaissance historique, pas par compétence, par connaissance historique, sont montés gestionnaires. Socialement, ça se passe bien, ils fonctionnent bien, on sait comment ils fonctionnent, donc on sait ce qu'on aura à peu près comme résultat, ou on espère en tout cas, on veut le garder, donc on va le mettre manager. Et là, l'impact que j'ai vu, c'est l'équipe est en train de se détruire. Et comme l'équipe se détruit, elle fonctionne moins bien, on a plus de turnover et le turnover de personnes compétentes en échange. Oui, mais ça impacte la business parce que ça impacte d'un point de vue financier le support, l'évolution, l'innovation de l'entreprise, et ça impacte non pas peut-être un département au final, mais ça impacte peut-être 15 départements, mais on ne le voit pas directement. on va le voir peut-être six mois, un an après, à cause d'une promotion mal placée au final. Est-ce que la récompense que l'on donne aux personnes devrait toujours être une promotion
UNKNOWN?
SPEAKER_04Parce qu'on avait l'idée que pour évoluer dans l'entreprise et sociétalement parlant, il fallait avoir un poste plus haut. Ah, je vais devenir CTO, je vais devenir vice-président. Et au lieu de commencer à essayer de construire des patrimoines, certains ont acheté des maisons et ont fait des... et des triplex et autres, ils ont fait un patrimoine de même. Mais en termes de travail et d'éducation du travail, au lieu d'apprendre à faire un patrimoine et peut-être ouvrir sa société à la place, ou d'aider les gens à devenir consultants et en fait à faire une facturation dans l'entreprise, on leur dit « Non, non, tu vas devenir CTO, tu vas devenir gestionnaire. » Et les gens ont pris cette habitude au fur et à mesure de « Ma carrière va rester dans une entreprise ou dans un état d'employé, en fait, au final. » long, mais je ne ravis pas mes compétences. Quand quelqu'un est manager, combien de fois Est-ce que cette personne
SPEAKER_01a été formée à la psychologie ou au leadership? Combien de fois? Écoute, ça s'appelle le principe de Peter, que tu connais peut-être. Oui. Donc, pour les auditeurs qui ne connaissent peut-être pas, c'est que quelqu'un est très bon à faire quelque chose. Par exemple, un technicien en informatique peut être très bon à apporter des solutions aux problèmes, à coder. Le champion du code, il n'y a pas de trouble. Il devient éventuellement un lead. Donc, le lead, il va commencer à choisir les langages de programmation, les standards, les choses comme ça, les librairies, tout ce que tu veux, prendre des décisions technologiques et éventuellement, c'est quoi la suite logique et le réflexe, c'est de le rendre manager, directeur ou des gens qui, tout d'un coup, un gars qui s'occupe des technologies doit s'occuper des gens. Et comme il n'a jamais fait ça, il s'est dit, je vais continuer à faire ce que je faisais, puisque ça m'a mené jusqu'ici, donc je vais continuer à être un technicien en informatique et dire à mon équipe comment le faire. Et c'est là que ça... Tu comprends? Lui, il était un très bon technicien parce qu'il avait... Il faisait preuve d'innovation et d'agentivité. Mais là, il va commencer à imposer sa vision aux gens qui sont en dessous de lui. Ce qui va créer, entre autres, du désengagement et qui va perpétuer leur statut de suiveur. Lui, c'est un leader. Mais pour rester leader, il faut que les autres soient des followers. Donc, Donc, l'impressif de Peter derrière tout ça, c'est qu'il était très bon techniquement, donc il montait en échelon. Mais il est rendu à un point où il ne sait pas exactement comment gérer les humains et devenir meilleur à le faire. Donc, il ne s'améliore pas. Donc, il reste là. Et ça, c'est l'absurdité du principe de Peter. C'est que puisque tu ne t'améliores pas, tu restes à l'endroit où tu n'es pas bon. Et ça fait des dommages incroyables. Et j'aime beaucoup ce que tu dis parce qu'il y en a, je connais des gens, des gens avec qui j'ai travaillé, qui refusaient des promotions. Je veux juste faire mes choses. Je ne veux pas gérer des gens. Pour moi, je suis incapable, je ne peux pas naviguer à travers la politique d'entreprise. Je veux juste faire ce qui me plaît. Et apparemment, il n'y a pas de place pour ça. Il y a juste la place pour gérer d'autres gens. Et ça, c'est quelque chose qu'on doit déconstruire, je crois, dans le travail. D'abord, commencer à s'intéresser intéressé à ce que qu'est ce que les gens ont envie de faire? Je sais que ça peut faire de l'urticaire à
SPEAKER_04certains managers. Il y a deux choses importantes. Je vais réagir sur la première, qui était le syndrome de Peter, parce que Peter, il augmente dans la pyramide et il y a un principe aussi du cerveau. Et là, c'est physique. Tout le monde vit ça à une certaine mesure. Plus on monte dans la pyramide, plus on doit acquérir de nouvelles compétences. Donc, même si Peter a de nouvelles compétences, le problème, c'est qu'il avance avec ses compétences à avec des œillères. Il a juste, comme tu disais, sa manière de voir les choses qui ont réussi jusqu'à présent. Mais plus on monte en responsabilité, en fait, plus notre vision avec des œillères, elle s'adapte au rôle actuel qu'on a. Ça ne veut pas dire qu'on s'améliore et qu'on le fait bien. On a toujours nos œillères, mais elles se ferment encore plus et le cerveau va avoir tendance, je suis un fan de psychologie, c'est pour ça que je parle de ça, mais le cerveau va avoir tendance à oublier les compétences qu'il avait avant. Donc, ça veut dire qu'on n'est déjà pas un bon manager, mais si on redescend, il y a une learning curve qu'on va avoir, qui va être... et ce qui fait qu'on ne le saurait même plus des fois, ça dépend des personnes, mais on ne saurait pas forcément redescendre à l'échelon où on était. Donc on se retrouve à « je ne sais plus quoi faire de ma vie » et je vais réagir à la dernière chose que tu disais, c'est « ok, mais qu'est-ce que les personnes ont envie de faire
UNKNOWN?
SPEAKER_04» Et là, il y a un grand point, je pense que la pandémie a vraiment accentué ça, je pense que les gens ont perdu le sens de la vie, le sens aussi de pourquoi… C'est important pour un être humain de travailler. Si je veux avoir à manger, que je sois en informatique, ou que je sois fermier, il faut que je cultive quelque chose pour le faire pousser, pour ensuite avoir de quoi nourrir. L'argent, c'est juste un moyen, un système de troc entre les deux. Si moi je suis bon en informatique, je suis bon en informatique, c'est tout, et mon troc se fera avec l'argent. Mais pour ça, il faut que je sache ce que j'ai envie de faire dans la vie, que je puisse y réussir, pour pouvoir réussir, construire des compétences, des connaissances, puis des compétences, parce que c'est dans l'ordre des choses, tout simplement pour le cerveau. Et quand on arrive à ces compétences pour pouvoir évoluer, En général, on a 40 ans dans la vie. C'est souvent vers cet âge-là que ça arrive. Et là, on se dit, OK, mais qu'est-ce que je fais
UNKNOWN?
SPEAKER_04Puis là, comme tu dis, on doit déconstruire le système parce que le système n'est pas forcément fait pour que moi, je veuille rester finalement super compétent en informatique. Parce que oui, je travaille avec l'IA, je fais plein de choses, mais j'aime ce que je fais. Je n'ai pas envie d'être le CEO forcément d'une entreprise. Ça dépend des gens. Il y en a qui vont le vouloir. Mais justement, ce besoin, j'ai l'impression que les gens se sont perdues émotionnellement dans le monde, et que là, ça impacte ce monde du travail actuellement, parce que tout va simplement plus vite. La pandémie a été une chose, l'IA en est une deuxième. L'IA, c'est une révolution, c'est un outil révolutionnaire qui est l'équivalent de la presse écrite, en fait. Si tu me laisses faire un aparté là-dessus, avant, les moines avaient la connaissance et le pouvoir de transmettre l'information. Donc, s'ils voulaient changer l'histoire, il n'y avait que eux qui avaient ce pouvoir-là. Quand la presse écrite est arrivée et qu'on a pu copier plus facilement le savoir, tout le monde a pu apprendre à lire et tout le monde a pu changer. On a démocratisé le savoir. Exactement. Internet, ce n'était pas une démocratisation du savoir, ça a été un outil de partage. Là-dessus, on met l'IA qui est la connaissance. On a la presse écrite version technologique maintenant. Donc, maintenant que ça va aller beaucoup plus vite et qu'on peut automatiser, on on va voir beaucoup plus, et je pense que c'est un peu le danger de l'IA d'ailleurs, on va voir dans le monde et dans le monde du travail des grandes dépressions à une certaine mesure, parce que les gens vont devoir se redemander c'est quoi le but de la vie, c'est quoi le but de leur propre vie, et oui j'ai besoin de travailler, oui j'ai envie de travailler, déjà parce que ça m'occupe, ça me permet d'accomplir quelque chose, mais qu'est-ce que ça accomplit de travailler
UNKNOWN?
SPEAKER_04Comment est-ce que moi je m'accomplis dans le travail
UNKNOWN?
SPEAKER_04Est-ce que c'est le fait d'être manager par habitude, d'être là dans l'entreprise ou pas
UNKNOWN?
SPEAKER_04Peut-être
SPEAKER_01que oui, mais je pense que majoritairement, ça va être non. On parlait justement du point tournant de la pandémie, puis j'avais lu un article, il faudrait que je le retrouve, je viens de m'en rappeler là, donc je ne l'ai pas sous les yeux, mais on en avait parlé dans un épisode, ça fait peut-être un an, quelqu'un qui disait, une chercheuse qui disait, la pandémie a apporté un grand changement dans les ambitions des gens. Qu'est-ce qu'ils voulaient de leur vie professionnelle. Elle s'est rendue compte qu'elle avait fait des études, des sondages, mais généralement, il y avait une importante transition de la reconnaissance et l'ambition professionnelle. Elle avait pris du recul vers les limites personnelles. Donc, les limites personnelles pendant la COVID sont devenues plus importantes pour les gens que leur ambition professionnelle. Ils se sont rendus compte essentiellement qu'ils l'ont vécu pendant un an et demi de confinement, que les limites personnelles n'étaient pas désagréables. Et que ce n'était pas obligatoire et obligé qu'elles soient envahies par le travail. Et qu'elles ont repris leurs droits essentiellement dans, on peut dire ça dans la pyramide de Maslow de la profession. Et puis, tu vois, on envoie encore des échos par rapport au télétravail. Il y en a qui voient le retour au bureau forcé comme une transgression des limites personnelles. Je peux le faire de chez moi. Pourquoi me forcer à payer de l'essence du transport en commun pour faire quelque chose que je peux faire de chez moi. Et c'est une discussion qui, on va dire, n'est pas à veille d'être terminée. Et que, bon, les lois embrouillent le tout en faisant, bien, les entreprises peuvent décider d'où le travail se fait. Mais ça ne se limite pas qu'aux lois. On l'a déjà dit, aucune entreprise n'a un droit acquis à survivre. Donc, si le gazon est plus vers ailleurs pour toujours, les entreprises éventuellement vont juste fermer. Donc, il faut inclure ça dans les stratégies et tout ça. Et quand on dit, dans le premier chapitre, le contrat brisé, c'est un peu ça. C'était le contrat qui était je te donne un travail et tu effectues le travail. Simplet comme ça, c'est peut-être très bien dans les années 1940 peut-être, ou même les années 80. Mais aujourd'hui, c'est beaucoup plus complexe que ça. La technologie rend ça plus complexe, la société, l'avancement de l'humanité en soi rend ça beaucoup plus complexe. Il n'y a plus que seulement survivre sur la table. À l'époque, tout était une question de survie. C'est encore le cas chez une grande, grande part des travailleurs aujourd'hui, en fait. Mais ce n'est plus que la seule chose qui compte. Donc, il y a... C'était tout le temps vraiment intéressant d'avoir une promotion, de gravir un échelon. Mais est-ce que d'être performant, performant professionnellement, c'est vraiment ça qui fait que tu as une satisfaction professionnelle. Il y a des gens qui se retrouvent très, très haut placés dans des entreprises à se rendre compte qu'ils ont l'impression qu'ils n'ont rien fait de leur vie.
SPEAKER_04À part l'argent. Oui. Certains s'accomplissent à
SPEAKER_01travers l'argent. 100%. C'est leur droit et tant mieux pour eux, honnêtement. Moi,
SPEAKER_04ça ne marche pas. C'est ça. chaque personne est différente et il faut aimer cette différence il faut apprécier la différence justement des gens par contre tu l'as dit au début on était engagé pour travailler et c'est correct qu'on soit engagé pour travailler et je vais même dire à la limite qu'on n'ait même pas de but ou de besoin de valorisation avec le travail il y a des gens qui sont plus créatifs qui vont avoir besoin d'un job plus créatif et ils vont devoir changer parce que finalement la promesse a été brisée tu auras un job plus créatif plus libre et il s'avère que l'équipe n'est pas prête à ça, ou le département, ou quoi que ce soit. Donc, effectivement, les promesses de privilégier sont là. Mais là, en parlant de télétravail spécifiquement, j'ai un problème avec ça, parce que ça fait 5 ans, 6 ans que je suis en télétravail, Ça a commencé un petit peu avant la pandémie, je faisais déjà de l'hybride et on m'a toujours engagé parce que j'étais compétent. Alors tu disais mais pourquoi ce qu'on travaille? Mais moi, j'aime ça être compétent dans mon travail. J'ai besoin d'être
SPEAKER_01compétent.
SPEAKER_04Non, mais c'est humain. Oui, mais il y a des gens qui vont se satisfaire. Je sais faire ma job, ça suffit. Je veux
SPEAKER_01mon chèque de paye. Merci,
SPEAKER_04bonsoir. Moi, j'y arrive pas. Mon cerveau n'y arrive pas. Parce que j'ai l'impression que si je stagne, je régresse. Et que quand on régresse, on meurt. C'est comme ça que je le ressens. Et donc, je travaille pour travailler et pour livrer des choses. Et je sais le faire en télétravail. Donc, c'est quoi le besoin d'être en présentiel
UNKNOWN?
SPEAKER_04Et là, j'ai des amis entrepreneurs, ils vont me dire, oui, on tous dit, oui, mais il y a de la créativité. Et je suis d'accord qu'éventuellement, se voir une fois par mois, deux fois par mois au bureau, juste avoir du fun ensemble... et parler des problèmes de produits qu'on a. Pas de comment résoudre les problèmes, juste des problèmes de produits et de ventes. Éventuellement, ça peut amener à des solutions, etc. Ok, je comprends. Mais le reste, tout peut être fait en télétravail. Pourquoi vouloir le refuser, en fait
UNKNOWN?
SPEAKER_04Ça ne donne pas plus de cohésion aux gens d'être à la machine à café. Ça veut juste dire qu'ils travaillent moins parce qu'ils sont là par habitude. Ils ne sont pas là pour avoir du fun. Et si tu les payes deux jours, trois jours, semaines pour avoir du fun au travail, ils ne livreront plus rien. Parce qu'ils ne viendront plus s'amuser.
SPEAKER_01Il y a des gens qui disent, pas tous les extrovertis, mais des extrovertis, que c'est ce qui leur manquait le plus, c'est de pouvoir déconner au travail, et je comprends ça, mais c'est ça. C'est ce qu'on doit se baser sur certaines préférences d'une personne pour décider pour tout le monde. Enfin, c'est un autre
SPEAKER_04débat. C'est un bon débat. Oui et non, parce qu'en fait, il faudrait que toutes les réalités puissent coexister en ensemble. Si quelqu'un voulait aller tous les jours au travail, j'avais des collègues et des amis qui aiment ça et je le respecte. Et des fois, j'allais les voir quand on passait la journée ensemble, qu'il y avait entre eux, finalement, ils faisaient leur propre équipe entre eux, sans pour autant que ça affecte les autres. Donc, ça peut arriver. Mais je pense que le problème de refuser le télétravail, c'est un problème de gestion à la base, en fait. Et tout est lié je te disais tantôt ces multifacteurs, parce que si j'ai l'impression que je ne sais pas gérer les gens dans mon équipe, mais qu'ils livrent quand même de la qualité, pourquoi est-ce que je les oblige à revenir
UNKNOWN?
SPEAKER_04Et en fait, c'est parce que moi, je vis un mal-être. Je vis un mal-être soit parce que je n'arrive pas à m'adapter, soit par mon incompétence, ça peut arriver que ce soit ça, désolé de le dire et peut-être de laisser des gens me serrer, soit simplement parce que je veux mettre une autre dynamique dans mon équipe. Et si cette dynamique elle ne fit pas avec les gens que j'ai dans mon équipe, peut-être que je devrais aller dans une autre équipe moi-même.
SPEAKER_03Mais à ce
SPEAKER_04moment-là, le problème n'est pas mon équipe et le télétravail qu'eux demandent, c'est moi. C'est à moi de me remettre en question. Et dans ce multifacteur, justement, je trouve que les gens ne se remettent pas assez en cause. Ils se remettent en cause pour leurs propres besoins, pas pour la communauté. Là, on touche à l'individualisme, je ne vais pas forcément dire l'égoïsme, mais l'individualisme des gens. Je me fais en premier. C'est pas relié, puis tu le couperas au montage si tu veux, parce que je sais que je parle trop et je peux dériver très loin, mais je parlais avec mon coiffeur, Simon. Et vraiment, super belle rencontre. Et il me disait, oui, mais avant, au Québec, on avait des grosses familles. Et donc, notre cercle social, c'était notre famille. On n'avait pas besoin d'amis. On en avait, mais on n'avait pas besoin d'amis parce que notre famille était tellement grande grande que ça suffisait aux besoins. Au fur et à mesure des générations, les familles sont devenues de plus en plus petites. Et maintenant, en fait, on ne sait plus quoi faire. Et j'ai trouvé ça très touchant parce qu'en fait, oui, les gens vont aller voir les Canadiens ensemble parce qu'en ce moment, c'est quelque chose. Mais si on enlève ce point-là spécifique, où est-ce que les gens se rassemblent encore
UNKNOWN?
SPEAKER_04Ils vont aller voir à deux, trois amis d'école un concert sur la... la Place des Arts à Montréal, parce qu'il y a un chouette artiste, ce genre de choses. Mais quand ils vont sortir dans le monde du travail, ils vont avoir tendance à se perdre par la réalité de devoir payer ses factures, de trouver un travail, ce genre de choses. Et au final, cet esprit de famille, il n'a pas transité des familles vers l'amitié. C'est quelque chose qui a été fait en Europe, j'ai envie de dire. Pas forcément toujours d'une bonne manière, suivant les cultures, les langues qu'on pouvait avoir, mais ça s'est fait à une certaine mesure. Et j'ai l'impression que c'est quelque chose... où si on pouvait réinventer ça, faire un changement de paradigme à ce niveau-là, les gens trouveraient une solidarité beaucoup plus grosse, et ça aurait un impact direct dans le monde du travail, dans le fait de se rassembler dans les villes aussi. Pourquoi est-ce que tu irais à Montréal pour le moment, même pour travailler
UNKNOWN?
SPEAKER_04La moitié des restaurants sont fermés, la moitié des magasins sont fermés. Tu sors, qu'est-ce que tu vas faire sur ton temps de midi
UNKNOWN?
SPEAKER_04Tu sors, tu vas retourner prendre le métro, ou tu vas aller acheter un Starbucks à 7 pièces, bien hors de prix, juste pour penser que tu vas au travail pour une raison.
SPEAKER_01C'est quand tu as parlé du 7 dollars de Starbucks, c'est ça le prix de la pression liquide
SPEAKER_04aujourd'hui. Oui, totalement. Puis, on peut promouvoir, on ne promouvoit pas assez les produits locaux, en fait, parce qu'on va laisser des chaînes s'installer et on va avoir plus facile d'aller au AW ou au McDo que d'aller dans un petit restaurant parce qu'on va devoir attendre que le chef fasse à manger. Donc, on est... on est dans un monde tellement faussement rapide qu'on ne prend plus le temps, mais on sait qu'on est obligé parce
SPEAKER_01qu'on
SPEAKER_04ne se sent pas
SPEAKER_01bien. Oui, puis, tu sais, on avait, on a embarqué, je pense, les deux pieds dans le prochain sujet qui était la perte des repères, parce que c'est exactement ça. Oui. Il y a des crises humanitaires partout. C'est sûr qu'on a, à l'époque, il y en avait aussi des crises, mais maintenant, ils sont martelés par les chaînes en continu, par les médias sociaux. Le coût de la vie qui prend une tangente ont démesuré. C'est rendu que des gens, en ce moment, on est des générations qui viennent d'arriver et qui s'en viennent seront moins bien lentilles que leurs parents. Ils seront en moins bonne santé aussi. Les changements générationnels. En ce moment, il y a la survie financière. Je disais tout à l'heure, il y en a qui ont une question de survie. Ils ne se posent pas la question « est-ce que je suis heureux au travail? » Ça s'en va en augmentant. Il y a une question de survie qui revient. Il y a le Plus en plus de gens qui habitent dans des tentes. Je veux dire, je n'ai pas vu ça depuis que je suis petit. Les générations qui entrent dans le marché du travail n'arrivent pas avec les mêmes filets que leurs parents. Moi, je n'ai jamais eu de fonds de pension et je n'en aurai jamais. J'ai pu avoir des REER assez tard dans ma vie. Tu sais, des trucs comme ça. Le fait aussi qu'on a... L'argent est devenu une finalité, beaucoup plus qu'un moyen. Tu disais ça dans ton message, j'ai trouvé ça intéressant. Je me rappelle à peine des cours d'éducation financière que j'ai eu à peine. Je n'ai eu un cours au secondaire. Tu en as eu. Mais on n'a pas vu comment faire ses impôts. On a vu comment faire un budget sur un mois, qui n'était même pas la réalité du Québec. Nous, on est payé aux deux semaines. Donc, on court après l'argent. Je veux dire, on n'a pas nécessairement vu nos parents, pas tout le monde a vu ses parents faire ça. Il y en a qui ont toujours été à l'aise. Du coup, ils se retrouvent dans une position difficile. Je veux dire, On s'entend, c'est quand même une position de privilégié d'avoir tout le temps été à l'aise aujourd'hui. Mais ça reste que les gens n'ont pas les mêmes repères que les générations d'avant. Tu parlais même de réseaux sociaux. Je trouvais ça intéressant.
SPEAKER_03Je ne sais plus ce que je faisais sur les réseaux sociaux.
SPEAKER_01On pense le tout de suite, rapide, le choc, la tension. Ce qu'on voit maintenant, les influenceurs, ce qui est important, c'est de devenir riche et populaire. Ce n'est pas de faire une différence et pas d'être confortable.
SPEAKER_04La réalité, on vit dans une distorsion de la réalité, je pense. Oui, on dirait une dystopie. Oui. Comme tu disais, les réseaux sociaux sont un problème. En soi, les réseaux sociaux sont un problème. Ils l'ont toujours été, ce n'est pas nouveau. Quand ça a commencé avec Internet, et je me souviens encore de l'époque de Caramel, pour ceux qui ont connu ça, d'IRC, d'ICQ, c'était vraiment le fun, mais j'ai toujours trouvé ça plus drôle d'essayer de pirater Caramel et d'entrer en administrateur sur le métier de tout le monde que de participer vraiment à ça. Ce n'est pas un aveu pour autant, mais... c'était quand même une époque un peu un peu acquis finalement d'internet puis c'était le fun parce qu'on découvrait et il y avait beaucoup de curiosité maintenant il y a je pense que quelque chose que les gens ont perdu c'est la curiosité et la résilience hum On vient de nos parents, en tout cas, ma mère n'a pas connu directement la guerre, mais j'ai vécu avec mes grands-parents, c'est eux qui m'ont quand même assez bien éduqué aussi. Donc j'ai toujours été avec des gens qui ont connu le fait de ne rien avoir. Et ma famille ensuite a construit un gros patrimoine, a tout perdu deux fois, donc de se retrouver vraiment proche d'être dans la rue, de ne rien avoir, d'avoir extrêmement difficile pour payer les factures et ce genre de choses, je l'ai connu à plusieurs reprises. C'est une des raisons de pourquoi aussi j'ai quitté mon pays. Mais au-delà de ça, ça m'a appris la résilience. Ça m'a appris que même si on me frappait d'une manière ou de l'autre, la vie, elle continuait. Puis la seule chose que tu puisses faire, c'est avancer. Je pense que beaucoup de gens sont en train de redécouvrir ça. Ils sont en train de redécouvrir que l'achat de trois télés, ce n'était pas utile. Des fois, à la limite, même une salle n'était pas forcément... J'ai aussi une mentalité, je ne sais pas si c'est moi, je pense que c'est quelque chose qui vient peut-être avec l'immigration. En tout cas, l'immigration, quand tu pars parce que tu as des problèmes, pas l'immigration de riche, je veux dire, l'immigration de « je n'ai pas le choix ». Je n'étais pas suivi par des bombes comme certains, mais j'avais mes difficultés à moi à travers ça. Et j'ai immigré en me disant « je n'ai pas le choix de réussir ». Quand tu n'as pas le choix, à un moment, tu te bouges les fesses. Tout le monde n'a pas, et là, la vie n'est pas égale. Elle La vie est inégale pour tout le monde, en fait. Oui, tu peux vivre très riche, mais dans une famille qui te maltrait d'une manière ou de l'autre et que finalement, tu viennes à te suicider parce que ce n'était pas drôle. Mais il y avait de l'argent, mais ce n'était pas bien pour autant. Tu peux être dans une famille extrêmement pauvre, mais il y a beaucoup de bonheur parce que les gens respirent
SPEAKER_02ça par
SPEAKER_04le fait d'être ensemble. Et donc, on vit dans cette dystopie où, comme plus rien n'est réel... Comment est-ce qu'on peut retrouver une base saine pour évoluer, pour se reconstruire
UNKNOWN?
SPEAKER_04Que ce soit pour retrouver un travail ou même redémarrer une culture ou quoi que ce soit. Et encore plus au niveau du travail et de l'argent. Quand quelqu'un sur OnlyFans peut vendre littéralement l'eau de son bain, ou pire, ou des morceaux de ses ongles pour devenir millionnaire, quelle est la valeur d'avoir travaillé 30 ans dans une banque, en ayant été gentil, en ayant peut-être dû supporter des clients vraiment pas le fun des fois. Je travaillais dans un service après-vente où on se faisait crier dessus par 300 personnes au minimum par mois. C'était pas drôle. Pourquoi tu voudrais travailler 30 ans dans cette optique-là alors que tu pourrais être millionnaire en vendant des ongles sur Internet
UNKNOWN?
SPEAKER_04Et cette dystopie, elle fait que Ça dérègle tout, en fait. Puis ça, c'est les réseaux sociaux qui ont créé ça ou qui ont montré ça. Je ne peux pas dire que ça n'existait pas avant. Ce n'était pas mieux avant. Ce n'est pas vrai. Tu parlais tantôt des réseaux, des médias sociaux qui nous bombardent de problèmes. Ça a toujours été. C'était juste moins présent. Je me souviens que, quand j'étais petit, après avoir soupé, on regardait le journal télévisé et on parlait de la guerre à Sarajevo. On parlait de la guerre du Golfe. J'avais 10 ans, 12 ans. peut-être à ce moment-là, je ne sais plus trop. Ah, le roi est décédé, qu'est-ce qu'on va faire
UNKNOWN?
SPEAKER_04On met un roi incompétent à la place, ça détruit le pays. Il y a toujours eu des mauvaises choses qui se sont passées et c'est plus facile d'entretenir une audition et finalement de vendre sur la peur des gens parce que la peur captive le cerveau. Si je te dis tout va bien, pourquoi tu t'en ferais
UNKNOWN?
SPEAKER_04Ton niveau de survie dans ton cerveau, ta cortisol et autres vont changer. je vais être moins attentif à ce que je vais dire. Donc on entretient ce dérèglement du cerveau et de la chimie du cerveau chez les gens. Ça passe par les réseaux sociaux, mais même s'il y avait des réseaux sociaux sains, c'est le contenu qui fait que les réseaux sociaux sont mauvais, ce n'est pas la technologie en soi. Donc c'est ce que les gens se disent. On a perdu, tantôt je te le disais avant d'enregistrer, les gens ont perdu l'habitude de se prendre une basse dans la face quand ils disent quelque chose qu'il ne faut pas. Et c'est vrai
UNKNOWN!
SPEAKER_04nombre de gens qui s'insultent, qui sont méchants les uns envers les autres, entre autres les jeunes sur les réseaux sociaux, et ça devient malsain et on crée cette dystopie humaine. Alors, on peut dire que l'être humain n'est pas normal, mais je pense que l'être humain, il manque d'éducation sur l'empathie, sur la gentillesse, sur le partage, sur l'écoute. Apprendre à écouter quelqu'un, ça fait qu'on est toujours individualiste, mais qu'on réussit à vivre ensemble. C'est important,
SPEAKER_01ça. C'est drôle que tu parles de ça parce que tu as raison On a besoin d'un retour de l'empathie, la gentillesse, la bienveillance. Ma conjointe s'est fait venir un T-shirt qui dit « Être gentil, c'est cool ». J'ai trouvé ça super mignon. 100%. Puis, tu sais... Je regarde, j'ai un fils qui est à l'école, puis je regarde des choses que je n'ai pas envie qu'il vive les mêmes choses que j'ai vécues moi-même. Et je me sens complètement impuissant parce que je sais que je ne peux pas éduquer les enfants des autres. Tu comprends? Et j'espère de tout cœur que les autres parents vont éduquer avec l'empathie, la gentillesse, mais je ne peux rien y faire. Mais oui, on en a besoin en ce moment. En fait, on a besoin de quelque chose de... chose qui fait du bien. Dis-moi, est-ce que tu as entendu, puis ça, je vais peut-être faire un épisode là-dessus éventuellement, Adrien. Est-ce que tu as entendu le terme « hope punk »
UNKNOWNNon.
SPEAKER_01Donc, punk, c'est nécessairement une forme de rébellion. Cyberpunk, steampunk, etc. Hope punk, c'était un mouvement littéraire ou style bande dessinée. Quelqu'un a juste inventé le terme et a dit « je le définis comme ça ». Et c'est essentiellement toutes les histoires dans des mondes un peu dystopiques où des rebelles vont juste essayer de faire du bien parce qu'ils peuvent comme étant une forme de subversion et de rébellion, tout en sachant que la fin utopique n'est pas nécessairement garantie. Donc, c'est là, je fais un petit parenthèse parce que je vais en faire un épisode, mais tu sais, des personnages comme, je ne sais pas si tu les connais, mais dans The Good Place, c'est un show qui est hope punk, le film qui est récemment sorti, Project Hail Mary, où un extraterrestre et un humain travaillent ensemble pour sauver les deux races, C'est Hope Punk. Même dans les plus récents, Monkey D. Luffy dans One Piece, qui est maladivement positif. C'est Hope Punk. Même s'il ne s'en sort jamais, même s'il souffre, ils le font. par principe. Et je pense que c'est quelque chose qu'on a besoin en ce moment. Et je me suis simplement accaparé le concept et j'ai décidé qu'être pirate, c'est être hope punk. Donc, je vais en faire un épisode éventuellement.
SPEAKER_04Je pense que ta raison, ça en fait partie et il manque plein de choses. Et je pense que le gouvernement pourrait aider là-dessus dans le sens où on se demande en ce moment, est-ce qu'il faut taxer les riches ou pas? Je ne pense pas qu'il faille taxer les riches parce que si tu les taxes, ils vont juste partir ailleurs ou trouver un autre système financier.
SPEAKER_01Moi, je Je pense que c'est une légende urbaine, ça, mais c'est une relation.
SPEAKER_04Oui, c'est une légende urbaine. Mais je trouve qu'il y a un concept intéressant derrière. Je pense que chaque entreprise qui fait plus de x milliers, millions de dollars devrait reverser à la communauté, à des coopératives, une partie de cet argent. Je ne connais pas exactement la religion musulmane. C'est juste que je viens d'Europe, puis effectivement, il y a beaucoup de gens qui sont de cette religion-là. En tout cas, à l'époque, j'avais entendu que quand tu fais de l'argent qui dort, c'est-à-dire qui ne sert à rien, entre guillemets, autre que juste faire des intérêts pour faire des intérêts, tu as un certain pourcentage que tu dois remettre à la communauté, d'une manière ou de l'autre. Je ne sais plus exactement les termes. Ils le font, ils le donnent à des
SPEAKER_01œuvres caritatives qu'ils ont eux-mêmes créées.
SPEAKER_04Oui, mais ça ne peut pas être... Faites des œuvres caritatives, justement. C'est ça que je dis bien, des coopératives. Des
SPEAKER_01coopératives. Oui, non, tu comprends, je fais du sarcasme, mais je suis 100% d'accord, oui. Je l'ai compris. Mais des coopératives, 100%,
SPEAKER_04100%. Des coopératives fermières pour aider l'agroalimentaire à avoir plus de culture sans pesticides, par exemple. Des coopératives pour aider les écoles à avoir plus de budget. Parce que ce n'est pas le gouvernement qui va nous aider. le gouvernement, quel que soit le pays, du moment où c'est un régime démocratique, va essayer de réduire les coûts des services publics, parce qu'en réduisant les coûts, ça dégrade le service public. Et en dégradant le service public, ils peuvent dire « Ah ben, le public ne fonctionne pas. » Et ça devient une roue sans fin qu'ils maintiennent, en fait. Au-delà de ça, je trouve que ce que tu dis, c'est vraiment important, parce que c'est nous qui avons le pouvoir. On ne peut pas se fier au gouvernement pour tout, en fait. Je sais, je me fais des ennemis en disant ça, et je ne me lancerai pas en politique, mais La
SPEAKER_01façon dont certains se fient au gouvernement, c'est en criant après les élus. C'est quelque chose que j'aimerais discuter d'ailleurs. Je suis en train de chercher en ce moment quelqu'un avec qui en parler. J'ai quelqu'un à ma cible. Mais comment est-ce qu'on peut faire en tant que citoyen pour reprendre un certain pouvoir sans juste demander « Ah, le gouvernement va-t-il faire quelque
SPEAKER_04chose? » en fait, c'est de faire ça en gouvernement. Parce que tu ne peux pas attendre du gouvernement quelque chose dans le sens où prendre un premier ministre, quel qu'il soit, il va passer plus de 25% de son temps, non pas à essayer de faire son travail, à essayer de se faire réélire et à garder sa popularité. Comment est-ce que, sur quatre ans, si on enlève un an de travail, comment est-ce qu'il peut construire quelque chose pour un pays ou une province
UNKNOWN?
SPEAKER_04Ça n'est physiquement pas possible.
SPEAKER_01Oui, et ça serait le sujet du podcast en entier. Oui, désolé, j'ai pas le dirige. Non, mais ça va. Je m'avais prévenu, Adrien. J'aimerais ça qu'on parle de ton histoire. Parce que l'intéressant, c'est ton point de vue, à toi. Tu es venu travailler ici, entre autres parce qu'il fallait que tu t'en sortes, tu n'avais pas beaucoup de choix. Et finalement, tu ne travailles même pas pour une entreprise d'ici.
SPEAKER_04Non, ça fait 13 ans que je suis là. Ça fait 13 ans que je suis resté juste au Québec. Je désespérais parce que les six premiers... En fait, je suis parti parce que je vivais dans une ville déjà très agressive. Pour imager un peu, c'est comme si Montréal-Nord, c'était toute une ville. Puis je vivais là-dedans. J'ai grandi avec des gens qui ont très mal tourné. Il y en a qui ont fini en prison pour des choses très graves. Mon cadre familial aussi était très chaotique et à une certaine mesure agressif. Je ne me faisais pas frapper, mais il y a plein de types d'agressions différentes qu'on peut avoir dans la vie. Et j'ai dû en fait essayer de trouver des solutions. J'en ai trouvé pendant un temps. J'ai travaillé en informatique, je suis passé à la télé. J'ai fait plein de choses complètement différentes pour juste essayer de survivre et de subsister. Toute ma vie a été un peu dans ce mode de survie. Puis j'arrivais à un moment où j'avais plus plus de perspectives. Quand je suis parti, dans ma ville, il y avait 25% de taux de chômage. Un quart des personnes n'avaient pas d'emploi. C'est beaucoup pour une ville. Cette ville a été la première ville la plus riche du monde, ou la deuxième ville la plus riche du monde, en 1860. Donc, ce n'était pas il y a si longtemps que ça dans l'ère de l'humanité. C'était à cause des mines, grâce aux mines, qui en fait donnaient beaucoup d'argent, etc. On a eu les plus grands artistes, Bruel et Prince. Ah, je vais dire Brel est passé dans la ville, on a eu beaucoup de peintres, Magritte est resté dans la ville aussi un moment, et autres. Donc on a un gros passé culturel et on a tout perdu, mais on a aussi nivelé très fort vers le bas, à cause de la politique, et je ne vais pas m'embarquer tout là-dedans, ce n'est pas du podcast, j'en aurai pour une journée. Mais à travers tout ce qui n'allait pas dans la ville, la seule opportunité que j'ai vue, ce n'était même pas de rester dans mon propre pays, parce que le taux de chômage augmentait. en Belgique, moi j'ai fait le choix d'arrêter mes études en néerlandais, puisque c'est la deuxième langue du pays, qui se porte mieux que la partie francophone, pour plein de raisons, et d'apprendre l'anglais à la place. Donc je me suis dit, ok, je veux parler plus anglais que néerlandais, où est-ce que je peux aller
UNKNOWN?
SPEAKER_04Donc le Canada semblait être la place où aller, et je ne savais pas où en fait. Mon anglais n'était pas assez bon, je n'avais pas confiance en moi là-dessus, donc je me suis dit, je vais aller là où on parle français, et je rencontre et quelqu'un du Nouveau-Brunswick, du coup. Et ça n'avait rien à voir, mais ils venaient faire la
SPEAKER_01promotion. Ils ont Hollande, ils sont la seule province
SPEAKER_04bilingue. Oui, c'est vrai. Mais durant l'entrevue de la personne, c'est après une des ministres du Nouveau-Brunswick qui était venue en Belgique, je n'ai pas eu un si bon feeling que ça d'aller là-bas, mais je me suis dit, je suis quand même attiré par le Canada, donc j'allais au Québec. Et en fait, j'ai trouvé une coloc avec des Français. Déjà, il y a quand même un choc culturel entre Belgique et France, mais encore plus après avec le Québécois en soi. On ne gère pas du tout les amitiés de la même manière, on ne vit pas de la même manière, notre français n'est pas le même non plus. Et donc là, je me suis dit, OK, comment est-ce que je peux m'adapter au pays? Parce que quand on est un bon immigré, on s'adapte au pays, on ne s'attend pas à ce que le pays s'adapte à nous. On aimerait, on a envie, et ça serait bien qu'ils le fassent à peut-être 10%, mais les 90%, c'est quand même l'immigré qui doit le faire, selon
SPEAKER_01moi. Je pense que l'effort à faire du pays qui reçoit, c'est d'accompagner, d'essayer de faciliter la nouvelle vie des gens qui
SPEAKER_04arrivent. Mais donc, tu sais, j'arrive en PVT et pendant 6 mois j'ai pas eu de travail finalement j'ai trouvé du travail dans une holding française qui avait plusieurs entreprises au Québec et j'ai travaillé dans une entreprise qui importait des bonbons, du chocolat et genre de choses donc j'ai pris full de poids et j'y vais avec des punks justement un peu dans la coloc donc c'était complètement anormal comme façon de vivre mais ça a été ma première expérience finalement ici et pendant ma première année, j'ai tout fait pour garder mon travail et j'ai failli être foutu du pays deux fois à cause des papiers. Parce que ça prend du temps, ça prend très longtemps et que, pour donner un exemple concret, quand tu donnes ton casier judiciaire, mais que ton dossier est analysé six mois après, mais que le certificat est valu de juste six mois, on te recale sur un mois, deux mois de temps dans le dossier pour le temps que tu fournisses un nouveau casier judiciaire. Mais toi, tu n'es plus là où tu habitais, donc il faut que tu cours en recherchant l'un d'une manière ou de l'autre. Soit là-bas, soit à l'ambassade si ça se donne. J'ai déjà vécu beaucoup de complexité de papier, surtout que la Belgique était désavantagée par rapport à la France sur les différentes possibilités en 2013. Déjà, tu t'accroches parce que tu dis que tu n'as pas le droit de rater et qu'il n'y a rien qui va faciliter la vie. Ça donne déjà, je pense, la mentalité d'un immigrant d'une manière générale pour ceux qui veulent vraiment rester, c'est que quand tu n'as pas de facilité et que tu fais tout pour rester, tu ne te laisseras pas avoir par le reste des choses. Puis finalement, dans mes papiers avançants, parce que quand tu débutes tes papiers, tu ne peux pas forcément changer d'employeur. Du coup, moi, je n'avais pas encore mon PEQ, je devais absolument l'avoir. Mais là, il arrive que les holdings dans lesquels moi j'étais, elles vendent ces sociétés et elles ferment au Québec. Je fais quoi avec mes papiers
UNKNOWN?
SPEAKER_04Et là, j'ai eu de la chance que mon père mon PEQ, donc Première Expérience Québec, un truc de même, fait que je pouvais changer d'employeur, arrive juste au moment où ils vendent, je change d'employeur et je suis engagé comme directeur infrastructure dans une boîte en TI. Et de là, j'ai eu l'occasion d'aller dans différentes compagnies. Donc, celle-là, c'était une entreprise française, c'était une SS2I française qui, en fait, qui est depuis 20 ans ou 30 ans à Montréal. Maintenant, c'est des gens qui ont obligé le gouvernement à ouvrir les offres de... les appels d'offres aux logiciels libres en informatique parce qu'avant, c'était fermé. Ce qui fait qu'il y a un gros monopole encore maintenant de Microsoft et autres auprès du gouvernement. C'est parce qu'il y a une non-envie finalement d'aller vers autre chose et de garder ses
SPEAKER_01habits. Mais en ce moment, la première ministre du Québec travaille avec la France justement pour essayer de trouver des alternatives à Teams et compagnie. Il y a de l'espoir là-dessus.
SPEAKER_04Il y a de l'espoir, mais je déplore déjà une chose. Pourquoi aller en France? On a les ressources au
SPEAKER_01Québec. Oui, oui, je sais, mais je pense qu'ils travaillent de concert pour essayer de trouver des solutions communes, pas nécessairement pour utiliser des solutions
SPEAKER_04françaises. J'espère. On verra ce que ça va donner. Je veux dire qu'il y a des gens extrêmement compétents sur ce domaine-là au Québec. Oui, oui, oui. Autant les utiliser au maximum, c'est vitrer des fiascos comme ça clique. Un autre sujet pour une journée de tournée. Bref, j'ai fait plusieurs entreprises, puis j'ai travaillé dans nos des entreprises comme Québécois, j'ai travaillé dans des entreprises comme Radio-Canada, j'ai travaillé dans des entreprises dans le domaine de la santé, qui est peut-être le domaine que moi, je préfère. Les médias et le domaine de la santé sont vraiment mes deux domaines de prédilection. Mais c'est le domaine qui change le moins, en fait, la santé. Il y a une mentalité, autant dans les entreprises consultantes que dans le gouvernement lui-même, au niveau de la santé, qui est contre l'évolution. Et ça fait qu'on a des entreprises qui, en informatique, coûtent 4, 5 fois plus cher que la normale. Donc, le gouvernement paye 4 fois plus cher des solutions pour rien. Et on parle de plusieurs millions de dollars, pas 200 000 pièces. On parle de dizaines de millions vendues là. Donc, il y a une mentalité que j'ai commencé à avoir à travers tout ça. Et parallèlement à ça, j'ai vécu autre chose. J'ai vécu des entreprises soit très ouvertes culturellement, soit très fermées. Quand je dis très fermées, c'est-à-dire qu'on avait juste une culture québécoise. À part deux étrangers, pour dire qu'on en est, c'était principalement du
SPEAKER_01Québec. Responsable, j'ai déjà vu ça, une entreprise qui avait des responsables de la diversité qui étaient la seule personne de couleur dans l'entreprise.
SPEAKER_04Oui, on était genre trois Belges, deux Français, puis le reste, c'était des Québécois, puis ce n'est pas une critique, on est au Québec. Il y a une réalité que tu vas avoir plus de Québécois. Par contre, j'ai vu une énorme différence. J'ai été gestionnaire chez Québécois, puis spécifiquement après chez Québécois, puis TVA. Et chez TVA, un de mes employés, la deuxième semaine où j'étais là, j'essayais de faire une réunion pour voir c'est quoi les points qu'ils ont à adresser. C'était une entreprise syndiquée, c'était une entreprise syndiquée, ils étaient tous dans cette mentalité-là aussi. Je pense que ça a peut-être un impact, mais il y a beaucoup de frustration dans l'équipe de part, comment c'était managé dans l'entreprise. Et là, la première chose devant ma propre directrice que mon employé me dit, c'est « Retourne-en chez toi, t'es pas chez toi ici.
UNKNOWN»
SPEAKER_04Comment on fait en matière
UNKNOWN?
SPEAKER_04Bonjour, salut, moi, c'est Adrien. Ça va, toi
UNKNOWN?
SPEAKER_04Comment tu t'appelles
UNKNOWN?
SPEAKER_04Retourne-en chez toi. Bref, j'ai eu ça plusieurs fois. Et en fait, je me suis dit, ok, mais là, ça fait longtemps que je suis là. Je me suis adapté. Et bien, figure-toi qu'il y a un an, j'étais à Magog, puis des gens, je pense, de Laval, en tout cas, étaient là en vacances. Puis je me suis pris un retour dans chez toi. Là, on s'en fout. Il y avait l'agressivité de... en retard d'étranger, casse-toi. Et ça, c'est ce qui m'amène avec... J'ai vu deux choses, en fait, au Québec. Ça m'a triste, en fait, parce que ma blonde, elle est de la Naudière, donc elle est québécoise. Ma fille, elle est québécoise et belge aussi, mais elle est principalement québécoise. On vit ici. Son accent est comme entre les deux. Mais de plus en plus, elle commence à apprendre la prononciation du village. Et en fait... Dans les entreprises multiculturelles, ce que j'ai vu, c'est beaucoup plus de partage entre les gens, beaucoup plus d'innovation. Je dis de partage, mais ce n'est pas juste de partage d'idées, c'est de partage, de collaboration, partager les événements de la vie personnelle. Ah, c'est mon anniversaire. Ah, je vais me marier. J'ai deux bons chums à la job, je les invite. Et je vais même, à la limite, faire la cérémonie pour ma famille, mais je vais en faire une deuxième pour la job quasiment. C'est de faire des méchouis, de faire des cides. J'ai vu ça dans les entreprises vraiment très multiculturelles. Puis il y en a au Québec, je ne peux pas dire qu'il n'y en a pas, mais elles sont quand même plus rares. Par contre, dans les entreprises où j'ai pu travailler, et je parle du domaine de la santé, parce que je pense à une en particulier, parce que j'ai même retrouvé ces mêmes collègues-là, et je ne pourrai plus jamais travailler avec eux en parlant d'eux, mais en tout cas, si ils m'écoutent, mais j'ai retrouvé la même équipe, ou en tout cas le même noyau de l'équipe dans une autre entreprise après. Et j'ai vu exactement le même pattern, sachant un peu dans la deuxième parce que là je commence à crier mais en fait j'ai eu des gens qui travaillent ensemble dans la même culture dans la même manière de passer de penser dans la même manière de faire des choses depuis dix ans et J'ai vu ça dans d'autres entreprises québécoises où il y avait très peu d'étrangers, justement. Et ce que j'ai remarqué, c'est que je me faisais face à un mur que chaque idée ou une idée sur deux, au minimum, que je pouvais donner, était refusée. Ce qui fitait, c'est ce qui allait dans leur sens. « Ah, tu ne peux pas faire du code de telle manière. » Même si ça correspondait au standard qui était dans le guide. « Ah non, nous, on n'aime pas ce que tu as fait là. » Mais ça fitait avec le standard. Est-ce que c'est fonctionnel
UNKNOWN?
SPEAKER_04Est-ce que c'est rapide
UNKNOWN?
SPEAKER_04Oui, mais en même temps, la manière de parler, la manière de discuter. Des fois, un mot que j'aurais choisi plutôt qu'un autre. Ah non, c'est pas le bon mot. Littéralement, c'est pas le bon mot. Non, c'est un mot qui est juste. Et des trucs comme ça, j'en ai eu et j'en ai encore, en fait, quand je travaille avec des entreprises purement québécoises où il y a moins de diversité culturelle. Ça fait deux ans que je travaille en Ontario. La moitié de l'entreprise est en Inde. On a des gens en Argentine. On a des gens en Colombie, on a des gens à Vancouver, on a des gens à Toronto. Puis on est trois au Québec. Je n'ai jamais eu l'impression d'être jugé pour ma manière de parler. Et on s'entend que j'ai un anglais qui vient d'Europe à la base. Donc, where is Kevin
UNKNOWN?
SPEAKER_04Kevin is in the kitchen. You know what I mean with that
UNKNOWN?
SPEAKER_04Et ils ne m'ont jamais jugé sur mon anglais. À la limite, ils ont toujours fait en sorte de me forcer à me répéter pour être sûr de me comprendre, de comprendre les idées. Après six mois, ils m'ont passé l'île technique parce qu'ils n'ont jamais jugé. Est-ce que le mot que j'ai mis est le bon ou pas
UNKNOWN?
SPEAKER_04Mais est-ce que ce que j'ai livré est mieux que ce qu'on avait avant
UNKNOWN?
SPEAKER_04Est-ce que ça nous a facilité les choses
UNKNOWN?
SPEAKER_04Est-ce que ça fait un gain financier
UNKNOWN?
SPEAKER_04Que ce soit réduire des coûts, avoir un nouveau client ou quoi que ce soit, mais est-ce qu'il y a un gain financier
UNKNOWN?
SPEAKER_04Est-ce qu'il y a un gain pour l'entreprise
UNKNOWN?
SPEAKER_04Oui, ok, ben voilà, c'est comme ça que tu vas évoluer. Puis tu ne l'évolues pas parce que on ne te met pas team lead parce que socialement tu es meilleur, ou si, ou ça, on le met parce que la majorité des points pour être team lead, qui est le respect de ton équipe, parce que tu as eu le respect de par ta communication, tes choix techniques, ont eu un effet réel sur l'entreprise en peu de temps, etc. Et ce n'est pas juste les deux points-là, il y en a quand même plusieurs. Le fait que je passe les techniques. Je n'ai jamais eu une évolution aussi simple et presque saine, en fait, dans une entreprise québécoise. Je l'ai dit, j'ai été gestionnaire, j'ai été directeur, j'ai eu des rôles de product owner, j'ai vu un peu de tout. Et tantôt, on parlait des fois de mettre un mauvais manager. J'ai travaillé dans une entreprise où c'est C'était des anciens employés à moi. On s'est retrouvés comme collègues. Je travaillais en scène avec eux. Et j'ai appris plein de choses. On avait une super équipe. Et là, le gestionnaire a eu une promotion. Très content pour lui. Mais on a eu un nouveau chef, une nouvelle chef d'équipe. En six mois, même pas six mois, en quatre mois, je pense, elle a détruit l'ambiance de l'équipe. On était tous sarcastiques. On avait un deuxième degré. Ça n'a pas flitté
SPEAKER_01du tout. Oui, généralement,
SPEAKER_04à cynisme. C'était une personne qui avait l'habitude de développeur et pas de gens qui étaient dans notre contexte technique à nous. Et du coup, elle ne comprenait pas notre réalité à nous. Et elle s'attendait à ce que nous, on doive s'adapter à elle et pas l'inverse. Ça a crié trois fois. Je n'ai jamais eu un job où je me suis engueulé avec un gestionnaire, où on a crié ensemble. Jamais, sauf là. J'ai vécu j'ai pas un bon vécu des entreprises au Québec et je suis pas très proche des immigrés parce que comme je l'ai dit j'essaye de m'adapter moi j'ai vécu l'immigration non adaptée où toi tu dois t'adapter à l'immigration en Europe et je l'ai très mal vécu je me suis plus senti dans mon pays il y a un gros taux de chômage mais il y a eu d'autres facteurs aussi qui ont amené ça qui ont amené mon changement et je me suis dit jamais je vais être un immigré qui va être un fardeau pour l'entreprise ou pour le pays dans lequel je gère je ne veux pas vivre ça je ne veux pas l'imposer non plus parce que je sais ce que ça fait de se faire voler ou avoir l'impression qu'on se fait voler sa culture ma blonde elle me force à ce qu'on fait de Saint-Nicolas parce qu'en Belgique on fait de Saint-Nicolas je ne me suis jamais dit dans la tête par contre aller faire de la Saint-Jean c'est logique j'ai toujours fait tous les efforts pour ça on me fait dire tes idées sont mauvaises retourne dans ton pays finalement ce que tu fais c'est de la merde. Pourquoi tu voudrais rester? Puis en plus, après, t'ajoutes le gouvernement qui met plein de problèmes de faire des papiers et machin. Puis là, on a besoin d'infirmières, on a besoin de ci, on a besoin de ça, mais on les accepte
SPEAKER_01pas. Le gouvernement de la CAQ n'est pas représentatif de tous les Québécois, OK? C'est vrai. Mais par contre, il met un très beau miroir dans le visage. Parce que toi, en tant qu'immigrant, tu l'as vécu. Et moi, en tant que Québécois, je ne l'ai jamais remarqué. Tu vois? Ça ne veut pas dire que ça n'arrive pas. Au contraire, je pense que ceux qui se sentent visés devraient faire... devraient se jeter un petit miroir et se regarder un petit peu plus longtemps des fois le matin si ça leur est arrivé. Mais... quand même, malgré tout ça, t'as décidé de rester au
SPEAKER_04Québec. Oui, parce que c'est pas une généralité. J'ai fait des impôts ici. J'ai fait beaucoup trop de taxes. En fait, déjà, c'est pas une généralité. Je peux pas dire que parce que je vivais en Belgique et qu'on a eu une perte culturelle, tout était dû aux étrangers. C'est pas vrai. Ce qu'on a laissé faire aux étrangers, c'est ce que la politique a laissé faire. Là, il y a un problème, je pense. J'ai une question intéressante, puis ça a peut-être choqué des personnes. Mais depuis un an, quand je rencontre des nouveaux Québécois, des Québécois que je ne connaissais pas, je leur demande, après que je les connaisse un peu par des rêves de même, mais après quelques semaines, si je les vois régulièrement, je leur demande c'est quoi être Québécois. Et j'ai peut-être deux personnes à un an qui m'ont dit c'est quoi être Québécois. Et en fait, ce qu'ils me disaient, c'est des choses souvent que les jeunes n'auraient même probablement pas connues parce que c'est des personnes plus âgées qui me reviennent à être Québécois. C'était ce qu'on était il y a 60 ans en termes de chaleur. humaine de partage de ce que deux en fait et là je reconnaissais la belgique de mon enfance j'ai envie de te dire hélas je me suis ok mais les belges sont vraiment plus proche les belges du sud et les français du chenor ont probablement plus proche de des québécois qu'on l'aide du reste de notre propre pays je pense que c'est de par le côté humain et en fait ce côté humain de justement se rassembler et de vivre quelque chose ensemble et de se battre ensemble pour construire c'est C'est exactement ce que ces personnes-là m'ont dit. Et là, je me suis dit, mais le Québec dans lequel on vit maintenant, où les commerces ont failli... Pourquoi on ne se rassemble pas
UNKNOWN?
SPEAKER_04Et puis là, je m'inclurais là-dedans, parce que je pense... On l'a fait pour... Il y avait une marche écologique avec Greta Thunberg il y a 5 ans, 6 ans, je pense. Et là, on a vu des... Quelles que soient les nationalités, on a vu des gens se rassembler. Et je pense qu'on a besoin de ça. On a besoin de ça pour faire face aux mauvais choix du gouvernement. C'est bien d'avoir un gouvernement, mais s'ils travaillent bien, c'est une meilleure chose. Parce qu'on le paye. Tu parles de payer des taxes. Oui, je paye mes taxes ici, mais j'ai des trous dans la route. J'ai un système de santé où il y a des gens qui meurent aux urgences pour rien. J'ai un ami chirurgien qui se plaint à chaque fois que je le vois qu'il passe plus de temps à faire des papiers qu'à opérer des les gens pour les aider, mais on le paye cher pour ne pas
SPEAKER_01travailler. On
SPEAKER_04doit se rassembler.
SPEAKER_01On a besoin d'homme punk. Donc, on engage à faire un épisode là-dessus. Je suis
SPEAKER_04désolé, j'ai drifté
SPEAKER_01partout. Non, non, mais c'est super bon. J'aimerais ça, par exemple, répondre à ta question, mais je vais finir l'épisode comme ça. Qu'est-ce qu'il fait un Québécois? Je ne donnerai pas ma réponse, parce qu'elle serait minable. Il y avait un politicien que j'ai découvert... post-mortem, après sa mort, Pierre Bourgault, qui disait « On n'est pas d'où l'on vient, on est d'où l'on va. » J'aime beaucoup ça. Fait qu'être Québécois, c'est pas est-ce que je fit dans les trucs du passé, est-ce que je suis capable de travailler pour créer quelque chose. Moi, j'aime bien cette réponse-là. Sinon, Adrien, très intéressant que tu sois proposé de venir discuter. Sans te privilégier, je fais pas ça avec tout le monde. Il y a des gens qui seraient très, très intéressés à venir sur mon podcast pour venir vendre leurs trucs. Donc, call us, we'll call mais pour échanger des idées comme ça, je trouve ça super intéressant. Donc, merci
SPEAKER_04d'avoir pris le temps. Merci à toi. Est-ce que tu veux que je te donne ma définition du Québécois
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je t'en
SPEAKER_04prie. Parce que malgré le fait que je puisse râler sur les entreprises au Québec et comment ça fonctionne, c'est
SPEAKER_01une chose. Moi aussi, je fais ça, râler
SPEAKER_04sur les entreprises au Québec. Je vais dire, et ce n'est pas tout le monde forcément, mais que j'ai vu en certains Québécois quelque chose qui est très représentatif et qui est peut-être que certains oublient peut-être en ce moment, peut-être plus dans la nouvelle génération, mais je vais t'inclure toi, comme mon coiffeur dans ces personnes-là. Ce sont des gens avec un très grand cœur, une très grande résilience. Je pense qu'une façon de voir la vie qui est beaucoup plus humaine, ça se perd peut-être avec le monde actuel, avec l'IA, avec tout ce qu'on veut, mais je pense que le Québécois de cœur, en tout cas un côté humain qui demande juste à s'exprimer en fait et qui est très fort justement. Et il y a un esprit d'entrepreneuriat en Amérique du Nord quelle que soit la raison, peut-être parce qu'avant, c'était très difficile de vivre et il fallait se débrouiller et tout ça. Je ne sais pas. Mais qui reste dans les gènes des gens ici. En étant en campagne, je le vois beaucoup. Et je pense que ça fait partie justement du Québécois. Et Tantôt, je disais se rassembler, mais je pense que si on rassemble ces qualités-là, il y en a probablement encore plein d'autres, mais je pense qu'on réussirait à construire une bien meilleure société que ce qu'on peut penser au Québec.
SPEAKER_01À nous de mettre la main à la pâte, mon cher, parce que c'est ce qu'on le dit avec les politiciens, c'est pas en chialant que ça va arriver. Merci beaucoup, Adrien, d'être passé à vous. Et si les gens veulent te contacter, est-ce qu'on te rejoint sur LinkedIn? C'est par là que nous, on se connecte.
SPEAKER_04Oui, par LinkedIn, c'est parfait. On peut parler de job, on peut parler d'IA. Je commence à faire une chaîne YouTube sur dévigualiser l'IA, sur ce qu'on peut en faire concrètement, sur aussi avoir moins peur de l'IA. Puis tout ça. Je
SPEAKER_01vais mettre ton nom entier, Adrien Barret. B-A-R-R-E-T. Les pirates, on se voit la prochaine fois et je vous promets que dans les deux, trois prochains épisodes, on va parler de Hope Park. Merci beaucoup, Adrien. Merci à toi. Les pirates, on se voit la prochaine fois.
UNKNOWNBye bye.
SPEAKER_02C'est parti
UNKNOWN!