Go Pyrate!, Le Podcast

224. Les armes des géants au service du bien commun

Go Pyrate! Episode 224

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Go Pyrate! revient de pause estivale avec du nouveau sur tous les fronts. On vous présente Marie Eve, nouvelle collaboratrice (coach agile, coach Lean Six Sigma, MBA en gestion) qui a rejoint l'aventure suite à une projection du documentaire (R)évolution : Le travail est humain.

On en profite pour vous dévoiler la nouvelle mission de Go Pyrate! : prendre les meilleures pratiques de management progressiste, celles que le privé applique mal ou pour les mauvaises raisons, et les mettre au service de ceux qui font du bien. OBNL, coopératives, PME engagées, ça s'adresse à vous.

Au menu : deux offres de service , des projets d'ancrage territorial en Montérégie et à Québec, et l'ambition de devenir une coopérative de solidarité.

Let's goooo! 🏴‍☠️

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Les épisodes de Go Pyrate! sont rendus possibles grâce à l'implication de nos membres Patreon. Nos membres ont un accès privilégié à Olivier, à la communauté Pyrate sur Discord, un accès anticipé aux épisodes, un accès à un épisode exclusif aux membres par mois. Pour en savoir plus, visitez Go Pyrate! sur Patreon

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J'aimerais ça que toutes les choses, les belles choses qu'on apprend et qu'on enseigne, on aimerait ça que ça soit utilisé pour le bien. Pour le bien commun, pour le bien de tous. Un caprice comme ça. Caprice? Oui, un caprice. C'est un caprice. C'est un caprice. Non seulement vous voulez travailler, mais vous voulez avoir un impact positif. Il m'arrêtait ça. Quand on rentre dans une salle, quand on rentre dans une salle, moi et Maurice, et qu'on dit ça, là, on va vous montrer à vendre n'importe quelle idée à n'importe qui, dans le manager, que c'est gros aux yeux, gros comme des assiettes. Encore, je me suis embarqué avec ces deux-là. Quand on finissait la formation, il venait me dire, c'est exactement ça que j'avais besoin. Hey! Les pirates, pour ceux qui sont en vidéo, vous avez accès à un duo de pirates aujourd'hui. J'aimerais ça, bonjour, on a une invitée spéciale qui ne sera plus bientôt. je vous présente enfin ma nouvelle collaboratrice. Ça fait une couple de jours, une couple de fois que j'annonce sur LinkedIn, sur Discord que je travaille avec quelqu'un. Et bien, on fait enfin cette première, dans le fond, c'est ton baptême, Marie-Ève. Ton baptême du podcast de GoPirate. Donc, Marie-Ève, tu es notre nouvelle collaboratrice. Il y a plein d'autres choses qui sont nouvelles en ce moment. D'abord, cet épisode, c'est le premier qu'on fait depuis un petit bout de temps. On était en pause estivale. On a une nouvelle carabinatrice, donc toi. On a aussi une nouvelle mission, un nouveau site web. Allez voir ça, gopirate.com. Des nouveaux services, puis on va attaquer bientôt des nouveaux territoires. Puis c'est un petit peu ça qu'on vient raconter aujourd'hui. Dans le fond, qu'est-ce qu'il y a de nouveau avec GoPirate? Et... Qu'est-ce qu'on va faire à partir de maintenant? Puis, Marie-Ève, je vois que tu... Moi, je le vois, moi, je le sais, là, mais tu vois en ce moment, tu t'es donné à fond dans l'imagerie pirate. Tu as un très joli costume, malgré ce que je crois que ce n'est pas ton propre

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chapeau. Ce n'est pas mon chapeau,

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Evnefit. Substitution aujourd'hui. Aujourd'hui, oui. Mais c'est ça. Toi, tu es bien équipée pour faire la pirate parce que tu es une

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cosplayer.

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Oui. J'aime beaucoup aller à Picolin. Pour ceux qui connaissent, il y a une espèce de petit village qui a été fait.

UNKNOWN

Petit?

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Non! Plus

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de 226!

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Dans le temps où on en

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a parlé, il était petit. Oui, il n'y a pas Proche 30 ans, il était peut-être petit, mais là, ça continue à pousser. Puis il y a encore des bâtisses. Même en fin de semaine, on

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voyait, il y a des bâtisses qui continuent à se construire. Donc, il y a un village qui sert expressément à faire du grandeur nature, du role-play. Et tu es tout équipé, dans le fond. Tu étais déjà une pirate en avance, imagine-toi. Oui, oui, oui. Donc, tu rejoins GoPirate. Dans le fond, ça fait un petit moment qu'on travaille ensemble. On va développer ça un petit peu tout à l'heure. Mais parle-nous un petit peu de toi, dans le fond. Qui es-tu et pourquoi es-tu une pirate?

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Je pourrais en parler longtemps. Let's go! On peut commencer par mes études. J'ai étudié au bac en biologie moléculaire puis en informatique. Oui, j'aime bien programmer aussi. J'ai ce côté de moi, côté geek. Je pense que vous l'avez compris aussi un peu de par

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Bicoline.

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Geek! Oui! Et je m'assume totalement. Du côté informatique, je m'amusais à coder pour apprendre un un nouveau langage, un petit jeu, genre un Guess Who. C'est le Key Ice. En tant qu'enfant unique, à un moment donné, tu veux de l'interaction avec d'autres mondes. L'autre monde ne vient pas. À un moment donné, tu te crées avec l'ordinateur. Ça arrive aussi. Oui. Donc, bio et informatique. Après ça, j'ai continué maîtrise en bio. J'ai continué au MBA en gestion de l'ETI. Donc, la gestion de l'informatique en entreprise. Ce qui m'a amenée par la suite sur le marché du travail en consultation dans un premier temps. coach Agile, comme coach Lean, donc Lean c'est Sigma. Comme coach Agile, j'ai vraiment aimé voir la motivation des équipes, des gens qui travaillent ensemble. C'est complètement différent de voir les individus dans des silos, même dans une

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même

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équipe. C'est hallucinant la différence. C'est les gens chez eux qui sont comme « pas un autre coach Agile ». Agile c'est bien, Lean c'est bien, les deux ensemble c'est encore mieux. Parce qu'on est capable de voir l'ensemble et les deux fonctionnent vraiment vraiment bien ensemble parce que tous les processus sont pris en compte, autant des processus créatifs que des processus, tu sais, quand on fait next, next, next. J'exagère un peu, mais les processus connus comme un Kanban, j'en ai fait aussi de l'implantation de Kanban dans plusieurs équipes. Puis, à un moment donné, j'ai été portée à avoir même un rôle de coordonnatrice du déploiement de culture parce qu'il n'y avait pas le mot transformation, fait que c'est un déploiement, la culture d'amélioration continue. Donc, au gouvernement du Québec, comme interne, j'avais une belle équipe de une quinzaine de consultants avec moi à faire ça. Ça a été un beau moment pour moi dans

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ma carrière. Et pourquoi tu te considères pirate?

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Pourquoi je me considère pirate? Les valeurs pirates, je les porte déjà. Je pense qu'en tant qu'agiliste, on les a déjà de base. La transparence, pour moi, ça fait partie... On n'a pas parlé de nos valeurs, mais ça rentre là-dedans aussi. Mais c'est ça. J'ai peut-être de la misère avec l'aspect de me montrer, de m'assumer à ce point-là, d'être vraiment impossible

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à ignorer. Et pourtant... Peut-être plus que je le pense. Tu portes un costume de pirate sur un show YouTube actuellement. C'est parfait!

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Puis on a fait la journée à la Gille Tour aussi, à Chambord, qui est cette avec

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costume en pirate de A à Z toute la journée. Moi, toi, Pierre, costume en pirate, les gens qui se retournaient en souriant, puis que ça ne fait pas mal. J'appréhende tout le temps ça, mais ça ne fait pas du tout mal. Puis, ils ont entendu parler de nous autres toute la journée là-bas, donc c'était quand même cool. Donc, effectivement, bref, tu es peut-être un petit peu plus tolérante à être impossible à ignorer. Tu le fais pour le fun, mais quand c'est une nécessité, on n'hésite pas

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oui exactement ça c'est le

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but

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que j'ai plus

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de difficultés mais ça c'est exactement je vais peut-être en parler tout à l'heure moi je me suis donné un objectif cet été puis je vais m'aïr quand on va je vais faire du PR parce qu'on part aux pirates full time et j'ai décidé d'aller porter mon chapeau dans tous les événements juste mon chapeau besoin d'être full déguisé mais juste pour faciliter le icebreaker hey beau chapeau le monde va souvenir de moi, première affaire. Et deuxièmement, ça va peut-être engager la discussion plus vite, qui pour un introverti, c'est un cauchemar sans nom, mais il faut

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ce

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qu'il faut. C'est temporaire. Oui, le malaise est juste là au début. Le malaise est là entre le moment où tu vois qu'il te regarde et qu'il marche vers toi. À partir du moment où il commence à te parler, ça va. Il ne faut pas toujours ça avec toi, parce que tu as quand même une bonne posture. Et pourtant, c'est moi qui rapetisse quand le monde marche vers

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moi.

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Tu restes grippe. Bienvenue aujourd'hui. On va parler un petit peu de la jeunesse, de notre nouvelle mouture, parce qu'on va parler de notre rencontre, essentiellement, qui n'est pas passée par des sites de rencontres. Quoique LinkedIn pourrait être considéré comme une même. Oui, c'est vrai. On va parler de la nouvelle mission de GoPirate. Je suis moyennement à l'aise de faire un épisode sur nous autres. C'est fou, hein? Je porte tellement le « It's not about us », mais de l'autre côté, je pense que C'est important que les gens savent où est-ce qu'on s'en va avec tout ça. On va parler de nos offres de services. Oui,

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c'est qui ça? C'est qui ça? C'est qui Olivier? C'est qui Marie-Ève?

SPEAKER_00

C'est qui Co-Pirate? Exact. Pour ceux qui se posent des questions. Donc, cet épisode sera probablement une forme de carte d'affaires virtuelle et animée. Donc, on va parler de nos nouvelles offres de services. À qui est-ce que ça s'adresse? Pourquoi est-ce qu'on fait ça? Puis, qu'est-ce qui s'en vient en cours et à long terme? C'est essentiellement ça. Est-ce que ça te convient comme menu? Est-ce que tu as l'eau à la bouche?

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toujours.

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Avant qu'on commence, vous êtes habitués, les pirates, je vous rappelle que cet épisode est rendu disponible grâce à nos membres Patreon, le membership qui donne un accès à Discord, sur lequel tu es, Marie-Ève, mais avec parcimonie. Très discrète pour

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l'instant.

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Oui, c'est ça, c'est correct. Mais la communauté, elle se gère tout seul, que les discussions passent. Il y en a pour tous les sujets, pas les société, travail, famille. Et puis, on est un joli petit groupe qui s'entraide et qui essaie de changer le monde

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ensemble. Il y a aussi la

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neurodivergence. La neurodivergence qui est importante. Santé mentale également. Donc, toutes les choses sur lesquelles on peut se retrouver. Et avant qu'on commence l'épisode, qu'on tombe dans le croustillant, un petit rappel que notre sponsor Solutions Informatiques de Barrière-Jean, un petit message pour vous autres.

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On écoute ça. Vous avez remporté un appel d'offre, mais pas la ressource pour le livrer? Ou votre infrastructure ne suit plus, obsolète, peu fiable, sans plan de relève clair? On connaît ce terrain, et on est là pour le stabiliser. Chez Solutions informatiques Barrière-Jean, on conçoit, déploie et exploite des systèmes d'information depuis plus de 24 ans. Windows, Linux, FreeBSD, VMware, Ceph, VPN, Parfeu. On assemble l'infrastructure qu'il vous Alors... Les mains sur la tête.

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Oui, les mains sur la tête. Ça fait quoi, les mains sur la tête? Pourquoi les mains sur la tête? Parce que je réfléchis à comment je vais dire ça. Chers amis, vous vous souvenez de Maurice. Ceux qui sont là depuis le début ont connu Maurice. Très, très souvent, quand Pierre est arrivé, il avait mentionné « Hey, là, on ne peut pas vraiment remplacer Maurice. » C'était des trop gros chaussures à apporter. D'ailleurs, il avait des très grands pieds et des très grandes mains. Mais l'idée, ça n'a jamais été de remplacer Maurice, mais de pouvoir continuer GoPirate. C'est un peu cucu, mais quand tu perds quelqu'un, tu te dis tout le temps « qu'est-ce que Maurice aurait voulu? » En ce moment, Maurice me regarde de ma tablette avec son air baveux. Il fait comme « qu'est-ce que tu fais avec GoPirate? » Je ne savais pas quoi faire avec GoPirate, puis à un moment donné, il y a eu un déblocage. Donc, je retourne un petit peu en arrière pour raconter comment on s'est rencontrés et pourquoi on a décidé de faire un bout de chemin ensemble. J'ai déjà parlé, évidemment, du fameux documentaire « Révolution, le travail est humain », n'est-ce pas? j'en parle je pense qu'on est curieux d'en entendre parler mais ça a tellement changé ma vision de ce qui est possible dans le travail qu'honnêtement quand je dis aux gens allez voir ce documentaire là by the way je vais mettre le lien en description maintenant disponible publiquement ce documentaire là c'est 30 minutes à vous délécher mais je vous le dis tout de suite ça peut briser un petit peu votre cerveau il n'y a pas de retour après ça tu ne peux pas effacer ce que tu apprends dans ce documentaire là et tu vas vouloir l'avoir. Donc, c'est à vos risques et périls. Mais ce documentaire-là, moi et Maurice, nous a soufflé parce qu'on s'est rendu compte qu'avec ce documentaire-là, il y avait une grosse partie de la solution qu'on essayait de trouver, d'essayer d'inventer nous-mêmes, ce qu'on ne connaissait pas de l'économie sociale. Puis, ça a été confirmer nos soupçons aussi par rapport à ce qu'on savait. Et là, on s'est rendu compte, wow, OK, on essaie de réinventer la roue, mais elle existe déjà, puis il faut se ranger derrière cette roue-là. Et quelques temps après, Maurice a été diagnostiqué avec son cancer. Donc, on n'a jamais vraiment pu réfléchir à comment est-ce qu'on s'insère là-dedans. Suivant, suite au deuil où moi, j'ai travaillé comme consultante en plein, GoPirate a été pas mal sur pause pendant un bon deux ans et demi, sauf le podcast que j'ai continué à rouler. Donc, fast forward après ce documentaire-là que j'ai vu avec Maurice en octobre 2022. Fast forward, essentiellement trois ans. Je gagne, je on gagne, GoPirate, une licence pour faire une projection du dit documentaire, pour faire des projections publiques. Souvent, les projections publiques, Marie-Ève, c'est dans des salles. Mais moi, j'ai demandé, est-ce que je peux le faire en ligne? Parce que là, je vais aller chercher des gens, pas juste géographiquement autour de moi, mais aussi idéologiquement autour de moi. Des gens sur LinkedIn, entre toi. Donc, on a fait ça. J'ai visé à avoir, je suis très content avec 75 personnes. Je pense qu'il y en a eu, ça fluctue, il y a des gens qui n'ont pas resté à la fin, mais ça fluctuait entre 50 et 35 personnes. Et l'idée derrière cette projection, c'était aussi d'avoir un panel de discussion à la suite avec des gens qui ont contribué au documentaire ou que c'est des acteurs de l'économie sociale. Donc, on avait David Miljot, qui est venu souvent contribuer ici au podcast, directeur du Pôle agglo de Longueuil. On a eu Luc Hautebranc, qui est venu à une ou deux reprises. En tout cas, il est venu au moins une fois au podcast, puis on va seulement le rentendre à nouveau, qui est un

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à la projection

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aussi. Il était à la projection parce qu'il était dans le documentaire. Donc, c'est un professeur en management et en économie sociale à l'Université de Laval. On avait Mathilde Inossier qui est sur notre CA maintenant et qui a aussi contribué à quelques petites capsules sur GoPirate. Donc, elle a travaillé dans la communication du réseau coop qui ont essentiellement créé, produit la

SPEAKER_03

vidéo.

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Ce documentaire, oui. Oui. Et il y avait d'autres personnes qui étaient dans le documentaire également dont je ne me rappelle plus. Non, je suis vraiment désolé, des gens qui ont créé des coopératives de travail et qui sont venus raconter leur expérience, comment ça se passe, comment est-ce qu'on peut faire pour rendre ça plus la norme, pour démocratiser ce genre d'approche-là au travail. Et c'est là-bas, dans le fond, dans cette projection qu'on s'est rencontrés. La première fois que je t'ai vu parler, c'était... T'étais la première, je pense, à avoir levé la main dans la période de

SPEAKER_03

questions. En pleurant. En pleurant.

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Dis-t-elle avec un gros sourire. Absolument. Je me souviens d'avoir pris une note immédiatement, il faut que j'y parle. Ça a touché une corde, la même corde que moi qui

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vibre.

SPEAKER_00

Moi, ce que ça a touché comme

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corde...

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Qu'est-ce qui t'a fait que tu as réagi comme ça en regardant le documentaire?

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C'est venu me chercher direct dans mes valeurs. Moi, la collaboration, la coopération, ça m'allume depuis toujours. Je l'ai nommé un peu plus tôt, Enfant unique, c'est pas toujours facile pour moi d'avoir d'autres gens autour de moi, des bons échanges aussi. Ça, c'est quelque chose qui me manque. Ça, je ne l'avais pas. Je me demandais c'était où. Parce que même dans ma formation du MBA, j'ai l'impression que je ne l'ai pas vu du tout. Ce n'est pas la norme. Non. Dans ma formation de lancement d'entreprise non plus. Dans le milieu de travail, dans les études, name it, je n'ai pas vu ça ailleurs dans ma vie avant ce moment là, je suis comme, quoi ça existe? C'est ça que je veux. On entend juste Desjardins, la coopérative qu'il y a là, mais

SPEAKER_01

c'est

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pas la coop. Oui, mais c'est pas dans le milieu du travail comme on l'entend plus général. Pourquoi c'est pas la norme? Parce qu'on n'a pas compris que ça peut être ça encore, pour l'instant. J'ai hâte de voir ce que ça peut

SPEAKER_00

devenir. Parce que la mission de Groupe Pirate, qu'on a commencé à... à discuter et à peaufiner ensemble est basé sur exactement ce que tu viens de dire. Ce n'est pas la norme. Exact. C'est drôle parce que j'ai vu quelque chose qui avait été écrit par Luc Hautebrun, justement, qui a accepté de faire un super beau témoignage sur notre site web. Je le remercie tellement. Il disait, son plus grand rêve, c'est que l'économie sociale devienne aussi forte que juste partir d'une entreprise privée. Ça va faire partie de la norme au lieu d'être la marginalité. et je l'ai lu bien après, notre propre intention, nos propres intentions, dans le fond, et c'est la même chose, tu sais, c'est que les gens sachent que c'est une option. Donc, mais ceci dit, ça c'est un, ça c'est notre North Star, n'est-ce pas? On va en parler un petit peu plus tard. Et là, ensuite, bien, suite à la projection, je me souviens, tu avais dit, écoute, c'est pas facile, j'ai travaillé au gouvernement, j'ai travaillé à plein de places, au privé, tu étais aussi travailleur autonome, puis Il était comme « C'était où ça toute ma vie?

UNKNOWN

» Exact.

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Puis quand il a dit ça, ça a tellement résonné parce que je me souviens d'avoir utilisé exactement cette phrase-là à Maurice en sortant du documentaire dans l'auto. « C'était où cette affaire-là toute ma vie? » Fait que là, je me suis rendu compte qu'on porte quelque chose tous les deux. Fait que là, j'ai insisté qu'on se rencontre. Puis... À partir de là,

SPEAKER_03

on a commencé à se rencontrer puis on s'est rencontrés quand même fréquemment suite à ça. Puis de plus en plus fréquemment. Puis là, c'est... au moins une fois semaine,

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sinon plus. Ça a commencé à devenir concret quand on s'était rencontrés en personne. En décembre. C'était en décembre, janvier? Décembre. Avec David Millejours, qu'on salue, et qu'on est allés manger et qu'on a pu refaire le monde. Là, on s'est rendu compte qu'on tenait quelque chose. Il y a quelqu'un qui validait ce qu'on proposait. Et depuis, comment est-ce qu'on dirait ça? Les planètes s'alignent. On a été assez chanceux avec un paquet de choses, puis on est bien entouré. Ça aide beaucoup par rapport à ce qu'on avait essayé de faire avec Maurice. Avec Maurice, on est... Maurice est très « raise yourself by the bootstrap », tu sais. Organise-toi tout seul, tu veux pas dépendre de personne. Et ce qui faisait qu'on se retrouvait souvent à courir après notre queue. Donc, une différence de ce qu'on fait aujourd'hui, qu'on faisait pas avec Maurice, c'est qu'on s'entoure bien, puis on va chercher de l'aide. Et ça va nous permettre d'avoir l'impact qu'on a envie

SPEAKER_03

d'avoir. Ça, c'est une des clés que j'ai entendues souvent dans les réseautage ou dans des panels de discussion dans des événements. Oui, s'entourer, bien s'entourer. Avec le Pôle, avec David le Mille-Jours, on est vraiment bien placé. On a un beau CA

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aussi. Oui, on a rafraîchi notre CA. Il y a des gens qui ne pouvaient plus simplement être sur le CA et qui sont simplement des hésités et puis qu'on les salue encore s'ils nous écoutent. Et on a été chercher des gens avec des intérêts peut-être plus alignés avec ce qu'on a en envie de faire, donc Mathilde qui travaille au Réseau Coop, Marie-Claude Turcotte qui est une pirate que vous connaissez probablement si vous êtes sur LinkedIn ou si vous êtes sur Discord, qui est entrepreneur. On a toi-même, on a Pierre et moi. Donc voilà, on était une pas pire équipe. J'aimerais ça qu'on parle de la nouvelle mission de GoPirate parce que elle est nouvelle, pas dans le sens qu'elle est tellement différente de l'ancienne, mais il y a des choses qui se sont précisées, des choses qui ont changé. Donc, ce qu'on essayait de faire avec Maurice à l'époque, ça a toujours été de faire en sorte que les gens puissent reprendre leur narratif, le contrôle de leur travail, de ne pas être des victimes. Parce que moi, j'ai trop souffert d'en avoir été une trop longtemps, de ne pas savoir comment réagir, de ne pas savoir comment reprendre les règnes. Et il a fallu que je comprenne avec Maurice éventuellement que j'étais peut-être difficile, un peu. J'ai des valeurs et des principes qui sont très, très dangereux

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à

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enjamber, ou appeler-tu? À outrepasser. Oui, c'est ça, à outrepasser. Donc, essentiellement, Maurice m'a fait comprendre, à un moment donné, si tu n'es pas capable de trouver le milieu de travail que tu as besoin, il va falloir que tu le crées. Mais, ce n'est pas tout le monde qui est capable de faire ça. Ce qu'on a essayé de faire, on ne peut pas dire à tout le monde « part de la business ». On s'est dit, on va essayer d'amener des solutions à ces gens-là. Et, notre offre était très, très large, broad, à l'époque. On voulait aider quiconque voulait être aidé. ce qui faisait peut-être justement que ce n'était pas assez niché et que c'était trop général. En fait, on avait beaucoup trop de compétiteurs qui étaient beaucoup plus connus que nous pour faire la même chose, même si on ne le faisait pas de la même manière. Et aussi le fait que, bon, moi, je partais faire un mandat, donc on ne pouvait pas vraiment faire des formations ensemble et des choses comme ça. En fait, il y a un paquet de variables qui faisaient que c'était difficile d'accomplir notre mission. Donc, la mission qu'on propose aujourd'hui, c'est C'est essentiellement la même chose qu'avant, d'amener tout ce qui est progressiste dans la gestion, gestion des gens, gestion du travail, agilité inclue, mais de l'offrir davantage à ceux pour qui l'engagement est une question de survie. Raccourci ça, j'aime dire, on prend les armes des grandes entreprises privées pour les donner à ceux qui font du bien à la société. Pourquoi je dis les armes d'une grande entreprise privée, Marie-Ève? C'est parce que l'agilité, c'est pas mal fait partout. Mais je peux te dire d'expérience, et tu me confirmeras de ton côté, c'est rarement appliqué bien

SPEAKER_03

partout.

UNKNOWN

En effet.

SPEAKER_00

Des tentatives. On se disait en préparation, tu peux bien planter des graines sur l'asphalte, mais il n'y a pas grand-chose qui va pousser. Des fois, ça va être assez exceptionnel. Il y a des craques qui

SPEAKER_03

rentrent dans l'asphalte pour que ça puisse pousser là. En fait,

SPEAKER_00

tu parlais de béton tantôt. Dans le béton, dans l'asphalte. Même sur le béton, tu peux des fois des mauvaises

SPEAKER_03

herbes. Oui, oui, oui. Des petites plantes qui poussent tout seul. Mais ce n'est pas ça que tu veux, en fait. Ce ne sont pas les vraies bonnes plantes que tu veux pour faire grand ton entreprise, pour faire fleurir ton entreprise. C'est pas ça que tu veux

SPEAKER_00

vraiment. Et pourquoi je compare la plupart des entreprises à du béton, Marie-Ève? Bien, c'est parce que la plupart des entreprises aimeraient bien avoir le résultat d'un changement sans avoir à changer. C'est le premier bloquant de toutes les transformations. On revient au

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naturel. Oui. Et ça prend quoi pour changer? De se changer soi-même, de changer notre psychologie en premier. Notre mindset est 80% de qu'on entend souvent en

SPEAKER_00

entrepreneuriat. Oui, vous avez peut-être entendu aussi la fameuse blague, ça prend combien de coachs, on peut dire des coachs, mentors, pour changer une ampoule, ça en prend juste un, mais il faut que l'ampoule ait envie de changer. Donc, très, très souvent, le genre d'approche que nous, on a, c'est une lubie d'un manager qui va essayer de forcer son monde dedans, puis pas pour mal faire, nécessairement, mais c'est juste que si tu forces le monde, bien, ils n'ont pas de raison vraiment d'appuyer cette transformation-là ou ce changement-là, puis ils vont se braquer contre. Puis

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tu n'auras pas l'adhésion du changement que tu veux, parce que ça prend l'adhésion du changement pour amener le monde à changer, parce que c'est eux sur le terrain qu'il faut que changent. La gestion aussi qui accepte tout ça. Fait qu'il faut que ça se passe pas juste d'en haut, pas juste d'en bas, ça prend les deux ensemble pour que ça marche.

SPEAKER_00

Les deux travaillent à être dans la même direction. Puis on remarque aussi pourquoi on fait une telle transformation. Dans l'entreprise privée, généralement, puis là, c'est une généralisation, mais qui n'est pas fausse. Si ça ne fait pas faire plus de profit, pourquoi on ne le ferait pas? Pourquoi on le ferait? Il y a des gens qui font des choses pour la bonne raison. Je veux que mes employés soient plus contents, je veux qu'ils soient plus engagés, mais la minute que le profit est à risque, il y a des choses qui vont sauter et ça ne sera pas le profit. La

SPEAKER_03

raison derrière... Souvent, ils ont de vision. Leur longue vue est à court terme et non pas à long terme.

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C'est ça la grande différence. On ne décortiquera pas le capitalisme aujourd'hui, mais c'est la raison. Parce que moi, je pourrais partir, mais c'est ça. J'ai l'impression que la raison de laquelle on essaie les bonnes pratiques de management, puis les bonnes, celles qui ont été prouées à des centaines d'endroits, c'est que la raison est corrompue. C'est pour faire plus d'argent à des gens qu'on ne verra jamais. Ce n'est pas tout le temps ça, mais souvent c'est ça. Et c'est pour ça que ces approches-là finissent par prendre le bord quand il y a un manager qui s'en va, quand il y a un département qui change de place ou qui se fait fusionner, peut-être prendre le bord généralement. Donc, nous autres, on s'est dit... Bien, j'aimerais ça que toutes les choses, les belles choses qu'on apprend et qu'on enseigne, on aimerait ça que ça soit utilisé pour le bien. Pour le bien commun, pour le bien de tous. Un caprice comme ça. Caprice? Oui, un caprice. C'est un caprice. C'est un caprice. Non seulement vous voulez travailler, mais vous voulez avoir un impact positif. Il m'arrêtait

SPEAKER_03

ça. Qui ne veut pas? Si on prend le business model Canva, justement, de l'Université Laval, il y a les retombées positives et négatives.

SPEAKER_00

Oui, mais il n'y a pas une entreprise privée qui a pris ce modèle-là. C'est ça le problème. Mais

SPEAKER_03

ils ne l'ont pas encore utilisé parce qu'ils ne le connaissent pas. Il est peu connu encore. Pas

SPEAKER_00

assez réparti, je trouve. Où ils ont écrit un résultat positif, on va faire plusieurs.

SPEAKER_03

Non, pour la société, pour les autres, ce n'est pas la même chose. Ben oui.

SPEAKER_00

On va devenir un fleuron de l'économie. On va donner plein, plein de jobs, puis après ça, on va s'aggrer 4 000 personnes dehors d'un coup, tu sais. Eh oui, on pourrait faire du sarcasme beaucoup. Oui, mais on n'ira pas là. En fait, des fois, j'aime ça faire des épisodes de sarcasme, genre, ça fait du bien des fois. Donc, voilà ce qu'on essaie de faire, en gros. Donc, on l'a bien résumé, je vais le re-résumer. Prendre les armes des grandes entreprises. Les armes, ça fait pirate, là, mais les approches de management, des approches très, très progressives, des approches libératrices qui font que les gens sont beaucoup plus autonomes, qui peuvent prendre leurs propres décisions, mais qui sont quand même capables d'aller vers un objectif, n'est-ce pas? Et de les amener, dans le fond, aux OBNL, à l'économie sociale, entre autres, aussi aux PME, parce qu'il y a des PME qui, on s'entend, il y a beaucoup de jobs dans les PME, puis il y en a beaucoup en ce moment, avec tout ce que l'ignéserie, le contexte socio-économique, les affaires qui se passent aux États-Unis, il y a beaucoup d'entreprises au Québec qui sont à risque

SPEAKER_01

Donc,

SPEAKER_00

on a une préférence pour celle pour qui l'engagement des employés, c'est une question de survie. Parce qu'on sait que c'est ça qui va faire que tu vas vouloir changer. Si tu veux juste augmenter ta marge de profit, tu peux mettre en place toutes ces belles affaires-là, puis les arracher, puis ça ne fait pas tant de différence. Donc, l'idée, c'est comment faire survivre ceux qui en ont vraiment besoin. C'est là qu'on va avoir notre impact. C'est ça, notre nouvelle mission de GoPirate. Donc, on a ciblé un petit peu mieux, dans le fond, qui on veut aider. Et comment le faire, essentiellement. Aider ceux qui

SPEAKER_03

aident les

SPEAKER_00

autres. Oui, j'aime ça dire ça. Aider ceux qui aident les autres, puis faire du bien à ceux qui font le bien. J'écris ça sur mon site web ou dans des articles. Donc, on a des nouvelles offres de service. Marie-Ève, on a eu un premier client potentiel en

SPEAKER_03

avril,

SPEAKER_00

je pense, mars-avril. Mars, parce qu'on s'est assis en mars ensemble pour pondre ça. Oui, semaine de relâche. Oui, semaine de relâche. On a travaillé

SPEAKER_01

comme des

SPEAKER_00

cochons pour faire cette dernière offre de service-là. Eh bien, c'était une entreprise qui voulait, dans le fond, qui trouvait qu'on a un bon client derrière à se donner. C'était un petit peu le chaos. On aimerait ça s'améliorer. Nous, on a essayé de faire une offre de service pour englober ce problème-là. On

SPEAKER_03

est parti d'un diagnostic quand même

SPEAKER_00

à haut niveau. Une discussion, oui. Oui, c'est une

SPEAKER_03

discussion. Pour arriver à un semi-diagnostic, au moins avoir une balise, un genre de photo de où on part pour savoir vers où on s'en va, comment on va y arriver, puis qu'est-ce qu'on a atteint à la fin, on refait un autre genre de photo comme ça pour pouvoir faire un comparatif entre les deux. Merci, Lincis Sigmant, le démaillé, qui aide énormément là-dessus. En effet. Pour bien comprendre, pour bien s'assurer qu'on a ça. Souvent, c'est ce qu'on oublie de le faire au

SPEAKER_00

début. Oui, bien,

SPEAKER_03

c'est ça. Essayer d'avoir des mesures ou des métriques, d'où t'es rendu, ça marche pas.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_00

Donc, ce qu'on a fait comme offre de service, ça s'adresse davantage aux entreprises qui s'en sortent un petit peu là, mais qui ont un petit peu de la misère. Ça commence à faire assez mal, qui sentent que, OK, on va rentrer dans le mur, puis on ne peut pas laisser faire ça. Donc, ce n'est pas un trip de manager, ce qu'on peut faire. En fait, ça pourrait l'être, mais il y aurait une damnée bonne raison en arrière. Donc, spécialement les entreprises qui ont un haut taux de roulement, les gens partent vite, puis c'est en informatique, c'est ça. Beaucoup. Trois ans dans une place, c'est long. Tu es un senior. Des entreprises qui ont des risques de burn-out. Des entreprises que l'environnement de travail est souvent comparé à une maternelle. Toxique.

SPEAKER_03

Comment? Toxique,

SPEAKER_00

en

SPEAKER_03

fait. Le vrai terme, ce serait ça, mais souvent, on ne s'en rend pas compte

SPEAKER_00

qu'on est rendu là. Oui, mais c'est ça qui est difficile. C'est que si on dit ça, il n'y a personne qui va dire, nous autres, on est assis à venir chez nous, go pirates.

SPEAKER_03

Ils ne vont pas l'admettre eux-mêmes. Non, c'est ça. On s'en

SPEAKER_00

rend compte par les symptômes. C'est ça. exactement. Mais oui, c'est ça essentiellement. C'est les places qui font vraiment de la misère, qui fait que les gens n'ont pas envie de rester. Puis que l'organisation considère que c'est plus possible ou viable le statu quo. Puis qu'il faut que ça change. Ils ont compris que ne rien faire avait un coût. Ils ne sont pas prêts à assumer ce coût-là. Il y a mieux à investir dans l'avenir. Donc, cette transformation-là, elle s'en va vers ces entreprises-là. Je ne mettrai pas les détails des jalons, des milestones qu'on a, parce que vous pouvez trouver ça sur notre site gopirate.com, dans services, vous allez voir tout ça. Mais tu sais, essentiellement, ce que je voulais vous parler, c'est un petit peu l'approche. Ce n'est pas une approche qui est bien, bien sorcière, Marie-Ève, mais ce n'est pas une approche qui est souvent prise non plus.

SPEAKER_03

Non, effectivement. Souvent, ce qu'on voit, c'est quoi? C'est l'approche, on vous donne la théorie, puis ça finit là.

SPEAKER_00

Oui, mais est-ce que c'est

SPEAKER_03

applicable? Puis là, on veut que ce soit, même avec du Lean Six Sigma, on veut que ce soit just in time, juste à temps, au bon moment. Souvent, c'est trop en avant, trop après. Moi, j'aurais dû avoir ça avant. Oui, un peu tard. J'ai eu la formation il y a un an ou il y a cinq ans. Oui, mais là, j'en ai besoin là. Je fais quoi? OK? Puis comment tu le rentres dans ton concret? Ça, c'est le bout qui manque. C'est ça qu'on a décidé, nous,

SPEAKER_00

d'ajouter dans nos offres. ce qu'on dit à nos clients, il y a une condition qui est comme un deal breaker, si ça n'est pas rencontré, c'est qu'il faut que les employés en aient

SPEAKER_01

envie.

SPEAKER_00

On a besoin de leur buy-in. La raison est que ils vont vivre avec les résultats de cette transformation-là. S'ils n'y croient pas, c'est un « set up to fail ». Donc, gaspillez votre argent, on va gaspiller votre temps, notre temps, notre argent aussi. Puis aussi le temps, puis peut-être pas l'argent, les employés. Donc, l'idée, c'est qu'il faut... Des fois, il y en a

SPEAKER_03

ton départ dans l'entreprise. Des fois, ça peut être l'argent des employés

SPEAKER_00

aussi. Effectivement, effectivement. Tu as vu si c'était une coopérative, par exemple. Même des

SPEAKER_03

grosses comme CGI, les employés, souvent, ils ont des parts aussi.

SPEAKER_00

Absolument. Ils ont intérêt à ce que ça se passe bien.

SPEAKER_03

Pour une bonne gestion du changement, c'est important de le faire les deux ensemble. La gestion, les employés, c'est une chose, et aussi la théorie et la pratique,

SPEAKER_00

ensemble. Donc, le succès des équipes est visé en premier. Pourquoi, Marie-Ève? Pourquoi, Olivier? Parce que c'est ça qui fait que l'organisation réussit. Oui, parce qu'on le voit comme ça. L'idée, ce n'est pas de mettre le succès des équipes contre le succès de la direction.

SPEAKER_03

Non, parce que c'est tout le monde qui réussit ensemble.

SPEAKER_00

Si un ne réussit pas l'autre, ça ne marche pas. Il faut que les deux, tout le monde réussisse ensemble. C'est une expression. C'est win-win. C'est ça.

SPEAKER_03

Win-win-win. Parce que tu as les employés, les gestionnaires et l'entreprise. C'est copirat. vision-là,

SPEAKER_00

si ça marche, c'est

SPEAKER_03

win-win-win-win. Parce qu'on fait rayonner cette entreprise-là ensuite. Elle va rayonner de par ce qu'elle a atteint, de

SPEAKER_00

ce qu'elle a accompli. L'expression « on est tous dans le même bateau », c'est ça. Parce que si la direction gagne, puis les employés ne gagnent pas, les employés vont s'en aller. La direction se retrouve à fait dur. Si les employés gagnent, les directions ne gagnent pas, ils ne vont pas nécessairement accomplir leurs objectifs, puis ça ne va pas nécessairement bien se passer. Donc l'idée, ce n'est pas un « zero-sum game ». Si les employés sont plus autonomes et qui sont capables de prendre leurs décisions, ça n'enlève pas l'autonomie et le pouvoir décisionnel de la direction et vice-versa. Donc, l'idée est vraiment ce qu'on essaie de faire. J'ai donné quatre objectifs un peu high-level, Marie-Ève. On prend pour acquis qu'augmenter l'engagement, l'ownership et aussi l'imputabilité des équipes est un pas dans la bonne direction. Développer un système dans lesquels l'équipe peut gérer elle-même. Donc, l'autonomie de l'équipe, l'auto-gestion, l'auto-organisation. Créer un périmètre dans lequel l'équipe a pleine autorité. Donc, un périmètre sécurisé, c'est-à-dire que... Un beau carré de sable. Oui, ça fait un peu enfantin, mais vous comprenez. L'idée étant, on veut savoir où est-ce que l'équipe peut prendre ses propres décisions, puis où est-ce qu'elle doit commencer à aller consulter à l'extérieur. On va aller voir la direction parce que ça sort de notre territoire, si tu veux. Puis, dans tous les cas, dans ce périmètre-là, abaisser le centre de gravité de la prise de décision. J'aime beaucoup cette phrase-là, je la trouve très parlante. La décision, j'ai une race en haut, on veut qu'elle prenne en bas, proche de l'information. Ça, c'est notre offre de service qui se passe sur plusieurs semaines slash mois. C'est quand même

SPEAKER_03

une transformation. Oui, oui, une gestion de changement en bonne et due forme.

SPEAKER_00

Oui, avec tout ce qui est nécessaire à avoir. C'est notre table d'hôtes.

SPEAKER_03

notre

SPEAKER_00

table d'eau j'aime ça passons au menu à la carte

SPEAKER_03

il y a quelque chose qui va être important à mentionner aussi à un moment donné si c'est des mots clés et les gens ne savent pas trop ce que ça veut dire on est maintenant rendu sur le site web de GoPirate avec un beau glossaire pour expliquer certains termes

SPEAKER_01

s'il y en a

SPEAKER_03

que vous ne savez pas écrivez dans les commentaires ça va nous faire plaisir d'en ajouter aussi

SPEAKER_00

gopirate.com glossaire glossaire pirate qu'on va ajouter des termes à mesure qu'on les utilise. Donc, passons au menu à la carte, si tu veux bien, Marie-Ève. Oui, plaisir. C'est un petit peu plus à la carte, pour vrai, parce que c'est vraiment ça. C'est une autre entreprise qui nous avait proposé de faire une offre pour elle qui fit à plus avec ses besoins. On s'est rendu compte que c'est peut-être l'offre la plus universelle et la plus facile d'approche aussi. C'est-à-dire que vous nous connaissez, les fans, les pirates, Ça fait 225 à peu près, c'est le 224 qu'on fait. 224 épisodes, on a passé des sujets. Puis on en a assigné des affaires. Il y a des affaires qu'on peut certainement bundler ensemble pour faire en sorte qu'une entreprise ait plus d'impact, plus autonome, plus engagée. Donc l'idée étant, comment est-ce qu'on fait pour... donner ce contenu-là, mais que ça ne soit pas juste un theory dumping. Bon, bien, voilà la théorie, bonne chance. Ce qui est, on s'est fait dire que ça arrive très, très souvent quand tu demandes une formation. Et il y a l'autre extrême qui est la transformation qu'on avait tout à l'heure, qui est comme, on arrive, puis pouf, voici tout ce qu'il faut faire.

UNKNOWN

Puis...

SPEAKER_00

Il y en a qui

SPEAKER_03

arrivent avec des gros sabots, là. Ça peut être assez intense, puis c'est comme « Vous savez pas, nous on sait! » Ouais, un peu, là. Non, on le fait, nous, plutôt, tout le monde ensemble. Puis on s'assure que les gens de terrain comprennent. Mais les gestionnaires aussi, parce que c'est important qu'ils comprennent. Tout le monde, tout le

SPEAKER_00

monde. Ça communique. Mais on a une approche très socratiste, dans le sens qu'on sait qu'on ne sait rien sur nos clients, et qu'ils sont les mieux placés pour nous dire que qui ont besoin de changer. On s'est dit, ceux qui ne sont pas prêts à avoir une transformation au grand complet, parce qu'on n'est pas sur le bord de la faillite, on a juste besoin d'améliorer une couple de points. Là, on est allé prendre quelque chose qui est plus à la carte. Là, on s'est dit, comment combiner théorie et pratique? Ce qu'on a fait, dans le fond, c'est des sessions d'ateliers de formation et couplées avec du

SPEAKER_03

coaching. Atelier de formation, c'est comme de la formation et un atelier mélangés ensemble parce qu'on arrive avec la théorie et

SPEAKER_00

comment on l'applique dans le concret. C'est ça. Donc, on part, c'est une heure trente à peu près qu'on disait pour un cours. On passe à peu près la moitié ou un petit peu plus sur la théorie pour que tout le monde comprenne la même chose. Compréhension commune. Tout le monde va comprendre la même chose. Les managers sont là. Direction s'ils veulent, en plus. C'est encore mieux. Mais généralement, c'est pour une équipe. On veut qu'une équipe s'améliore. Donc, on l'aide à se prendre en main. Puis, ça nous prend les gens qui communiquent. Je n'aime pas même la verticalité, mais vous comprenez. Les superviseurs, les managers. C'est ça. on fait à peu près un peu plus la moitié en théorie, mais on passe le reste de l'atelier à essayer de regarder comment est-ce qu'on pourrait mettre ça en place dans votre contexte. Ça, on s'est fait dire, on a eu du feedback de clients potentiels avec qui on est en train de discuter. Ils nous ont dit, ça, c'est ce qui nous sort du lot. C'est qu'on ne fait pas juste donner la théorie puis arrangez-vous. C'est qu'on commence à plan... On sème la graine dans l'atelier, puis par la suite, il y a des blocs, des bloqueurs de coaching qu'on prend pour s'assurer que les mises en place, ça colle. Le coaching, ça se fait avec qui qui veut, qui en a besoin.

SPEAKER_03

Exact. Là où le besoin est présent. On ne le fait pas là où ce n'est pas utile.

SPEAKER_00

C'est ça. Ça pourrait être avec l'équipe au complet. Ça pourrait être avec le manager. Ça pourrait être avec deux personnes. Tout le monde. Des

SPEAKER_03

fois, c'est certains concepts. Je ne suis pas trop sûr d'avoir bien compris. Des fois, c'est vraiment comment on le met concrètement parce que ce n'est pas toujours facile. Tu sais, je ne sais pas, tu as dû enseigner Scrum une couple de fois. L'agilité Scrum. La théorie est simple et la pratique, ça prend un peu plus de temps avant de bien la maîtriser. C'est un peu le même principe avec toutes les théories.

SPEAKER_00

Ça va te fermer la parenthèse, là. Tu veux-tu savoir pourquoi? Vas-y. C'est la plupart du temps, les gens qui appliquent la théorie ne savent pas pourquoi ils l'appliquent.

SPEAKER_03

Le fameux...

SPEAKER_00

Le Scrum Master nous a dit de faire ça. Tu parles de la pire des raisons de faire quoi que ce soit. Tu dois écouter ton Scrum Master d'abord. Le manager m'a dit de faire ça. Bien, voilà. Puis toi, tu l'écoutes sans poser de questions. C'est ça. Donc... Il y a un genre

SPEAKER_03

de type d'organisation qu'on veut ou qu'on tient envers. Fait que c'est ça aussi qui change la donne. On s'en va plus vers un type d'organisation plus opale ou teal en

SPEAKER_00

anglais. Oui. Moi, j'aime dire progressiste. Tout le monde comprend.

UNKNOWN

Oui. Oui.

SPEAKER_00

Comme je disais, c'est un format un peu plus à la carte, mais à qui ça s'adresse? Comme j'ai dit tantôt, les gens qui n'ont pas une grosse transformation à faire, qui veulent des petites choses, mais qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire une organisation qui a, ça va bien, mais ils se rendent compte que ça va bien. Ça pourrait

SPEAKER_03

aller encore mieux.

SPEAKER_00

Oui, mais quand tu dis « go with the flow », « business as usual », ça va super bien, pourquoi on changerait quoi que ce soit? Là-dedans, il y a un potentiel qui est dormant. Le potentiel de stagner. Oui, c'est ça, le potentiel d'art. Moi, une des précises de GoPirate, briser des chaînes. Jamais laisser dormir un potentiel qui est là et qui peut s'épanouir. Et là, les entreprises qui vont bien et qui voient notre offre, l'idée c'est, si ça va bien, utiliser ça comme un tremplin, pas une raison pour rien faire. Ne rien faire, même quand ça va bien, ça a un

SPEAKER_01

coût. Puis

SPEAKER_00

on vise aussi les entreprises qui en arrachent un petit peu plus et qui veulent commencer à faire en sorte qu'est-ce que je pourrais donner à mon équipe pour qu'elle solidifie et se cristallise ça un petit peu. J'aimerais ça qu'elle soit un petit peu plus upfront, qu'elle soit moins passive. C'est tous des concepts qu'on apporte qui sont autour de ça. On a deux volets parce qu'on a catégorisé ça en deux sortes de formations. Il y a le volet humain. Je J'aime beaucoup parce que c'est les soft skills. J'ai très souvent, très souvent juste tassé de la main. Pourtant, c'est la base. On va parler de motivation intrinsèque. Oui. Juste ça. Juste ça. Ils sont payés pour être

SPEAKER_03

motivés.

SPEAKER_00

Ça, c'est la motivation extrinsèque. C'est pas la même chose. Ils sont payés pour être engagés. Je les ai engagés. Ils sont engagés, non? Donc, on parle de la gentilité. Ils

SPEAKER_03

sont engagés officiellement sur

SPEAKER_00

papier, mais dans le cœur, ce n'est pas

SPEAKER_03

la même chose.

SPEAKER_00

J'aime bien ça. La fameuse agentivité qu'on vous a cassé les oreilles en début de podcast. Le pouvoir d'influence. Comment faire en sorte de rendre n'importe quelle idée à n'importe qui? Quand on rentre dans une salle, quand on rentre dans une salle, moi et Maurice, et qu'on dit ça, là, on va vous montrer à vendre n'importe quelle idée à n'importe qui. Il y a le manager qui a ses gros yeux, gros comme des assiettes. En quoi je me suis embarqué avec ces deux-là? Quand on finit finissait la formation, il venait me dire c'est exactement ça que j'avais besoin. Les employés ont beaucoup, les équipes ont beaucoup tendance à déléguer du travail à leur manager. Je peux-tu faire ça? À l'air de rien, tu lui as dû donner shit l'ordre de travail. L'idée, c'est comment redonner à l'équipe le pouvoir de prendre le contrôle de cette demande-là en donnant toute l'information nécessaire pour avoir au mieux un oui éclairé, au pire, un non éclairé. Puis un non éclairé est mauditement plus agréable et important d'avoir qu'un nom qui est un réflexe de protection.

UNKNOWN

Tu comprends?

SPEAKER_03

C'est comme le consentement, en

SPEAKER_00

fait. Genre. On parle de maturité d'équipe, tribal leadership, on a déjà fait un épisode là-dessus, les cinq niveaux d'engagement, l'antifragilité, je pense qu'on a fait quatre épisodes là-dessus. Ça, c'est tous des concepts qu'on peut apporter sur le volet humain, sur des réflexes qu'on peut avoir en tant que personne, qu'équipe, et puis qui peut faire en sorte l'équipe s'en sort beaucoup mieux que ce qu'elle faisait avant. Je te laisse le volet organisation du travail. Il y en a que c'est toi qui as produit là-dedans.

SPEAKER_03

Ah ben! Comme si c'était une surprise! La valeur du travail!

SPEAKER_00

C'était le sujet de Maurice, là. Il est encore très, très présent, Maurice, dans tout ce qu'on

SPEAKER_03

fait. Ah oui, oui, oui, oui. On ne le tassera pas demain matin. Bien au contraire, on veut le garder avec nous parce que c'est une de nos étoiles qu'on a aussi.

SPEAKER_00

Absolument. Écoute, vous allez trouver beaucoup de Maurice dans nos offres, honnêtement. Vous allez fouiller, là. Avec la valeur du

SPEAKER_03

travail, on a aussi le leadership d'intention, exact.

SPEAKER_00

Avec le capitaine David Marquet.

SPEAKER_03

Oui.

SPEAKER_00

Donc, d'amener des équipes à annoncer leurs intentions plutôt que d'attendre des ordres, n'est-ce pas?

SPEAKER_03

Ça revient des fois un peu avec ce que tu as nommé le pouvoir d'influence. Il y a des nuances qui se recoupent un peu, mais ça reste des fois

SPEAKER_01

un peu différent

SPEAKER_00

de la façon

SPEAKER_03

qu'on l'aborde. Il y a aussi le télétravail efficace.

SPEAKER_00

Qu'est-ce qu'on fait? Le télétravail efficace. Tu sais ce qui est intéressant là-dedans? L'objectif de cet atelier-là, c'est de se faire rendre compte que l'endroit où tu travailles ne peut avoir très peu d'importance à partir du moment où tu travailles sur la bonne chose. Donc, il y a un petit peu un prérequis que ça serait important de se poser la question, est-ce que je fais la bonne chose? Non seulement est-ce que je développe la bonne chose, est-ce que mon travail fait que je crée la bonne chose, mais est-ce que je le crée bien? Ces deux questions-là sont hyper importantes. Mais l'idée, avec tous les autres sujets qu'on peut apporter, on peut se rendre compte que cet atelier-là, le télétravail efficace, est essentiellement une réalisation que la question à savoir est-ce que le travail, on devrait le faire en hybride ou à la maison ou au bureau, est une question caduque et obsolète. Elle n'a plus lieu d'être à partir du moment où le travail est fait constamment, tout le temps livré, à temps.

SPEAKER_03

Le vrai bon travail, c'est lui qui est important à faire. Pas juste les urgences. Ça revient un peu à protéger le temps de création qu'on va parler un peu plus. On peut en parler là tant qu'à

SPEAKER_00

faire.

SPEAKER_03

Mais pour moi, ça va avec aussi. Parce que protéger le temps de création, c'est ça qui est vraiment d'important. C'est ça ton core business. Si tu ne fais pas ça, tu es en train de faire d'autres choses. Tu es en train de t'éparpiller. Tu n'es plus en train de produire de la valeur.

SPEAKER_00

J'aimerais ça qu'on se fasse 16 meetings sur comment est-ce qu'on peut protéger notre temps de création. Non, mais c'est protéger le temps de création. L'idée, c'est comment faire pour ne pas avoir 16 meetings qui enlèvent notre focus. Éviter trop de réunions inutiles, justement. Les évaluations de performance, l'idée étant, tout le monde a ça, l'évaluation de performance, mais l'idée étant comment est-ce que l'équipe peut se l'approprier tout en répondant aux requis des RH Yann. Oui,

SPEAKER_03

puis comment bien former l'équipe pour constituer l'équipe, la bonne équipe qu'on a besoin d'avoir pour bien faire notre travail. C'est quoi les angles morts qu'on a dans notre équipe?

SPEAKER_00

On a apprendre à déléguer. On avait aussi Moving Motivators, deux concepts de Management 3.0. Donc ça, c'est un petit peu plus bâtir des techniques qui existent déjà et qui sont connues, mais qu'on enseigne quand même. Puis Time Permitting est aussi... Mindset permitting, on a la modularité. On a fait un ou deux épisodes avec Maurice là-dessus. Donc, l'idée d'avoir une entreprise qui est complètement formée de bulles autonomes, entièrement autonomes, c'est-à-dire qu'une équipe connaît ses budgets, connaît ses dépenses, elle fait son propre marketing, elle a tout ce qu'il faut pour être autonome, comme une micro-entreprise dans une plus grande entreprise. Donc, ça, on le propose évidemment à nos clients les plus avancés, ceux qui ont un potentiel, qui sont déjà loin et qui ont un potentiel incroyable en explorant cette cette approche-là. Fait que l'important qu'il faut retenir avec cette offre de services-là, les ateliers de formation coaching, c'est qu'on ne fait pas juste non plus de la théorie puis s'en aller. On ne fait pas juste dire comment faire non plus. Donc, on s'assure que tout le monde comprend c'est quoi la théorie. Puis on les accompagne dans la mise en pratique. Puis notre truc à éviter absolument, c'est que ça soit tabletté, ce qu'on apporte. Nous, on serait très fâchés de ça. On va parler un petit peu du futur, si tu veux bien, Marie-Ève. Avec grand

SPEAKER_03

plaisir, Olivier. Qu'est-ce qui s'en vient

SPEAKER_00

Qu'est-ce qui s'en vient? Alors, on a, ceux qui sont sur LinkedIn, vous avez peut-être vu passer qu'on a récemment gagné une bourse Jeunes entreprises collectives. La Caisse de l'économie solidaire Desjardins, qui est notre caisse principale maintenant avec GoPirate. Donc, c'est une caisse qui est spécialisée, dans le fond, pour les organismes d'économie sociale, BNL et coopératives, etc. Et avec les sous de cette bourse, on va combiner ça avec des financements et des subventions. Puis on va mandater un organisme spécialisé dans le marketing et la communication en économie sociale, spécifiquement, pour nous ancrer. Rien de moins. Dans les territoires de Montérégie, capitale nationale. Je mets Montréal aussi parce que si tu fais quelque chose en Montérégie, ça résonne à Montréal et vice-versa. Pourquoi capitale nationale, Marielle? Parce que c'est moi qui est là. Marielle habite la ville de Québec. Et c'est un Il y en a qui disent, mais là, ce n'est pas weird. Toi, tu es à Montréal, elle est à Québec. Comment vous allez travailler? Écoute, avec plus d'opportunités. C'est comme ça qu'on va travailler. On a deux

SPEAKER_03

territoires.

SPEAKER_00

Télétravail aussi, un mélange de tout ça. Évidemment, quand je dis, vous pourriez vous ancrer partout. Oui, oui. Mais en économie sociale, il y a des pôles d'économie sociale qui peuvent nous aider. En ce moment, nous, on va être actifs dans ces deux régions-là. On va avoir une entreprise Je ne la nomme pas tout de suite parce qu'il n'y a rien confirmé, mais on va probablement l'inviter au show. L'organisation qui va nous aider avec ça. On va également travailler dans les mois à venir, s'inspirer des deux offres qu'on vient de vous parler pour créer une offre propre à l'économie sociale. Oui. Parce que ce n'est pas tout le monde qui a les façons de payer propres ou les moyens de payer des gros montants. Il faut quand même qu'on vive. Donc, on va travailler avec un expert en économie sociale notre ami David Miljour, c'était un expert, David, pas de pression, développer notre offre d'atelier de formation avec des cohortes qui va permettre à des gestionnaires ou des futurs gestionnaires ou des dirigeants de l'économie sociale de venir prendre nos formations puis d'essayer de voir comment est-ce qu'on peut implémenter ça chez eux. Et puis, l'offre de coaching va également être là, c'est-à-dire qu'on ne va pas juste leur donner la formation puis débrouillez-vous, on va essayer de les accompagner pour que ça colle.

SPEAKER_03

Pour bien que ce soit notre marque de commerce, je pense. Ben

SPEAKER_00

là, à un moment donné, il faut que ça marche, cette affaire-là. Donner de quoi, puis prendre le cash, puis... On va espérer qu'ils survivent. On aime aller jusqu'au bout. Puis, à plus long terme... Deux choses qui vont... Si on ne sait jamais, ça peut être plus long ou plus court. Ça pourrait être plus court. J'ai deux choses. Il y en a une que j'ai mise dans le plan. Il y en a une autre que je n'ai pas mise dans le plan. Je l'ai oubliée. Ça ne devrait pas. Si ça fait depuis 2022 qu'on parle de coopérative, il serait temps qu'on « walk the talk ». Là, on est encore un organisme à but non lucratif, mais on aimerait bien devenir une coopérative. Une des conditions, par exemple, à remplir, c'est qu'on doit être trois dans une coopérative minimum. trois membres travailleurs ou de soutien. Actifs. Et pour l'instant, nous sommes deux. Mais c'est prévu dans notre plan stratégique sur trois ans, d'aller voir de quoi on aurait besoin, de quel genre de profil complémentaire on aurait besoin pour continuer l'aventure et prendre quelqu'un avec nous et aller chercher tout ce qu'il faut pour devenir une coopérative. Appliquer donc ce qu'on enseigne aux autres à nous-mêmes. Écoute, on aurait pas d'inspirer les gens. Les coopératives, les coopératives, vous êtes-vous une

SPEAKER_03

coopérative?

SPEAKER_00

Non. Pas encore. Pas encore. Il manque un membre. C'est ça. Pas juste ça, il manque d'autres choses, mais c'est aussi une idée. On parle beaucoup des coopératives de travailleurs, parce que tout ce que les gens se plaignent dans le monde du travail pourrait être dissous ou disparaître dans les coopératives de travailleurs. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème, parce qu'il y a des humains là-dedans. Aussi, il y a de l'homme, il y a de l'hommerie. Mais l'idée étant que tu pars sur une base où les propriétaires de l'entreprise, c'est aussi les employés et vice-versa. Donc, déjà là, ça élimine beaucoup le « eux versus nous », la direction versus employés. Puis le fait que « moi, je prends les risques, ça fait que je prends tout l'argent ». Ce n'est plus comme ça que ça marche dans une entreprise, dans une coopérative de travailleurs. Mais nous, comme ce n'est pas à propos de nous, Parce que le but d'une coopérative de travailleurs, c'est l'organisation appartient à ses employés uniquement, puis l'objectif, c'est de s'assurer de maintenir, créer et maintenir des bons emplois dans des bonnes conditions, bien rémunérés. Mais nous, ça a tout le temps été pas à propos de nous, ça a tout le temps été comment est-ce qu'on peut aider les autres, comment on peut aider les organismes à but non lucratif, comment on peut aider l'économie sociale. Donc, on s'est tourné un petit peu plus vers une coopérative de Solidarité, qui est assez récent. Ça a été créé en 97, ça, au Québec. Je

SPEAKER_03

t'appelle ça récent. Ça arrive

SPEAKER_00

en 30 ans, là, bientôt. Oui, mais si tu regardes quand est-ce que les premières coopératives ont émergé, c'était à l'époque un petit peu après les pirates. Ça fait un petit peu plus longtemps. Mais coopérative de solidarité, ça réunit dans une même structure plusieurs catégories de membres. On va parler des travailleurs eux-mêmes. Les utilisateurs, ça veut dire que nos clients au BNL vont être membres de notre coopérative. Ils vont avoir un droit de vote. Ce qui veut dire qu'on ne pourra pas juste faire des tripes de « Hey, on fait-tu ce niaiserie-là? » Il va falloir que ça réponde aux besoins de l'économie sociale. Je trouve ça essentiel. Ça peut aussi avoir des membres de soutien. Qu'est-ce qu'on va dire par membres de soutien? Ça peut être n'importe qui qui a un intérêt à ce que l'économie sociale continue. N'importe qui qui a un intérêt à ce que les services publics abordables soient là dans leur région. comme nous, par exemple, qui ont un intérêt à ce que nous, on continue d'aider les OBNL. Tu peux avoir des politiciens, tu peux avoir des philanthropes, tu peux avoir des professeurs, tu peux, tu sais, avec des membres de soutien. Ou juste des gens qui y croient, qui trouvent que c'est important, ta

SPEAKER_03

mission.

SPEAKER_00

Oui. Puis ça, bien, on les met autour de projets communs qui vont servir de la mission de l'économie sociale. Fait que c'est pas à propos de nous, c'est vraiment à propos de la mission. Et l'autre sujet que j'ai ramené, que j'ai pas dans mon plan, c'est que il est un petit peu dans le plan stratégique. On veut préparer beaucoup la relève. Vous vous souvenez, il y avait un vieil épisode qu'on avait fait, Maurice et moi, c'est dans les 70, à peu près. Je ne me souviens pas. On voulait faire des groupes de stagiaires. Prendre des stagiaires, les corrompre jeunes, c'est-à-dire les rendre absolument allergiques à tout ce qu'ils vont rencontrer dans le privé. Genre, prendre une décision, il va falloir que ça fasse au moins 2-3 ans que tu sois là pour prendre une décision. Parler au client, tu fous, après 5 ans peut-être. Gérer quelqu'un, après 10 ans peut-être, on verra. L'idée, c'est de prendre cette cohorte de jeunes-là et leur montrer tout de suite à gérer des budgets, gérer des clients, se gérer eux-mêmes. Fait que toutes des choses, quand t'arrives dans le privé, c'est comme « What the hell? » Fait que l'idée, c'est qu'on voulait former la relève pour l'économie sociale, essentiellement, et c'est encore dans les plans. On sait pas encore comment,

SPEAKER_03

mais c'est dans les plans. Puis on en a parlé même, nous, ensemble, aussi, à

SPEAKER_00

nos débuts. C'était dans une des pistes de projet qu'on voulait faire. Puis le gros problème, Marie-Ève, t'en souviens-tu, c'est comment on vit avec ça? Je Ce n'est pas encore. On va figurer. D'ailleurs, on va parler aussi de relève dans le prochain épisode. Je n'en dis pas plus. Ce ne sera pas

SPEAKER_03

avec toi, Marie-Ève. Non, je ne serai pas là dans

SPEAKER_00

le prochain. Ce n'est quand même pas pire. On va faire un petit résumé. Ergo Pirate est reparti full-time. Pas mal full-time. On n'a encore beaucoup de travail à faire. Mais on est bien accompagnés. On a une nouvelle mission. Aller donner les armes les plus fortes et les plus... intéressantes que le privé utilise, mal et pas nécessairement le bon escient, mais les amener à ceux qui font du bien. Ceux qui font du bien et... Aider ceux qui aident les autres. Aider ceux qui aident les autres et faire du bien à ceux qui font le bien. J'aime ça. Je devrais être marketer.

UNKNOWN

Hum...

SPEAKER_00

Donc, nos œuvres de service, grosse affaire de transformation pour une entreprise qui est prête à vraiment devenir moderne et qu'elle pense qu'elle peut le faire en entier.

SPEAKER_03

Elle est prête ou qui veut l'être, qui veut se rendre prête à... Qu'est-ce qu'elle pourrait faire pour se rendre prête à

SPEAKER_00

ça? Des fois, elle a peut-être juste une équipe qui est prête. C'est

SPEAKER_03

le prototype. Ça marche,

SPEAKER_00

ça aussi.

SPEAKER_03

Oui, un bon beau projet pilote, c'est ça. Des états de pied. Ça fait des étoiles dans les yeux des gens.

UNKNOWN

Ça change.

SPEAKER_00

Tu sais, les transformations qu'on parle, elles n'ont pas besoin d'être le gros tapis rouge déroulé. Des fois, tu le fais avec juste une équipe qui est prête. Tu sais, l'équipe qui est comme... Elle est prête, puis elle est sur la ligne de départ. Celle-là, tu la prends, tu l'amènes où elle a besoin d'être, tu mets un spot dessus, tu attends de voir la deuxième équipe qui dit « Hey, moi aussi, je veux ça ». Là, tu sais que ton prototype est fonctionnel.

SPEAKER_03

Puis ça, c'est aussi l'équivalent d'une preuve de concept, surtout dans les équipes de développement. Mais

SPEAKER_00

c'est exactement ça, preuve de concept, que ce concept-là fonctionne. Oui, puis il faut que ça soit aussi souhaitable. Il faut que le reste des équipes veulent avoir ça. On a les ateliers de formation et de coaching qui sont beaucoup plus à la carte. On a d'autres services qui vont arriver, Marie-Ève. Moi, je compte encore coacher des gens qui veulent des services aux individus. On va avoir aussi, comme on l'a dit, des services aux organismes à but non lucratif. Puis, si vous êtes un organisme à but non lucratif, que vous avez besoin de nos services maintenant, n'attendez pas qu'on le sorte. Venez nous contacter, on va s'organiser, OK? On va

SPEAKER_01

pouvoir

SPEAKER_00

faire sur mesure. Oui, c'est ça, exact. On va voir comment est-ce qu'on peut faire. Puis, bien, on travaille beaucoup à se faire connaître. Si vous êtes intéressés à avoir plus d'informations sur nous autres, il y a notre site web gopirate.com. On a une infolettre, une infolettre maintenant que j'envoie un article par semaine dessus. Je les poste aussi sur LinkedIn. Dans mon infolettre, il va y avoir des articles exclusifs. Et on peut aussi s'abonner sur Patreon. Fait que c'est... vous allez avoir tout le contenu qu'on produit en article, en podcast, avant tout le monde, avant le public large. Et on travaille aussi à essayer de voir qu'est-ce qu'on pourrait vous donner un petit peu de plus, que ça va de la peine d'être un Patreon, plus que la tellement belle gang qui sont sur Discord et qui gardent ma santé mentale à flot. Merci, Marie-Ève,

SPEAKER_03

d'être lancée dans le bain qui ne coule pas. Ça va? Non, le bain ne coule pas encore. contraire,

SPEAKER_00

on est bien dans cette mer. Bon. Tu vas continuer à faire des épisodes avec moi. Il y a des sujets que tu veux nous parler. Fait qu'on va commencer à développer ça, préparer ces épisodes-là. J'ai quelques invitations qui sont pending en ce moment, qui sont en cours avec des gens très intéressants, que j'attends des nouvelles. Donc, j'espère que ça va se concrétiser. Sinon, s'il y a des gens que vous pensez qu'on devrait inviter, on veut le savoir. Puis, c'est ça, la série d'articles, c'est sur gopirate.com article. Et c'est notre journal de barres Il y a des articles sur tous les concepts qu'on apporte et qui vont peut-être vous aider à faire réfléchir des gens autour de vous au travail. C'est un petit peu ça qui est le but. On veut que nos concepts soient adoptés le plus largement possible parce qu'on y croit. On croit que les gens ne sont pas obligés de subir le travail, mais ils peuvent en profiter pour être motivés, pour avoir du fun et idéalement pour faire du bien au monde. C'est bien fini, ça?

SPEAKER_03

Très

SPEAKER_00

bien fini. Chère Marie-Ève, merci

SPEAKER_03

beaucoup.

SPEAKER_00

Merci à vous. Les pirates, on se voit au prochain

SPEAKER_01

épisode. Bye!