Go Pyrate!, Le Podcast

225. La relève ne se développera pas toute seule

Go Pyrate! Episode 225

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La relève ne se prépare pas toute seule. Et quand les adultes regardent ailleurs, ça se paye... des jeunes qui décrochent, des choix de carrière pris dans le vide, des organisations qui se plaignent que personne ne veut travailler alors qu'elles n'ont rien investi dans les générations à venir.

Catherine Légaré a fondé Academos il y a 26 ans pour connecter des jeunes de 14 à 30 ans avec des mentors bénévoles partout au Québec. Dans cet épisode, discute avec elle ce que le mentorat peut changer, pourquoi l'IA ne remplace pas quelqu'un qui "actually cares", et ce que les mentors retirent de cette relation-là, parce que c'est rarement à sens unique.

En soit, Academos est un OBNL et une plateforme. Mais c'est aussi un réseau d'adultes qui ont fait leur chemin et qui acceptent de partager leurs expérience avec les prochaines générations.

Academos est gratuit pour tout les jeunes du Québec, et le mentorat ouvert à tous les travsailleurs du Québec.

Inscription sur academos.qc.ca.

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SPEAKER_02

Les prochaines générations, qu'est-ce qu'ils n'ont jamais fait pour nous autres, de toute façon? On a écrit un livre, hein, Maurice et moi. Maurice, mon associé, qui est décédé maintenant. Puis dedans, on avait écrit pour nos enfants, pour pas qu'ils aillent à vivre ce qu'on a vécu.

SPEAKER_01

Ce travail, c'est autant des infirmières, des enseignants, des gens qui gèrent de la finance, de la mobilité. Tu sais, on pourrait... La liste est très, très longue. C'est comme la colonne vertébrale de notre société. Je pense qu'on crée un filet autour du jeune. On l'aide à s'orienter. C'est souvent la plus grande décision que les jeunes ont prise dans leur vie.

SPEAKER_02

Alors, cher pirate, Je vous ai promis, pour ceux qui sont sur Discord et qui sont sur notre Patreon, des invités à partir de maintenant. Plus d'invités, des invités intéressants. Certains qui sont un peu plus connus, certains qui sont moins et qui gagnent en lettres. Aujourd'hui, je livre la marchandise en recevant Catherine Légaré. Bonjour Catherine, comment

SPEAKER_01

vas-tu? Bonjour Olivier, bonjour tout le monde.

SPEAKER_02

Ça va super bien. Merci d'avoir accepté l'invitation. Catherine, si tu veux bien, je vais donner un petit peu de contexte pour voir comment est-ce qu'on en est venu à vouloir se parler sur l'épisode, c'est que moi, Catherine, il faut que tu saches que depuis un bon moment, depuis que j'ai été gestionnaire, en fait, que je commençais à trouver ça vraiment intéressant de s'occuper, de prendre la responsabilité, de s'occuper de la relève un petit peu, donner de l'amour aux prochaines générations. Et justement, parlant de ça, j'ai fait un post LinkedIn cette semaine, tu l'as commenté, où je faisais une blague plus ou moins drôle, ce qui n'est même pas la mienne, en fait, c'est qu'un ex-collègue qui a dit ça à un moment donné dans un ascenseur, j'ai trouvé ça tellement drôle. Les génération, qu'est-ce qu'ils n'ont jamais fait pour nous autres de toute façon? Donc, évidemment, très sarcastique, mais l'idée étant, je pense qu'en tant que n'importe qui qui se considère comme une personne responsable dans la société ou un leader dans le travail, c'est un petit peu notre responsabilité de s'assurer qu'il y a une relève. Et je suis tombé par hasard, ça c'est live, je t'annonce ça, j'étais sur Blue Sky, puis j'ai cherché OBNL pour me connecter avec mon compte GoPirate. Et je suis tombé sur Academos. Et je suis allé voir, je suis allé « Oh! » Puis là, je me dis, je vais avoir du temps. On relance GoPirate temps plein. Je pense que je vais pouvoir investir du temps à la relève. Donc, je me suis inscrit comme mentor. Alors, Academos, c'est un organisme et aussi une plateforme qui met, si je comprends bien, dis-moi, tu pourras bien me l'expliquer, mais qui met en contact des jeunes qui se cherchent professionnellement et qui pourraient vouloir être en lien avec des gens qui font des choses qui pourraient les intéresser, qui pourraient les mentorer de façon professionnelle ou les guider. C'est un peu ça?

UNKNOWN

Oui, ça me va.

SPEAKER_02

C'est pas pire? Ok. C'est pas pire. Donc, est-ce que tu peux nous parler un petit peu comment c'est arrivé ça, l'idée de faire Academos? Quel besoin est-ce que ça remplissait chez toi de lancer cette

SPEAKER_01

plateforme-là? Oui, en fait, oui, ça va me faire plaisir de raconter la petite histoire. Academos, en fait, ça a 26 ans maintenant. Donc, j'ai démarré ça, j'étais étudiante. Je faisais mon doctorat en psycho. Dans le cadre de mon doctorat, en fait, j'étais allée faire un doctorat pour amener une innovation. J'ai fait mes études en psychologie, en éducation. Donc, soit pour être psy dans une école ou, tu sais, je me suis toujours intéressée à ce qui amenait les jeunes à être motivés, à apprendre qu'est-ce qui contribue à la réussite et tout ça. Et je voulais faire une innovation pendant mon doctorat. Donc, j'étais aussi geekette à l'époque. Je le suis toujours. Je voulais le faire avec les technologies. Donc, toutes sortes de concours de circonstances ont fait que mon projet a finalement été de créer une plateforme qui est devenue Academos, où on pouvait jumeler des cégepiens à l'époque avec des gens dans le monde du travail pour aider au choix de carrière, pour aider se préparer à entrer dans le marché du travail et mon doctorat est porté sur l'évaluation de ce dispositif-là, les impacts et tout ça. Bien sûr, le besoin qui était en arrière était un peu le mien aussi à l'époque, c'est-à-dire, tu sais, moi je venais d'un milieu avec des parents qui n'avaient pas fait des études universitaires. Pour moi, l'idée d'être psychologue, juste l'idée d'entrer à l'université, j'étais première génération dans ma famille à l'université. La marche était haute. Après ça, c'était qui je vais être dans cette communauté de psychologues-là? Comment je vais y entrer? Quelle sera ma place? Je ne connais personne,

SPEAKER_02

etc. Tu n'avais pas de point

SPEAKER_01

d'ancrage ou de référence? Non, absolument pas. Fait que je pense que le besoin venait aussi de moi, mais je voyais plein d'autres monde autour de moi qui avaient ce besoin-là aussi. Fait que, tu sais, le besoin est venu de là. Donc, ça a été d'abord un projet pour mon doctorat, mais ça a eu du succès. Alors, j'ai été poignée avec, carte guillemette. On prend la blague là, mais c'est devenu un succès. Fait que je me suis dit, aïe, je ne peux pas laisser tomber ça. Fait que, de fil en aiguille, c'est démarré au Cégep Bois-de-Boulogne, c'était un projet. Je l'avais ancrée là avec... Il y avait des conditions facilitantes à cet endroit-là à l'époque. C'est un cégep qui faisait beaucoup d'innovations technologiques. Moi, je faisais mon doctorat à l'UQAM, fait que je partageais mon temps entre les deux places. Mais comme ça a marché, c'est devenu éventuellement un OBNL. Puis des étudiants de Bois-de-Boulogne, aujourd'hui, Academos sert des jeunes partout au Québec. Les mentors viennent aussi de partout au Québec. Et on est en train même de commencer des projets ailleurs au Canada. Donc, la petite

SPEAKER_02

histoire, c'est ça qui est derrière. Tu disais que ça fait plus de 20 ans que ça existe, c'est ça? J'ai été surpris parce que quand j'ai fait mon post-LinkedIn, moi, c'était nouveau. Wow! Une nouvelle bébelle! Puis, il y a du monde qui a dit « Ouais, j'étais là-dessus en 2005! » Ah, ouais! Wow! OK! C'est cool! Puis, il y a quelqu'un qui a dit aujourd'hui « J'étais là-dessus, j'ai arrêté parce que j'ai eu des problèmes de santé, mais je me suis

SPEAKER_03

réinscrit.

SPEAKER_02

» Ah, j'aime ça! C'est le fun, ça! Moi, Moi, ce que je trouvais intéressant, quand j'ai parlé à ta collègue qui fait une entrevue, parce qu'on ne prend pas n'importe qui comme mentor, ça prend une espèce de... Vous pensez avoir un court processus quand même qui est très humain. Elle m'a demandé pourquoi tu fais ça. Autre but que moi aussi je trouvais que c'était important d'invertir du temps dans la relève, c'est que je me suis rendu compte que c'était aussi une manière d'appliquer une mission qui me tient à cœur depuis puis très exactement septembre, octobre 2022, qui a été le jour où j'ai compris l'importance de l'économie sociale, avec 40 quelques années, puis je me suis maudit à faire « comment ça se fait que je ne connais pas ça avant? » Sans que ma vie aurait été radicalement différente, si j'avais compris l'existence et l'importance de ça avant, ma carrière aurait pris toute une tangente. Bon, on ne peut pas changer les choses pour nous. Absolument, il n'y a jamais trop de temps non plus. C'est ça. Je me suis dit « si moi, c'est un des drames de ma vie d'avoir connu ça tard, Bien, je peux-tu faire en sorte, avec Academos, que d'autres sachent que l'économie sociale, c'est une option, que ça puisse être une option qu'ils peuvent considérer pour leur futur, spécialement pour ceux qui aimeraient avoir un impact positif sur la société, un impact positif, quelque chose de structurant, de bienveillant pour les autres, pour ceux qui ont besoin d'aide. Il y en a qui carburent beaucoup à ça, comme moi. Fait que je me suis dit, ça va être aussi une manière d'achever ma propre mission. Et ça a été très bien reçu, en tout cas, par tes collègues. J'étais bien content. On a écrit un livre, Maurice et moi. Maurice, mon associé, qui est décédé maintenant. Dedans, on avait écrit pour nos enfants, pour ne pas qu'ils aillent à vivre ce qu'on a vécu. C'est un petit peu ça aussi. C'est la continuité. On essaie de faire en sorte que les jeunes n'en aillent pas aussi difficile que nous autres. Avec le monde dans lequel on vit, ce n'est pas garanti. Si on peut faire quelque chose, je pense que ce n'est pas une mauvaise

SPEAKER_03

affaire. Exactement.

SPEAKER_02

Parfait. Écoute, on va parler aujourd'hui spécialement de tout ce qui est mentorat l'importance, la relève, la complexité qui est autour de ça. Si ça te convient, juste avant, par contre, j'aimerais rappeler à ceux qui nous regardent que cet épisode-là et tous les autres sont rendus possibles grâce à tous les membres Patreon qui nous appuient. Ça donne un accès directement, entre autres, à notre serveur Discord dans lequel les gens s'aident. Je ne dirais pas jusqu'à dire qu'on se mentore, mais ça arrive souvent. Donc, qu'on s'aide, qu'on s'appuie, on essaie de refaire le monde et on essaie de créer des initiatives qui sont intéressantes, ne serait-ce que localement, idéalement, plus globalement.

SPEAKER_00

Il

SPEAKER_02

y a également notre ami

SPEAKER_00

François Baillargeon de Solutions informatiques Baillargeon qui a un petit message pour vous. On écoute ça.

UNKNOWN

...

SPEAKER_00

On assemble l'infrastructure qu'il vous faut avec le bon outil, toujours. On vous aide à livrer vos mandats, à fiabiliser vos environnements, à contenir vos coûts. Et surtout, on vulgarise. Vous avez un partenaire, pas une boîte noire. 100% québécois, passionnés par le logiciel libre et l'efficacité, on déploie ce qu'il faut, où il faut, pour que vous puissiez avancer. Besoin d'un coup de main? On est là pour livrer avec vous.

SPEAKER_03

Donc,

SPEAKER_02

Catherine Égaré, tu as créé Academos, tu nous as parlé un petit peu de tes motivations derrière. Évidemment, comme... toute personne qui généralement gère un OBNL, tu as à cœur d'offrir des services qui vont aider les gens. Puis là, on parle de l'importance de la relève. Parce que si tu as fait ça, si tu jugeais que c'était important, en quoi est-ce que c'est un enjeu de société en ce moment et pas juste un enjeu d'entreprise? Parce que si tu entends parler de la relève, on entend souvent ça en politique ou en entreprise. Mais c'est plus que ça.

SPEAKER_01

Oui, c'est plus que ça. Moi, je ne viens pas de l'économie, de la politique ou des entreprises à la base. Comme je disais plus tôt, je viens de la psycho. Je pense qu'une société en santé, c'est une société où les gens sont des bons citoyens, savent, ça peut changer dans le temps, mais savent comment contribuer à cette société-là, notamment par le travail. Quand on est adulte, le travail, ça occupe tellement d'heures de nos vies. C'est un endroit où on peut, ou pas, avoir de l'impact. Fait qu'on a vraiment intérêt à faire en sorte que À chaque génération, les gens se trouvent une voie, posent des actions au quotidien qui vont contribuer à différentes actions ou causes dans la société, puis elles sont toutes valables. Je pense que c'est important. Au plan économique, on en entend beaucoup parler parce que, veux, veux pas, par notre travail, on contribue à la santé économique de là où on vit, mais par le travail, On se crée une société qui est à notre image, une société en santé. Ce travail, c'est autant des infirmières, des enseignants, des gens qui gèrent de la finance, de la mobilité. La liste est très, très longue, mais c'est comme la colonne vertébrale de notre société. Quand on est sur notre X, je pense que ça contribue au bien-être, à la santé mentale tout autant qu'aux aspects économiques qu'on entend souvent. juste, c'est macro et micro à la fois, l'importance de travailler

SPEAKER_02

avec la relève. À force d'avoir travaillé beaucoup, moi j'ai travaillé beaucoup avec le privé, puis j'ai travaillé beaucoup avec des recruteurs qui cherchaient des seniors. Puis à un moment donné, il fallait que je leur dise, les seniors ne tombent pas des arbres, ils commencent tout à quelque part. À un moment donné, peut-être qu'il va falloir prendre du monde qui ont moins d'expérience, mais qui ont ce qu'il faut, qui ont la motivation. À ce moment-là, j'ai commencé à avoir la réflexion. Est-ce que je pourrais aider des jeunes à se rendre plus loin, même si je ne peux pas nécessairement les embaucher? C'est intéressant. Qu'est-ce qui arrive si on néglige de préparer ceux qui s'en viennent? Parce que là, on s'entend, puis je vais parler de quelque chose de très, très actuel. Il doit y avoir beaucoup de gens en ce moment qui avaient des aspirations peut-être en technologie, en design, en programmation et qui doivent se demander, avec l'intelligence artificielle,

SPEAKER_01

je suis plus sûr d'où je m'en vais. Oui, c'est sûr. Fait que ta question, c'est qu'est-ce qui arrive? Qu'est-ce qui arrive

SPEAKER_02

si on les laisse à eux-mêmes dans un contexte comme actuellement?

SPEAKER_01

Oui. La réponse est multiple. Pour un jeune, si on regarde pour le jeune lui-même, si on les laisse à eux-mêmes, ça peut mener à des mauvais choix. Ça peut amener à de la perte de temps. Ça peut amener à un manque de confiance aussi, parce que la présence des mentors, ça contribue beaucoup à faire... Nous, on le voit dans nos résultats. Depuis les débuts d'Academos, on a collaboré avec différents chercheurs en milieu universitaire. On a fait des recherches sur l'impact d'avoir un mentor sur la persévérance scolaire. Tout autant que sur comment ça te prépare au monde du travail Mais, tu sais, nos jeunes qui ont un mentor, ça, c'est peut-être chez les plus jeunes, ils trouvent l'école plus importante, ils trouvent l'école plus utile. Ça fait que, tu sais, ça, ça contribue à ce qu'il y ait leur diplôme, à ce qu'ils choisissent une carrière. Mais ta motivation va continuer quand c'est peut-être plus difficile en fin de session au cégep ou, tu sais, d'avoir des adultes autour de toi. Nous, on fait du mentorat, mais il y a d'autres adultes autour des jeunes. On a une responsabilité dans notre voisinage, dans nos familles, je pense. Academos, avec le mentorat, c'est d'autres adultes qui viennent intervenir là-dedans. Mais je pense qu'on crée un filet autour du jeune, on l'aide à s'orienter. C'est souvent la plus grande décision que les jeunes ont prise dans leur vie. Nous, on se dit souvent à la blague, je le vis avec mon fils, il ne sait pas ce qu'il va manger pour déjà une demi-heure avant. La décision d'un choix de carrière, elle est grande, elle est insécurisante. Je pense qu'on crée de la confiance. On aide les jeunes à développer leurs compétences aussi. Tu en parlais il y a un instant, on ne devient pas senior du jour au lendemain. Comment on développe ces compétences-là? Comment on développe cette confiance? Comment on développe nos savoir-être comme professionnels? C'est souvent en regardant des plus vieux que soi. On crée des futurs seniors. De ne pas le faire, on s'empêche de tout ça pour un jeune qui prendra peut-être plus de temps, qui aura peut-être moins de confiance. Dans nos ça a des impacts aussi. Tu sais, d'épauler des jeunes, ça accélère leur développement, fait qu'en termes de productivité, de retour sur l'investissement, c'est là, là, tu sais, je veux dire, on a des jeunes collègues plus autonomes, plus responsables, plus compétents, pis ça, ben, ça a éventuellement des impacts sur la société. Fait que de pas le faire, je pense qu'on se coupe de compétences, on se coupe de gens qui sont sur leur X au travail, On se coupe de gens qui vont contribuer, sans dire à chaque minute de leur journée, mais qui vont comprendre ce qu'ils font au travail, qui vont voir le sens, qui vont contribuer. L'impact qu'il apporte. Qui vont générer des meilleurs revenus pour nos organisations, pour la société. Mais la contrepartie, c'est qu'on ne le fait pas. On se coupe de talent futur. On se coupe d'équipe performante.

SPEAKER_02

Et on se plaint que personne ne veut travailler. je

SPEAKER_01

vais rajouter peut-être vu que je viens de la psy aussi

SPEAKER_03

Je

SPEAKER_01

pense que pour le faire, on se coupe aussi du pouvoir que ça peut avoir d'avoir plusieurs générations performantes au travail. Puis même, moi je suis rendue à l'âge d'être mentor aussi. Je trouve qu'il y a une grande richesse d'être en contact avec plus jeunes que soi aussi parce qu'on apprend. On se coupe des savoirs, des générations qui rentrent au travail aussi si on ne le fait pas. C'est pas un sens unique ça. Des méthodes de travail, des façons voir le monde, on peut mieux comprendre nos clients, les besoins de nos clients. parce que ces jeunes-là, ils représentent une partie de nos clients aussi, selon l'industrie où on travaille. Fait qu'il y a comme plein

SPEAKER_02

de choses dont on se coupe

SPEAKER_01

à ne pas le faire.

SPEAKER_02

Super. J'aimerais ça qu'on parle un petit peu plus de ce que ça apporte aux jeunes, parce qu'on a parlé de ce que ça apporte à nous. Puis, spécialement peut-être, est-ce qu'il y a des spécificités par rapport aux jeunes en 2026? Parce que ça fait plus de 20 ans que ça existe. Est-ce que ça commence à évoluer, les jeunes et leur rapport avec le travail, leur rapport avec le

SPEAKER_01

mentorat aussi? Oui. Bien, ça a beaucoup évolué Quand j'ai parti à Academos, c'était la fin des années 90, début 2000. Ce qui inquiétait beaucoup les jeunes, c'était de se trouver un travail. Le marché du travail était un peu bouché. Ça n'a pas changé, ça! Ils sortaient de l'école à cette époque-là. Les postes étaient beaucoup occupés. Comment je fais pour me trouver un job? Est-ce qu'il y a des débouchés? On parlait beaucoup de débouchés. Est-ce qu'il y aura des débouchés? Ça a parti de là, puis il y a Entre-temps, on est passé par les millenials qui avaient beaucoup des besoins de se réaliser au travail. C'était l'époque des tables de poules, des machines à café, etc. Les besoins des jeunes ont changé. Pendant la pandémie, la situation était complètement inversée. Il y avait de la pénurie, il y en a encore de la pénurie de main-d'oeuvre dans certains secteurs, mais elle était pas mal généralisée. Là, c'était beaucoup l'inverse. Comment je fais pour attirer les jeunes? Qu'est-ce que je vais leur dire? Puis les jeunes, ils pensaient qu'ils avaient comme vraiment tous les emplois sur un plateau d'argent. Donc là, on est en 2026 aujourd'hui. Tu as parlé d'IA tout à l'heure. Là, tu sais, le marché du travail s'est resserré. Fait qu'en ce moment, les jeunes se retrouvent à nouveau dans une situation où la pénurie de main-d'oeuvre est un peu moins visible. Fait qu'il faut qu'ils travaillent un petit peu plus fort pour se trouver leur premier emploi. Le monde du travail change super vite. La société change super vite. Il y a l'arrivée de l'intelligence artificielle au travail. Elle est arrivée à l'école aussi. Donc, tu sais, ce qui préoccupe les jeunes, c'est de se trouver un métier épanouissant. Ils sont stressés de faire un choix de carrière. Ça, ça a été de tout temps. Là, c'est transversal. Comment je vais faire pour décider à 16 ans, à 17 ans? Donc, les mentors ont un apport là-dessus de dire « Hey, moi, je suis retournée aux études ou j'avais étudié là-dedans. » je fais d'autres choses maintenant. Tu sais, de normaliser des parcours qui sont

SPEAKER_02

peut-être un peu moins linéaires. Mais les parcours atypiques, là...

SPEAKER_01

C'est parcours artistique. Mais définitivement, on peut en parler.

SPEAKER_02

C'est ça, je voulais vraiment en parler parce que, tu sais, moi, honnêtement, Catherine, je pense que je suis rendu à ma quatrième carrière. Donc, j'ai été développeur, j'ai été coach, j'ai été Scrum Master. Là, j'ai des managers. Là, je suis dirigeant d'un OBNL. Puis, j'ai envie, tu sais, j'ai un fils qui a 7 ans, fait qu'il n'est pas encore rendu à faire ce choix-là, mais j'ai vraiment envie de dire, tu sais, oui, c'est un choix important, mais ce n'est pas la fin du monde. On a le droit de changer après. Il y a un éventail de gens qui peuvent te raconter des expériences. Ce que tu offres, c'est essentiellement de faire le lien entre l'expérience et la curiosité. C'est important. Mais les parcours atypiques, c'est beaucoup plus prévalant aujourd'hui que ce qu'il était à l'époque. À l'époque, tu avais une carrière qui faisait toute sa carrière. Aujourd'hui, il y a beaucoup plus de gens qui touchent à tout, qui essaient de combiner des intérêts avec aussi leur profession. Les mentors peuvent les aider avec ça, en les

SPEAKER_01

alliant? Oui, mais aussi en leur parlant de leur propre parcours et en montrant comment chaque expérience que tu as ou chaque carrière que tu essayes, si c'est ça ta trajectoire, il y a des apprentissages et il y a des acquis qui viennent avec ça. Et ça, quand tu as 16, 17, 18 ans, tu ne le vois peut-être pas. Ça peut être vu quand tu regardes en avant comme « Ah, si tu as essayé une carrière, Si tu n'as pas vu tes parents faire ça, si tu essaies une carrière et que tu la mets de côté, à un moment donné, c'est comme tu le rejettes ou c'est perdu. Alors que quand tu es un adulte et que tu l'as fait, tu sais que tu peux réinvestir à chaque fois beaucoup de choses d'une carrière à l'autre ou d'un poste à l'autre que tu occupes. Il y a quelque chose de le fun là-dedans, de grandir, d'évoluer, d'être dans une mentalité où tu continues d'apprendre quand tu es adulte aussi, mais pas comme à l'école. Oui. Je pense que c'est ça aussi. Et ça, ça fait baisser la pression pour les jeunes. J'ai parlé à Olivier aujourd'hui. Il y en a à sa quatrième carrière, entre guillemets. Il y en a qui font des changements très radicaux aussi dans leur

SPEAKER_03

carrière. Il

SPEAKER_01

y en a qui se déguisent en pirate. C'est ça. J'ai parlé à Olivier aujourd'hui, qui a été mon mentor sur Academa. Je vais arrêter de stresser avec ça parce qu'aujourd'hui, il y a est une personne plus complète ou il est un travailleur plus complet parce qu'il a eu le parcours qu'il a eu. Je vais arrêter de m'inquiéter avec

SPEAKER_02

ça. Là, on parle beaucoup des jeunes qui se cherchent. je pense qu'on peut aussi aider des jeunes qui ont des aspirations, qui ont déjà des idées, des projets et qui ont besoin de rétroaction, de feedback, de conseils. Ce n'est pas juste pour les gens qui n'ont pas la moindre idée d'où ils vont. On peut aussi aider les jeunes qui ont l'idée d'où ils vont, mais qui ne savent pas par où commencer, ils ne savent pas leur prochaine étape. Je les rassure, c'est encore mon

SPEAKER_01

cas. Ça peut aider juste de dire ça. Mais oui, l'Académa c'est 14 à 30 ans fait que c'est sûr que là-dedans Tu sais, je dirais les 14-18, ils se cherchent, ils ont des hypothèses, ils veulent valider, il y en a qui butinent. Fait que les mentors peuvent aider là-dedans. Mais un mentor, quand t'as 14 à 30 ans, ça peut t'aider aussi, soit à mettre tes étapes en ordre, soit à faire des choix. Tu sais, on a aussi des étudiants, par exemple, qui sont à l'université, ils se demandent s'ils s'en vont faire une maîtrise après ou s'ils s'en vont sur le marché du travail puis qu'ils reviennent à l'école après. fait que c'est possible de trouver un mentor qui a fait ça sur Academos puis d'en trouver un autre qui a tout fait ses études d'un coup puis qui a travaillé après, de parler aux deux, de comparer. On a des finissants qui sont rendus à l'étape de dire je passe du statut d'étudiant à travailleur, c'est un changement de posture. Donc de trouver un mentor peut-être qui est entré dans le marché du travail il n'y a pas très longtemps pour parler de comment ça ce mentor-là ou cette mentor-là a vécu cette transition-là. Il y a plein de raisons que tu peux avoir de parler à un mentor sur

SPEAKER_02

Academos.

SPEAKER_01

Il n'y a pas de mauvaise raison. Il n'y a pas de mauvaise raison parce que le but, c'est de grandir. C'est pas français de dire ça, mais c'est comme de grandir dans ta carrière. Si en ce moment, c'est d'identifier le métier qui t'intéresse, ça sera ça. Si en ce moment, ton besoin ou dans deux ans, ton besoin, c'est de te préparer entrer à l'université, ben, tu peux revenir sur Academos, puis trouver un autre mentor, puis avoir un autre bout de mentorat avec quelqu'un d'autre, et ainsi de suite,

SPEAKER_02

là, tu sais. Oui, c'est ça, hein, il y a une panoplie de mentors, là, puis on n'est pas limité en tant que jeune à un mentor, là.

SPEAKER_01

Absolument. Il y a des mentors de différents âges, il y a des mentors de toutes les régions, il y a des mentors dans des dizaines de métiers et professions, il y a des mentors qui ont eu des carrières linéaires, il y en a qui ont des parcours plus atypiques. En fouillant, en voyant les secteurs, on a même sur Academos un genre de tag pour les gens qui ont des profils atypiques ou des parcours atypiques. Donc, on a des mentors qui vont s'afficher, par exemple, avec une neurodivergence. Donc, travailler dans un bureau, dans une équipe avec sa neurodivergence, ça peut être drôlement rassurant pour un jeune de parler à un mentor qui est dans cette situation-là et qui dit « Hey, c'est possible. Mon mentor réussit. Je vais être capable moi aussi. » C'est juste des exemples, mais c'est un peu tout

SPEAKER_02

ça, Academa, ce que ça peut offrir. J'ai une question qui vient de me pousser live. Est-ce que tu as vu un changement dans la façon dont les jeunes et les mentors travaillent depuis l'avènement de l'IA. Parce que je me suis dit, il y a maintenant une réponse à plein de choses. C'est le réflexe de plusieurs personnes d'aller demander à l'IA. Mais une réponse sur la carrière de quelqu'un ou les possibilités de carrière de quelqu'un que l'IA va donner n'est clairement pas la même chose qu'il va avoir d'un mentor, on se le dit. L'IA n'a pas l'expérience vécue. Ce n'est pas un retour d'expérience. C'est une agrégation d'informations qui vient, on ne sait pas où, à moins de le demander très clairement. Comment est-ce que... Donc, c'est quoi l'avantage d'aller plus vers un mentor que de demander à Google, je fais quoi avec ma carrière? Google, il va probablement te répondre en termes de salaire, tu sais.

SPEAKER_01

Ben, ouais, mais, tu sais, pis entre Google pis un agent, il y a... Il y a une différence. Mettons qu'on prend vraiment l'IA. Oui, on observe des choses et oui, ça bouge encore très vite. Les jeunes n'ont pas... Il y avait des données récemment encore dans la presse sur l'adoption de l'IA et sur la fréquence d'utilisation. Même les jeunes, il y en a encore une bonne proportion qui ne l'utilisent pas chaque jour. Il ne faut pas penser que tous les jeunes l'utilisent tout le temps pour tout. Mais on voit définitivement qu'en même que les jeunes vont l'utiliser pour obtenir du soutien en santé mentale. Moi, ça me préoccupe beaucoup, tout seul, étant donné mon background. C'est ça, mais pour le cheval de carrière, ils l'utilisent aussi. Puis, ils ne l'utilisent pas tous pareil. Il y en a qui vont l'utiliser strictement pour avoir des informations, par exemple, sur le salaire. Mais il y en a d'autres qui sont comme plus rodés avec l'IA, qui vont s'en servir un peu comme coach. Pour valider des idées, savoir, tu sais, si je suis comme ci ou comme ça, est-ce que je pourrais faire tel métier, tu sais, il y en a qui vont aller là-dedans. Fait que c'est sûr que nous, on a à s'ajuster, tu sais, puis on a commencé à le faire parce que, tu sais, la responsabilité qu'on a dans un organisme comme le mien, puis il y en a, tu sais, je pense, les autres organismes qui travaillent auprès des jeunes ont la même responsabilité aussi, c'est de... Tu sais, d'aller comprendre la bête, là, pour voir justement qu'est-ce qu'elle peut apporter, c'est quoi ses limites, pour être capable d'en parler aux jeunes. Mettons, ChatGPT, Gemini, on va prendre ceux-là. L'algorithme est fait pour, tu sais, que tu continues à y parler. L'algorithme est fait pour te... réconforter, te récompenser. Ça crée une sorte de chambre d'écho, là. Quand on parle de différence avec un mentor, c'est qu'un mentor va pas être juste là-dedans. Tu sais, un humain va oser parfois te challenger ou te poser une question parce que, tu sais, toi, si tu travailles dans un domaine, puis que tu sais qu'il y a beaucoup de gens, de jeunes, quand ils arrivent dans le domaine, ils ont des défis avec telle affaire, peut-être que tu vas te permettre de le demander aux jeunes, tu sais, « Hey, je sais pas, tes policiers... » Tu sais, tu es toujours en équipe dans l'auto, c'est deux par deux tout le temps, tu n'es jamais tout seul. Tu vois comment travailler en équipe comme ça, toujours deux par deux, puis d'avoir vraiment ta vie est presque entre les mains de l'autre personne s'il y a une situation d'urgence. Un IOP probablement en 2026 ne pensera pas à te demander ça, alors qu'un mentor pourrait le faire. Je pense qu'il y a toute la notion du vrai vécu. Mais de plus en plus, les IA s'en viennent bonnes là-dedans. Il y a tellement de gens qui TikTok sur leur métier. Il y a tellement de gens. Il y a tellement de données pour alimenter les IA. Mais là où l'interaction n'est pas pareille, c'est dans la vraie empathie, dans la capacité à challenger, dans la capacité à vraiment sentir que c'est un vrai humain qui te parle et qui fait le métier. Je pense que là, il y a quand même une différence. Puis c'est là-dessus, en ce moment, qu'on essaie aussi d'éduquer nos jeunes. Les jeunes ne sont pas dupes non plus. Après quelques conversations avec une IA, ça finit par tourner en rond. Un adulte, ça prend du

SPEAKER_02

temps avant de tourner en rond. Oui, c'est ça. Ça crée des opportunités de discussion qui peuvent s'étendre plus. Puis on va se dire, entre un humain et l'IA, il y en a un des deux qui actually care.

SPEAKER_01

définitivement pis c'est là-dessus que les jeunes après un certain temps et ils sont plus nés que nous autres avec ça Il voit, tu sais, moi j'ai un enfant de 14 ans à la maison, puis il commence à me le dire. « Ah, ça j'aime mieux te le demander à toi, maman, parce que l'IA, c'est toujours la même affaire. » Tu sais, fait que tout le monde, on va devenir plus aguerri aussi à utiliser ces outils-là.

SPEAKER_02

C'est intéressant. Tu sais comment on avait tendance à des fois aller voir les personnes plus âgées pour avoir accès à leur sagesse, quelque chose que l'IA ne peut pas encore

SPEAKER_01

apporter. En tout cas, pas

SPEAKER_02

encore. Non, c'est ça. On disait tout à l'heure que ce n'était pas une relation qui est à sens unique et qui a aussi une valeur qu'on peut retirer en tant que mentor à prendre ce rôle-là. Oui. on s'entend, il y a beaucoup de gens qui vont le faire simplement pour le sens d'avoir aidé quelqu'un. Moi, je me sens tout le temps très, très bien quand quelqu'un me dit « Ok, je sais maintenant où je m'en vais. » J'ai fait ma job. Des fois, j'ai besoin de faire ça dans ma journée, tout le reste n'a pas d'importance. Je sais que moi, je vais en retirer beaucoup, beaucoup de choses, puis je vais avoir l'impression d'avoir contribué. Un petit peu, comme on dit des fois, j'essaie d'être l'adulte que j'avais besoin quand j'avais leur âge. Mais je trouve ça intéressant que tu me disais tout à l'heure, même les jeunes peuvent enseigner des choses aux mentors. Honnêtement, je n'ai pas grand intérêt pour Instagram. Je ne vais pas aller chercher sur l'IA pour ça. Je vais demander à un jeune si j'en ai besoin. C'est un peu ça. C'est donnant-donnant. Ce n'est vraiment pas à

SPEAKER_01

sens unique. Complètement. On parle des jeunes académos, mais les gens qui nous écoutent, ils font peut-être du mentorat aussi dans leur milieu de travail. Parce que au quotidien, de manière informelle, c'est des relations qui se développent souvent de manière organique, je dirais. Cette espèce de partenariat qu'il y a entre le mentoré et le mentor, il est aussi vrai quand on fait du mentorat en milieu de travail. Je suis venue à dire ça parce que quand tu parlais, il faut absolument que je dise aussi, avant de parler des avantages pour les mentors, que quand on est mentor, il ne faut pas se mettre trop de pression non

SPEAKER_03

plus.

SPEAKER_01

L'idée, c'est pas d'avoir toujours comme les bonnes réponses ou la bonne réponse. C'est pas ça l'attente des jeunes ou d'un... d'un plus jeune que vous mentorez au travail, c'est d'avoir accès à votre expérience, autant avec vos erreurs qu'avec vos réussites. Je vais fermer ma parenthèse là, parce qu'avec ce que tu viens de dire, je me dis, il y a peut-être des gens qui écoutent et qui se disent, c'est tellement une grosse responsabilité. Ce n'est pas les sauveurs. Non, c'est ça. Ça peut être un frein à dire, je vais lever ma main pour être mentor chez Academos. Je ne vais peut-être pas lever ma pour être mentor au travail parce que écoute J'ai une responsabilité que mon mentoré réussisse, mais il ne faut pas se mettre

SPEAKER_02

ça comme barrière. Oui, je comprends. Ce n'est pas une question qu'on a besoin de se mettre de plus dans la vie. Mais si on aide un jeune à avoir plus d'informations pour prendre une décision, il est capable de

SPEAKER_01

prendre seul. Oui, c'est sa responsabilité au bout du compte de son développement. Ça revient à ta question de qu'est-ce qu'on peut en retirer comme mentor. Je serais curieuse que que dans un an, tu fasses un genre de mini-épisode mis à jour de 5 minutes sur, tu sais, un an plus tard, qu'est-ce que tu retires de ton expérience. Mais, tu sais, oui, définitivement, les mentors disent tous, je me sens utile, j'ai le sentiment d'avoir contribué à quelqu'un. Mais, tu sais, on ne le voit pas d'avance, mais... Les mentors d'expérience vont beaucoup témoigner aussi que ça aide à développer des compétences d'écoute, de questionnement stratégique. Ça peut développer ton leadership quand tu es mentor. Mentor de manière générale. Comme au travail, parfois, on n'a pas un leadership formel. On n'est pas gestionnaire ou quelque chose comme ça, mais d'être mentor, ça nous permet d'exercer notre influence aussi, de contribuer au développement de notre organisation. Ça peut être une fierté. On peut se sentir utile. On peut développer des compétences. On développe une meilleure compréhension des générations plus jeunes aussi. Ça, ça facilite tellement notre travail en équipe, au travail. Il y a des gens qui sont mentors chez Academos qui nous disent parfois « Je comprends mieux les jeunes au bureau. Est-ce que j'ai un mentor

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

» qui n'a rien à voir avec mon milieu de travail, mais j'accompagne un jeune sur Academos, puis les questions que ce jeune-là me pose, bien, peut-être que les plus jeunes au travail ont les mêmes questions. Tu sais, fait que je peux peut-être répondre à ces questions-là aussi au travail. Fait que, tu sais, des fois, ça peut être à travers une discussion, tu apprends l'existence d'un nouvel outil. Après ton mentorat, tu vas aller googler cet outil-là, tu vas dire, « Colline, comment ça fait que j'ai pas utilisé ça avant. C'est mon mentoré qui me l'a fait découvrir. Il y a plein de retombées

SPEAKER_02

dont on ne se doute pas quand on sign up pour être mentor. Oui, je comprends. Est-ce que tu aurais des feel-good stories, des choses vraiment, des situations exceptionnelles qui sont arrivées avec Academos, qui ont fait que quand tu les racontes à des gens, parce que ça vaut vraiment la peine d'être raconté, j'aimerais vraiment ça les entendre

SPEAKER_01

si tu en as une couple. Oui, Oui, en fait, une qui revient souvent et qui touche les mentorés, c'est que depuis 25 ans, on a des mentorés qui deviennent mentors. Oui. Qui attendent d'avoir un peu d'expérience dans le marché du travail. Puis, Karianne, à qui tu as parlé, ma collègue, pour ton entretien avant d'être officiellement acceptée comme mentor, elle, elle nous les rapporte, ces histoires-là. Ah, un tel, un tel. mentoré en 2018 et veut s'inscrire comme mentor maintenant. Ça, on en a régulièrement. Les mentors ont fait une différence et ces personnes-là veulent redonner aujourd'hui. Ça, ça me touche toujours beaucoup parce que je me dis que c'est comme une belle preuve que ça a été utile. On a un mentor aussi. C'est drôle parce qu'il est psychologue aussi. Je me rattache à lui. Un monsieur qui est mentor depuis vraiment de nombreuses années, qui a participé à différentes activités aussi qu'on a faites chez Academos. Des fois, on a organisé des webinars, des choses comme ça. Et son mentorat a fini qu'il a reçu sa mentorée en stage. Ah oui! Une jeune fille qui voulait être psy, il leur sent en stage. Elle est psychologue aujourd'hui. Donc, souvent, les liens, dans l'académa, les liens, on ne les garde pas tout le temps avec les mentorés parce qu'ils sont jeunes, puis à un moment donné, ils vieillissent, on parle en contact. Donc, ça, c'est des belles histoires. Moi, c'est des histoires qui me touchent beaucoup. Il y a quelques années, il y avait un policier qui nous avait écrit un email pour nous dire qu'il y a des jeunes qui sont arrivés au poste de police aujourd'hui, des nouvelles embauches. Et il y a un jeune qui a dit, moi je suis devenue policier parce que j'ai parlé à un mentor sur Academos et c'était lui son

SPEAKER_02

mentor.

SPEAKER_01

Il l'a découvert au travail. ça c'est bon c'est

SPEAKER_02

anecdotique tout ça mais pour moi c'est toujours des bonnes histoires ok super tu as déjà donné des petits conseils par rapport à d'éventuels mentors de dire que mettez-vous pas trop de pression c'est pas une responsabilité vous avez pas la responsabilité d'un nouvel enfant tout d'un coup d'un nouveau jeune est-ce que tu as d'autres conseils pour des gens qui hésiteraient à s'inscrire ou juste des cues pour eux autres ou des pistes de réflexion?

SPEAKER_01

Bien, mon premier conseil, c'est de le faire

SPEAKER_02

quand même. Ça marche. Le processus de sélection n'est pas très mal, by the way. Tu parles avec Karianne pendant 15 minutes

SPEAKER_01

et elle est super fine. C'est ça. Bien, on est tous bien smart chez Academos.

UNKNOWN

Oui, oui.

SPEAKER_01

Je pense que si, comme individu, tu aimes ton travail, que tu aimes ça ordonner aux jeunes, que ça te tente d'avoir ces conversations-là, remplis le formulaire d'inscription. Ça ne prend pas beaucoup de temps. Sur l'Académa, ça ne prend pas beaucoup de temps par année à être mentor. Tout se passe en virtuel. Il y a des moments où on a un mentoré. Des fois, on est quelques mois, il n'y a pas de mentoré. Ça va, ça vient. Si on est mentor au travail, souvent, ça va être un peu plus engageant. Il y a plus de maturité, souvent, parce qu'on est en milieu professionnel. Les mentorés aiment bien qu'on ait un café ou quelque chose comme ça une fois par mois. Encore là, ce n'est pas tant de temps et il y a tellement de gratification. Ça, c'est pour l'inscription Sinon, mon conseil numéro un, tout le temps, c'est d'être curieux comme mentor. On s'imagine souvent qu'on va transmettre, mais le gros, gros de la job... C'est d'être curieux envers le jeune qu'on accompagne. C'est que ça découle en écoute, ça découle en ouverture. Vraiment d'avoir un intérêt sincère pour le jeune, c'est ce qui va faire une grande partie du travail.

SPEAKER_02

J'aurais besoin que tu apportes quelques précisions. Des fois, il y a des gens que je me souviens, dans le processus, je me suis rendu compte que j'avais des questions. Puis, je pense que des gens vont peut-être penser, oui, mais les jeunes, c'est pas un peu dangereux de les exposer à des adultes comme ça. Et vous avez un système, justement, pour protéger les jeunes qui sont mineurs. Est-ce que tu peux en parler un petit peu

SPEAKER_01

rapidement? Oui, bien, c'est ça. J'ai dit 14 à 30 ans tout à l'heure. Donc, bien sûr, il y a une partie de nos jeunes qui sont d'âge mineur. On a des processus. La plateforme est faite aussi pour protéger les jeunes. Tu l'as vécu Quand tu remplis ton formulaire d'inscription, tu n'es pas mentor tout de suite. Il y a un court entretien avec nous pour valider que tu es bel et bien qui tu disais être, que tu as les bonnes raisons de devenir mentor aussi. On vérifie une référence professionnelle. Donc, tu as eu sûrement donné un contact qui te connaît professionnellement, puis qu'on appelle, puis ça fait partie du processus de validation. Ensuite, dans la plateforme elle-même, les jeunes sont tagués différemment selon qu'ils sont mineurs ou majeurs. Pour les jeunes d'âge mineur, il y a une surveillance qui est faite à la fois humaine et automatisée des communications avec les mentors. Donc, pour s'assurer que dans les conversations, tu sais, il n'y a pas des propos qui seraient inappropriés ou des intentions inappropriées. Donc ça, c'est vérifié quotidiennement. On a des mécanismes de signalement aussi. Donc, un jeune qui se sent... Ça, c'est pour tout le monde, mais disons que dans ce qui est automatisé, la barre est plus haute quand on est en contact avec un jeune d'âge mineur. Sinon, il y a des mécanismes de signalement partout sur la plateforme. Donc, si un jeune se sent mal à l'aise, peu importe, il peut toujours nous le signaler, puis nous, on fait des suivis de ça. Donc, il y a quand même des mécaniques pour que les jeunes se sentent et soient en sécurité. Mais, et les mentors, tu sais, parce que Merci. Cette question-là, on se la pose comme mentor aussi. Chacun de nous, on se dit, moi, je suis bienveillant, je vais bien faire les choses, mais les 3000 autres qui sont

SPEAKER_03

là, est-ce qu'ils

SPEAKER_01

ont été sélectionnés? Est-ce que je m'en vais faire du bénévolat dans un organisme qui est sérieux? Donc, pour les mentors aussi, c'est rassurant de connaître ces mécaniques-là. Et bien, il y a toutes sortes de... Outre ça, on a aussi toutes sortes de choses qu'on fait pour supporter les mentors. On a des tutoriels, on C'est... parce que tu veux savoir comment bien jouer ton rôle aussi,

SPEAKER_03

et

SPEAKER_01

ça vient toucher ces aspects-là aussi, de dire comment je suis quelqu'un de bienveillant avec un jeune.

SPEAKER_02

Vous avez aussi une fonctionnalité qui permet d'inviter, dans le fond, un jeune, un qui est majeur, je crois, n'est-ce pas, seulement? Seulement pour les majeurs, oui. C'est ça, pour venir passer une journée avec toi au travail, ou faire un stage, c'est ça l'équivalent?

SPEAKER_01

Oui, faire un stage d'un jour, où ça pourrait être une conversation en vidéoconférence, donc pour les jeunes d'âge mineur, pour des raisons de sécurité. Nous, on n'est pas en mesure de superviser tout ça, d'organiser des stages et tout. Donc, ce sont des fonctionnalités qui ne sont pas disponibles aux

SPEAKER_02

jeunes

SPEAKER_01

d'âge mineur. Pour les

SPEAKER_02

jeunes d'âge

SPEAKER_01

mineur, ils sont anonymisés, je crois, aussi. Oui, il n'y a pas leur photo. Les majeurs peuvent mettre leur photo. Donc, c'est des mécaniques qui sont faites pour

SPEAKER_02

protéger les jeunes. Responsable, vous avez, par à tout. C'était mon premier

SPEAKER_01

work avec un garçon de 7 ans. Oui, et on se tient au courant parce que c'est des choses qui évoluent aussi. On peut s'en douter depuis le début des années 2000. Il faut toujours qu'on soit à l'affût de

SPEAKER_02

ce qui se passe. Donc, si jamais on veut s'inscrire, c'est academos.qc.ca. C'est gratuit. C'est aussi bénévole.

SPEAKER_01

C'est bénévole. D'ailleurs, c'est gratuit pour les jeunes aussi, bien sûr. Le monde qui nous écoute, il peuvent probablement être mentors, mais peut-être avez-vous des enfants, des neveux, des voisins. Donc, si vous connaissez un jeune qui peut profiter d'Academa, c'est gratuit pour les jeunes

SPEAKER_02

aussi. C'est gratuit partout. J'imagine qu'à quelque part, vous devez avoir des apports d'argent. Est-ce que c'est des partenariats avec des entreprises, des sponsors, des choses comme ça, des partenaires?

SPEAKER_01

Oui, on tombe dans l'économie sociale.

SPEAKER_03

Oui,

SPEAKER_01

absolument, ça m'intéresse. Donc, c'est ça Bien oui, bien sûr, on a du soutien gouvernemental. Notre bailleur de fonds principal étant le secrétariat à la jeunesse, mais on a aussi d'autres projets plus segmentés avec d'autres ministères. Ça, c'est pour la part gouvernementale. On a beaucoup de partenaires aussi, des entreprises qui appuient nos services. Donc, soit, ça n'est pas vraiment, ça peut être soit de nous aider à produire des comptes On a des projets spécifiques pour aller dans des écoles en milieu défavorisé. Il y en a qui font des appuis à la mission, carrément à la mission. D'ailleurs, dans les appuis à la mission, on a des fondations privées qui nous appuient

SPEAKER_03

aussi.

SPEAKER_01

petite portion de notre financement, que c'est des dons individuels, comme en novembre, le 12 novembre, si ça vous tente, 2026. Habituellement, c'est toujours en novembre, on a notre événement bénéfice. Donc, ça, c'est un moyen de lever de fonds pour nous qui est important aussi. Donc, tu sais, on est... Il faut avoir un portefeuille diversifié quand on est en OBNL. Donc, nous, c'est ce qu'on fait à chaque année avec les différentes sources de financement auxquelles on a accès.

SPEAKER_02

Très bien. C'est super. Est-ce qu'il y a d'autres sujets que tu aurais voulu qu'on aborde? Sinon, ma foi, je vais tout de suite faire un appel à l'action. Allez vous inscrire, sinon je ne vous parle plus.

SPEAKER_01

Eh bien oui, l'appel à l'action... Il est important. Puis les jeunes, ils ont toutes sortes d'aspirations professionnelles. Alors, Academa, c'est vraiment pas juste du mentorat pour des gens qui vont à l'université. Tout ça, là, on cherche vraiment tous les métiers et professions dans toutes les régions. Peu importe le parcours que vous avez suivi pour arriver là. Vous pouvez toujours être un bon modèle. On a même des mentors qui ont déjà décroché de l'école ou qui n'avaient pas fini leur secondaire, qui sont retournés Après, ils ont trouvé leur voie, ils sont retournés faire leur formation. Tout ça, ça fait des bons modèles pour les jeunes. Alors, n'hésitez pas.

SPEAKER_02

Surtout, si on avait juste un modèle de mentor, ça n'aiderait pas beaucoup. Ça leur permet aussi de les valider et de leur montrer qu'ils ne sont pas seuls. C'est un petit peu aussi le rôle de GoPirate. Plein de gens qui traversent un paquet de choses au travail et on est là aussi pour leur montrer qu'ils ne sont pas seuls. C'est super. Écoute, moi, ce que je vais faire, c'est que je vais demander à tous les pirates qui nous suivent du Québec, si vous entendez ça, pas game, d'aller vous inscrire. Au pire, Ça fait une semaine que je suis là, Catherine. Je n'ai pas encore de jeunes qui sont venus me chercher. Ça va venir. Au gros pire, ça arrive, mais ça vaudrait la peine d'aller s'inscrire juste pour voir ce que vous pouvez faire avec ça. J'ai très hâte de parler avec mon premier jeune. Ma foi, c'est très gentil à toi d'avoir pris tout ce temps-là de venir nous parler de ton projet. Je vais te demander, fais-moi signe quand tu arrives avec tes événements-là pour... T'as été levé de faute, etc. Moi, je vais m'assurer de partager ça dans mon

SPEAKER_01

réseau. Hey, Olivier, je ferais peut-être un dernier message. On a parlé de s'inscrire, mais dans votre organisation, si vous êtes aux Ressources humaines ou quoi que ce soit, puis que vous voyez qu'Academa, ça pourrait être un bon levier pour faire connaître votre secteur d'activité ou, tu sais, On parlait de pénurie de main-d'oeuvre tout à l'heure. Il y en a encore dans certains secteurs. Je vais faire une connexion entre les partenariats qu'on peut avoir chez Academos, mais aussi les besoins qu'il y a dans le marché du travail. On fait beaucoup de projets avec des entreprises. Si vous allez voir nos réseaux sociaux, nos vidéos sont toutes faites quelque part. Récemment, on a travaillé avec l'industrie maritime. On est allé sur des bateaux. On a fait plein d'affaires. Ça, les jeunes aiment tellement ça, voir les milieux de travail. Fait que si vous avez ces préoccupations-là dans votre organisation, parlez-en aux bonnes personnes chez vous. Il peut y avoir des projets super chouettes qu'on peut faire ensemble.

SPEAKER_02

C'est génial. C'est ma dernière vlog. Oui, bien non, mais écoute, c'est là pour ça. Le message est lancé. Catherine, merci beaucoup pour ton temps. C'est vraiment apprécié. Je serais très curieux de savoir, suite à l'épisode, si tu as un search d'inscription, je veux le savoir. Je vais aller voir c'est qui que je connais qui sont dans les mentors on se tient au courant je suis certain qu'il va peut-être avoir une suite à notre discussion que ce soit à privé ou au public comme sur le podcast donc merci beaucoup et les pirates comme je vous l'ai déjà dit vous êtes probablement déjà en train de browser le site web donc vous me ferez signe si vous êtes inscrit j'ai hâte d'aller voir votre profil des fois que vous pourriez me mentorer moi aussi ça se pourrait il y en a-tu des mentors qui se font mentorer

SPEAKER_01

Ben, c'est dur à dire. Il faut que tu sois jeune, là. Oui, c'est ça, il faut avoir moins de 30 ans, puis les profils mentor et mentorée sont

SPEAKER_02

différents, donc... Ah, ok, ok, c'est comme des instructions différentes. Ok. Ben, ça pourrait être intéressant d'avoir un jeune mentor. Oui, c'est ça. Donc, je te remercie. Si jamais on veut te contacter, te poser des questions, vous avez une page sur LinkedIn, est-ce qu'on peut t'écrire via LinkedIn

SPEAKER_01

également? Oui, soit sur la page Academa, si vous avez, surtout si vous avez des questions sur la page Academos, c'est le mieux. Sinon, bien sûr, je suis sur LinkedIn. D'ailleurs, si le thème du mentorat vous intéresse, moi, je publie tout le temps là-dessus, des bonnes pratiques, des belles expériences de mentorat jeunesse, même dans d'autres organisations. J'aime beaucoup, beaucoup toute la conversation autour du développement humain et du mentorat. Donc, si ça vous intéresse, envoyez-moi une demande de connexion, ça me fera plaisir.

SPEAKER_02

merci infiniment Catherine ça a été très enrichissant

SPEAKER_01

ça a été un plaisir

SPEAKER_02

et bien on reste en contact les pirates on vous dit au prochain épisode puis s'inscrire bye bye Catherine bye les pirates